Top des meilleurs génériques de films

By 3 septembre 2015 juillet 3rd, 2018 Les Tops
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Troisième et dernier volet sur les génériques de films (le premier répondait à cette question : Y a-t-il des informations à mentionner obligatoirement ?  et le deuxième à celle-ci : Quand le mot « fin » a-t-il disparu ?), nous allons nous faire plaisir en faisant un Top des meilleurs génériques de films. Alors, il y a du vieux et beaucoup de plus récents, mais le critère numéro 1 de notre sélection repose sur la révolution que ce générique a apporté dans l’histoire du cinéma et donc sur leur originalité. C’est parti !

10

Goldfinger (1964) de Guy Hamilton

Auteurs du générique : Maurice Binder et Robert Brownjohn

Le générique ultime de la franchise : un hommage à la séduction des femmes  mais aussi de Sean Connery, sans oublier la belle voix de Shirley Bassey (qui est galloise on ne le répétera jamais assez !).

9

La Mort aux trousses (1959) de Alfred Hitchcock

Auteurs du générique : Saul Bass

Un générique simple, graphique et ingénieux, révélant l’angoisse croissante de l’étouffement et de l’anonymat urbain. Rien d’autre d’autre que tout le sujet du film raconté en 2 minutes. Encore un chef d’oeuvre de Saul Bass.

8

The Girl with the Dragon Tattoo (2011) de David Fincher

David Fincher instaure de nouvelles règles esthétiques tout en rendant hommage à ses prédécesseurs. Sur une musique stridente, se bousculent des images absentes du film mais racontant l’état d’esprit de l’héroïne.

7

Ed Wood (1994) de Tim Burton

Un vibrant hommage au cinéma d’exploitation : du noir et blanc classieux, des cercueils qui s’ouvrent et des soucoupes volantes toutes rondes. Presque aussi indispensable que le film lui-même.

6

Enter the Void (2010) de Gaspar Noé

Amis de la typo et graphistes en herbe bonjour. Voici un générique que vous aimerez détester 😉

Musique qui tabasse mais basique, graphisme agressif et pourtant minimaliste, on sent que Gaspar Noé est un amoureux des arts dans toutes leur diversité. Par contre, rien à dire : il ne manque aucun membre de l’équipe dans le casting, sauf que c’est illisible…

5

Watchmen (2009) de Zack Snyder

Un générique génial mêlant à merveille dystopie, nostalgie et réappropriation du culte moderne pour les comics.

4

Pulp Fiction (1994) de Quentin Tarantino

Le premier générique post-moderne du cinéma. En même temps, toutes les premières post-modernes sont plus ou moins à mettre au crédit (ou à la charge suivant votre point de vue sur la question) de Quentin Tarantino. Il joue avec talent sur la continuité scénaristique du braquage et de la musique avec le bruitage de l’autoradio indiquant que le générique est inclus dans une scène se poursuivant dans le film. Un peu de culture : c’est ce qu’on appelle une scène diégétique puisque le personnage peut entendre la musique dans son propre autoradio. Bien joué Quentin…

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Reservoir Dogs (1991) de Quentin Tarantino

Le casting qui défile au ralenti sur fond de Little Green Bag la classe Douglas. Le générique s’achève sur des cris et annonce le début du film comme dans Pulp Fiction

3

Star Wars, a new Hope (1977) de George Lucas

George Lucas invente le générique anonyme : du texte, oui beaucoup de texte, mais pas la moindre référence au casting ou à l’équipe. Lucas a eu beaucoup de problèmes avec les syndicats de techniciens, outrés qu’aucun intervenant ne soit cité. Mais, bon, tout le monde pensait que le film ferait un vide alors ils n’ont pas insisté…

2

L’Homme au bras d’or (1955) de Otto Preminger

Auteur du générique : Saul Bass

Graphique et géométrique, ce générique de Saul Bass révolutionne le concept même du générique de film en misant sur le symbolique plutôt que le figuratif. Il inspirera la plupart des génériques de films misant sur le style (Attrape-moi si tu peux de Steven Spielberg ou The Girl with the Dragon Tattoo de David Fincher).

1

Vertigo (1958) de Alfred Hitchcock

Auteur du générique : Saul Bass

Une bouche, un regard apeuré, puis des spirales sans fin symbolisant le fameux vertige dont est victime le personnage principal. Tout fait sens dans ces deux minutes, comme un condensé du film. À couper le souffle.

Bonus avec mes 2 petits préférés :

Taxi driver (1976) de Martin Scorsese

Une ambiance jazz et enfumée nous plongeant, comme rarement un générique ne l’avait fait, dans l’ambiance sombre des rues de New York.

Tropic Thunder (2008) de Ben Stiller

Un pré-générique de malade incluant 3 faux trailers à mourir de rire tant ils parviennent à la fois à parodier quelques-uns des films dans l’air du temps (la grosse comédie qui tâche, le film de bourrins et le pseudo-film à Oscars avec un pseudo-acteur à Oscars) et dire quelque chose de l’industrie du cinéma d’aujourd’hui, plus en clin à se parodier elle-même (dans la réalité, pas dans ce film) plutôt que d’essayer d’innover et de faire confiance aux auteurs. Hollywood est mort, vive Ben Stiller !

I’ve been a bad bad boy Father…

Noodles

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Fan de cinéma depuis longtemps, je partage mes opinions avec vous. N'hésitez pas à me donner votre avis sur mes critiques. Sur Twitter je suis Noodles, celui qui tombe systématiquement dans le piège des débats relous.

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