top 2017
baby driver

Top 10 de Noodles

1- « Baby driver » de Edgar Wright
Un créateur instantané de mythe et de héros à l’heure des licences fainéantes. Mais surtout, un film virtuose et émouvant : masterpiece !

2- « Quelques minutes après minuit » de Juan Antonio Bayona
Un bijou de cinéma fantastique confirmant que Bayona est bien l’un des plus grands de sa génération.

3- « Un jour dans la vie de Billy Lynn » de Ang Lee
Techniquement irréprochable, bluffant dans son concept (tourné en 120 images par seconde, 4K et 3D !), ce film apporte des points de vue pertinents, profonds et renouvelés sur le monde qui nous entoure.

4- « Faute d’amour » de Andrey Zvyagintsev
Dans une ambiguïté si ce n’est recherchée, du moins soutenue par des personnages équivoques, Faute d’Amour est un véritable chef-d’œuvre.

5- « Detroit » de Kathryn Bigelow
Kathryn Bigelow nous propose le brûlot sidérant que l’on attendait depuis des années. Sa force de conviction au service d’une cause juste : le cinéma.

6- « Okja » de Bong Joon-ho
Le génial cinéaste coréen prouve une nouvelle fois qu’il peut traiter tous les sujets avec la même perfection.

7- « Silence » de Martin Scorsese
Exigeant et déroutant, Silence fait partie de ces œuvres rares, entières et magnifiques.

8- « Le redoutable » de Michel Hazanavicius
Film sans doute charnière pour Michel Hazanavicius, Le Redoutable est à la fois pertinent, à mourir de rire et glaçant.

9- « Les derniers parisiens » de Hamé Bourokba et Ekoué Labitey
Le film d’une époque et surtout le regard de ses habitants. Touché.

10- « Loving » de Jeff Nichols
D’une finesse infinie, ce film marque une étape essentielle dans la filmographie de Jeff Nichols.

blade of the immortal

Top 10 de Botzky

1- « Blade of the immortal » de Takashi Miike
Takashi Miike en top forme : un film de samurais avec une photographie et des décors époustouflants et des scènes d’action over the top et grandiose. Un pur bonheur.

2- « Get out » de Jordan Peele
Un film d’horreur à la Rosemary’s Baby super malin, stressant dans sa première partie, drôle au milieu, gore fest à la fin. Et un malaise continu qui reflète bien la situation politique américaine actuelle.

3- « Après la tempête » de Hirokazu Kore-eda
Kore-eda sait filmer les drames familiaux comme personne d’autre, la rédemption de ce père démissionnaire nous tire les larmichettes sans tomber dans le pathos et le film fourmille de petites scènes du quotidien d’une humanité confinant au génie

4- « Que dios nos perdone » de Rodrigo Sorogoyen
Ambiance ultra noire pour un thriller hispanique où les personnages sont écrasés par la chaleur et leurs penchants destructeurs

5- « Good Time » de Ben Safdie et Joshua Safdie
Film indé ultra nerveux et désespérant, avec une bande originale et des mouvements de caméras délibérément novateurs. Robert Patinson s’enferme dans une spirale désastreuse, chaque action le conduisant un peu plus vers l’impasse finale inéluctable.

6- « Logan » de James Mangold
Enfin un film Marvel qui ne nous prend pas pour des gros débiles lobotomisés! Jouissif, super bien filmé, divertissant et avec un scénar original qui évite les gros clichés et le happy end convenu.

7- « Super dark times » de Kevin Phillips
Encore un film indé dénonçant le malaise des ados. Dans la même veine moderne que Better Time, très noir, écorché vif. La fin un peu décevante écrase un peu l’enthousiasme général.

8- « The Last Girl – Celle qui a tous les dons (The girl with all the gifts) » de Colm McCarthy
Un film de zombies oh oui qui arrive encore à renouveler le genre avec une belle brochette de personnages dans un univers post-apocalyptique bien foutu malgré un budget modeste.

9- « Memoir of a murderer » de Won Shin-yun
Les beaux jours du thriller coréen à twists sont derrière nous, mais de temps en temps un film sort du lot comme celui là avec un serial killer atteint d’Alzheimer. Ambiance paranoide et quelques scènes très sanglantes

10- « Ça (It) » de Andrés Muschietti
Un des plus gros succès box-office de cette année, ce film d’horreur est certes classique mais très bien filmé, divertissant, et le clown est vraiment flippant

certaines femmes

Top 10 d’Etienne

1- « Certaines femmes » de Kelly Reichardt
D’un recueil de nouvelles, Reichardt construit un film digne d’Altman, un puzzle de femmes complexes, riche d’ellipses et de non-dits, épuré au possible. Un film « chuchoté » comme les plus beaux Ozu.

2- « Good Time » de Ben et Joshua Safdie
Après l’excellent « Heaven Knows What », les frères signent le film emblématique des années 2010, le rythme, les couleurs, la BO parlent d’aujourd’hui. C’est « After hours » 2.0, un hommage à Michael Mann, et encore une histoire de marginaux qui peuplent leurs films.

3- « Après la tempête » de Hirokazu Kore-Eda
Peut-être le cinéaste actuel le plus simple, le plus fragile, qui forme une œuvre absolument cohérente avec patience et un sens de l’observation remarquable. Des histoires de famille, de deuil, des repas en commun. Pudique et maîtrisé.

4- « Western » de Valeska Grisebach
Après « Toni Erdmann » l’an passé, encore une jeune réalisatrice allemande qui détonne. Avec une réinterpration passionnante des codes du western et des acteurs non professionnels. Grande, belle révélation.

5- « Jackie » de Pablo Larrain
Loin de tous les biopics habituels, un film puissant qui sait le poids et la place de images. Les archives sont utilisées avec brio. Le film joue en surimpression sur nos souvenirs. Intelligent et moderne.

6- « The Lost City of Z » de James Gray
Un film de Gray est toujours un événement. Et si ses films semblent se destiner à un public plus large (Brad Pitt producteur), le scénario ose refuser le spectaculaire et prend le temps de poser son drame. Entre classicisme et académisme.

7- « Le parc » de Damien Manivel
Un certain renouveau du cinéma français, dans une veine minimaliste (unité de lieu, trois acteurs). La plus belle séquence de SMS de l’année !

8- « L’autre côté de l’espoir » de Aki Kaurismäki
Certains pensent que le cinéma de Kaurismäki fait du surplace. Mais loin d’être autiste, il se confronte aux problèmes actuels. Le film qui aurait dû l’emporter à Berlin !

9- « Split » de M. Night Shyamalan
En 2000, l’Amérique de Shyamalan était « Incassable ». Aujourd’hui on la retrouve « Split », divisée, mais contrôlée par une personnalité névrosée et dominante. Mc Avoy explose tout.

10- « Le musée des merveilles » de Todd Haynes
Beaucoup plus qu’un film pour enfants, une production soignée qui évoque le monde comme un musée peuplé de nos souvenirs.

au revoir la haut

Top 10 de Val

1- « Au revoir là-haut  » d’Albert Dupontel
Le génie débrouillard qu’est Dupontel se transforme et devient un grand metteur en scène. L’espoir d’un retour d’un cinéma populaire, divertissant et ambitieux.

2- « Quelques minutes après minuit » de Juan Antonio Bayona
Dans les traces de son mentor mexicain, Bayona livre une fable initiatique somptueuse sur le pouvoir du récit et de l’imaginaire.

3- « Grave » de Julia Ducournau
On quitte les séances ciné larmoyantes pour un cinéma hybride entre drame adolescent et body horror. Une vraie alternative pour le cinéma de genre français, aux antipodes d’un cinéma horrifique trop borné pour rassembler le public.

4- « La la land » de Damien Chazelle
Le pari technique ambitieux cache en réalité une histoire d’amour très attachante teintée d’un propos méta sur le modernisme et le passéisme véhiculé par tous les biais : visuels, narratifs et sonores.

5- « Baby driver » de Edgar Wright
Le travail de Wright sur 20 ans se ressent tout au long du film qui, malgré un pitch simple, développe une narration purement visuelle, jouissive et parfaitement maîtrisée.

6- « The lost City of Z » de James Gray
Une nouvelle fois, James Gray met brillamment en scène les codes d’un genre, ici le film d’aventure, pour développer, en substance, un vrai drame humaniste. Le tout étant doublé d’une facture visuelle ahurissante, superbement photographiée par Darius Khondji.

7- « Detroit » de Kathryn Bigelow 
Un brûlot enragé à la mise en scène brutale et esthétiquement très aboutie. Bigelow prend le temps de développer cette réalité viscéralement violente et étouffante.

8- « Brimstone » de Martin Koolhoven
Magnifique western enneigé, mais également vrai bon film de Boogeyman. Guy Pierce et le scénario déconstruisent ce mythe pour le rendre encore plus terrifiant et adapté au propos féministe.

9- « The Last Girl – Celle qui a tous les dons (The girl with all the gifts) » de Colm McCarthy
Très inspiré par The last of us, le film, parfois visuellement virtuose, nuance le regard noir que porte habituellement le genre sur la société avec une pointe d’optimisme très touchante et de plus en plus présente tout du long.

10- « Laissez bronzer les cadavres » de Hélène Cattet et Bruno Forzani
Peut-être le moins accessible de ce top mais un grand plaisir de cinéma où l’expérimentation sert quasi uniquement l’immersion et le plaisir du spectateur, plongé dans un mélange entre western 70’s, Giallo et horreur.

quelques minutes apres minuit

Top 10 de Dory

« Choisir, c’est renoncer », comme disait André Gide, aussi il est difficile de se plier à l’exercice délicat du Top 10 chaque année. Pour ma part, ont été pris en compte l’émotion suscitée par l’oeuvre, sa capacité à me surprendre, le pourcentage de kiff global et le message véhiculé par l’oeuvre. Oui, je dis bien « oeuvre » et non « film », car force est de constater que ce qui a le plus remué mes entrailles cette année se passe du côté du petit écran. On retrouve donc dans ce Top 10 ce qu’on appelle des mini-séries : ces objets télévisuels le cul entre deux chaises, trop longs pour passer dans une salle de cinéma (bien qu’ils y aient totalement leur place), trop courts pour être labellisé « série TV » car ne correspondant pas aux standards. Etablir un top, c’est aussi l’occasion de se rendre compte de tous les films à côté desquels on est passé. En tout cas, 2017 est définitivement l’année où la frontière entre séries et cinéma a explosé, et où une nouvelle façon de consommer l’image est en marche.

1- Série : « The Handmaid’s Tales » créée par Bruce Miller 
Alliant un message fort et une esthétique parfaite dans un futur dystopique pas si éloigné que ça, The Handmaid’s Tales est certainement l’oeuvre coup de coeur / coup de poing de cette année, celle qui m’a arraché le plus de larmes et qui m’a fait le plus réfléchir. Un carton plein pour cette série d’utilité publique.

2- Série : « Big Little Lies » créée par David E. Kelley et réalisée par Jean-Marc Vallée
2017 est certainement l’année où les femmes couillues sont les plus représentées. Réalisée par Jean-Marc Vallée, un de mes réalisateurs préférés, cette peinture moderne d’une micro-société jouée à la perfection par un casting 5 étoiles est mon deuxième coup de coeur féministe de cette année.

3- « Quelques minutes après minuit » de Juan Antonio Bayona
Pour l’émotion, pour le message dur retranscrit à travers le fantastique, pour l’honnêteté sans faille de la réalisation et de l’interprétation

4- « La La Land » de Damien Chazelle
Pour l’hommage à la nostalgie, pour avoir remis au goût du jour les comédies musicales, pour avoir offert une aussi belle fin emprunte d’optimisme.

5- « Atomic Blonde » deDavid Leitch
Pour l’esthétique globale, pour Charlize Theron qui défonce et se fait défoncer la gueule, encore un rôle de femme bad ass.

6- « Mary (Gifted) » de Marc Webb
Pour l’écriture puncky de Marc Webb, et pour l’interprétation de Chris Evans et McKenna Grace.

7- « Baby Driver » de Edgar Wright
Parce qu’un film d’Edgar Wright est toujours un évènement, et OMG cette bande-son !

8- « Colossal » de Nacho Vigalondo
Pour le traitement d’un problème important à travers le prisme du fantastique, comme A Monster Calls.

9- « Le Merveilleux Jardin Secret de Bella Brown (This Beautiful Fantastic) » de Simon Aboud
Parce qu’un top sans un feel-good movie british n’est pas vraiment un top.

10- « Thor : Ragnarok » de Taika Waititi
Pour la crise de rires, et pour m’avoir redonné confiance en la franchise Marvel.

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Top 10 de Ghost Writer

1- « Silence » de Martin Scorsese
Un film incroyable, génial et funambule, tant Martin Scorsese se met en danger en faisant ressentir au spectateur l’abîme de questionnement dans laquelle tombent les personnages du film. Un pari risqué et audacieux pour une grande réussite et une première place amplement méritée.

2- « Faute d’Amour » (Loveless) de Andreï Zviaguintsev
Trois ans après l’excellent Leviathan, Andreï Zviaguintsev nous livre à nouveau une œuvre magistrale, bouleversante et magnifiquement mise en scène, où la disparition d’un jeu garçon révèle les ravages de l’individualisme et le poids de l’hérédité.

3- « The Square » de Ruben Östlund
Dans la lignée de Snow Therapy, Ruben Östlund poursuit sa dénonciation féroce de la lâcheté par une mise en scène et une écriture brillantes.

4- « 12 jours » de Raymond Depardon 
Sans jugement et avec une grande humanité, Raymond Depardon porte notre regard sur le sort des patients hospitalisés pour troubles mentaux. Habilement mis en scène et porteur d’une intense réflexion, 12 jours rejoint la liste des excellents documentaires du réalisateur.

5- « Le Redoutable » de Michel Hazanavicius
Non seulement une excellente mise en scène, mais également une écriture délicieuse et un portrait drôle et mordant de Jean-Luc Godard pour cette très bonne comédie réalisée par Serge Hazanavicius.

6- « Grave » de Julia Ducournau 
Un premier long-métrage pour Julia Ducournau, synonyme d’une mise en scène sensorielle et maîtrisée, de choix artistiques affirmés et d’un scénario riche par les interprétations qu’il suscite.

7- « 11 Minutes » de Jerzy Skolimowski
A travers un écheveau d’intrigues, Jerzy Skolimowski nous offre un film en forme d’exercice de style brillant, à la mise en scène et à la narration parfaitement maîtrisées.

8- « Petit Paysan » de Hubert Charuel  
Une plongée réaliste, intelligente et très maîtrisée dans le monde agricole pour ce premier long-métrage de Hubert Charuel.

9- « Happy End  » de Michael Haneke
Nouveau bain de joie dans l’univers chamarré de Michael Haneke, qui livre une nouvelle charge, clinique et féroce, contre la société bourgeoise.

10- « Khibula » de George Ovashvili
Le récit de la chute d’un président géorgien, réflexion sur l’obstination et le pouvoir dans les somptueux paysages enneigés du Caucase.

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Top 10 de Delarge

1- « Twin Peaks : Return » de David Lynch
La prise de contrôle totale de David Lynch sur son oeuvre, déboussolant et infiniment obscur. Un immense fuck aux conventions sériels, de la part de celui qui l’a déjà révolutionné il y a 25 ans déjà.

2- « Laissez Bronzer les cadavres » de Hélène Cattet et Bruno Forzani
Une dinguerie visuelle et sonore, épileptique, incandescente, frénétique, pour servir le polar de Manchette.

3- « Jim & Andy » de Chris Smith
Le récit parallèle au film Man on the Moon ; le schizophrénique Jim Carrey, habité par des fantômes.

4- « We Blew it » de Jean-Baptiste Thoret
Mimer la forme pour dire le fond : Les USA à travers le cinéma des années 70.

5- « Barbara » de Mathieu Amalric
Dans la même veine que Andy et Moi, en fiction ici. Mise en image de l’aura d’une icône.

6- « David Lynch the art life » de Olivia Neergaard-Holm, Rick Barnes, Jon Nguyen
Une plongée dans les images qui ont forgé l’imaginaire du réalisateur, guidé par sa voix nasillarde et ô combien sympathique.

7- « Dunkerque » de Christopher Nolan
Une immersion psychologique dans une bataille sans coup de feu.

8- « Corps et âme« de Ildikó Enyedi
Une belle surprise, la découverte pour moi de l’univers réaliste et mystique de Ildikó Enyedi 

9- « La La Land » de Damien Chazelle
En dessous de Whiplash, mais Chazelle a définitivement un don pour filmer la musique.

10- « Army of One » de Larry Charles
Comme vous le voyez, je n’ai pas eu le temps de voir A Beautiful Day ou Good Time, qui auraient très certainement figuré dans cette liste. Mais j’ai pu voir Nicolas Cage pourchasser Ben Laden au Pakistan, armé d’un katana, et inspiré par le Christ. Vous imaginez la qualité du film, mais Cage dans cet état là ça ne se refuse pas.

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Top 10 de Pancake

1- « Logan » de James Mangold
Horripilé par la désastreuse licence Wolverine, Logan crée la surprise et dépasse toutes les attentes par une écriture sublime et une mise en scène aux petits oignons. Avec ce roadtrip, Mangold s’éloigne des codes vieillissants du film de super-héros pour proposer quelque chose d’unique.

2- « La La Land » de Damien Chazelle
Avec des acteurs royaux et une bande-originale explosive, La La Land a le don de rajeunir la comédie musicale au cinéma tout en faisant honneur aux classiques. Le film possède une fraîcheur déconcertante, particulièrement pour ceux qui découvrent le genre de la comédie musicale.

3- « Baby Driver » de Edgar Wright
Un film de braquage aux allures de comédie musical, Edgar Wright excelle par la virtuosité de sa réalisation. Virtuose aussi dans son choix de casting, la cohésion de groupe s’en retrouve plus forte avec une brochette d’acteurs talentueux.

4- « Song to Song » de Terrence Malick
Il fait ce qu’il veut et ne prend pas en compte l’attente de son public. Ici, il nous propose un voyage dans la musique et l’humain. Hors des carcans habituels du cinéma américain, une mélodie sacrée.

5- « Le Redoutable« de Michel Hazanavicius
Un humour toujours aussi irrévérencieux. Hazanavicius nous propose un exquis portrait romancé de Godard – époque soixante-huitard. Plus soucieux des clins d’oeil à son cinéma qu’à la réalité des faits, il désosse avec une certaine dérision l’image populaire d’un Godard plus vrai que nature interprété par Louis Garrel.

6- « La Lune de Jupiter » de Kornél Mundruczó 
Périple mystique enrichi par la profondeur des problématiques abordées, La lune de Jupiter est une aventure, un ballet stratosphérique. Le film nous happe, nous aspire, pour nous procurer une expérience à la fois visuelle et humaine. Bénéficiant d’images d’une beauté à couper le souffle, ce film se positionne d’ores-et-déjà comme un grand film.

7- « Grave » de Julia Ducournau
La réalisatrice donne une claque violente et nécessaire au cinéma français et prouve que chez nous le cinéma de genre peut proposer de grandes choses. Son actrice principale livre une prestation extraordinaire.

8- « Nocturnal Animals » de Tom Ford
A l’esthétique irréprochable, Tom Ford donne à son histoire quelque chose de fort : un scénario raffiné et une satyre sur l’art et le monde qui l’entoure.

9- « Mother ! » de Darren Aronofsky
Le réalisateur a secoué la plèbe cinéphile par son film. Diviser les critiques est important à l’heure actuelle, en créant une surprise qui impact le cocon du spectateur. « Mother ! » est un chef-d’oeuvre à en devenir. Le film est minutieux, polyphonique et propose une aventure personnelle. Innovant et étrange, le réalisateur allie mise en scène et casse-tête scénaristique.

10- « Free Fire » de Ben Wheatley
Quand le cinéma se veut trop bon élève en respectant une forme et un fond sclérosé, Ben Wheatley propose un bordel excessif, une récréation qui nous fait crier plein de joie : « c’est ça aussi le cinéma ! »

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Top 10 de Julie

1- « Twin Peaks : The return de David Lynch
Je ne sais pas si ça compte comme un film mais c’est pour moi une oeuvre d’art cinématographique à part entière. Je l’attendais depuis des années…la suite d’une de mes oeuvres préférées. Sublime, intense, cauchemardesque ce fut un régal de bout en bout. Merci Lynch et une admiration pour l’interprétation de Kyle Maclachlan. J’ai hâte de déballer le coffret DVD sous mon sapin 🙂

2- « La La Land » de Damien Chazelle
Etant une immense fan de comédie musicale j’ai une affection toute particulière pour ce film. Emma Stone est formidable et a bien mérité son oscar. Le travail sur la mise en scène (les couleurs, les costumes etc.) est dingue.  Ce film m’a accompagné toute cette année (notamment pendant ma formation en cinéma) et la BO donne toujours la pêche. 

3- « Alien Covenant » de Ridley Scott
Excitant, terrifiant, grandiose avec une héroïne super badass et un Fassbender sublimé. J’en redemande encore et encore. Un des meilleurs de la saga Alien.

4- « Dunkerque » de Christopher Nolan
un casting dingue, la maitrise de Nolan. Un film intense et spectaculaire. 

5- « Split » de M. Night Shyamalan
Retour en force de Shyamalan, j’ai adoré l’intensité et l’humour du film. Puis l’interprétation remarquable de James McAvoy. Vive les psy 😛

6- « La planète des singes : Suprématie » de Matt Reeves
Violent, émouvant et juste épique….visuellement époustouflant. Un spectacle total! 

7- « Get out » de Jordan Peele
Une dénonciation traitée avec une originalité intense. Flippant et intelligent. 

8- « Grave » de Julia Ducournau
Ce drame « gore «  a été une agréable surprise. Très audacieux et intéressant sur la thématique de la filiation et de la relation entre soeurs. Les deux comédiennes principales sont à suivre de près (Garance Marillier et Ella Rumpf).

9- « Baby Driver » d’Edgar Wright
Je suis une inconditionnelle d’Edgar Wright. Ce film est divertissant et efficace, rien que pour la bande son et les scènes de courses poursuites : wahou

10- « Gardiens de La Galaxy Vol 2 » de James Gunn
Vivement la suite…La BO, les punchlines, les comédiens, la nostalgie, les références, bébé groot, on le regarde en boucle. 

baby driver

Top 10 de Julien

1 – « Baby Driver » de Edgar Wright
Le retour gagnant d’Edgar Wright avec un petit bijou de mise en scène virtuose ou l’interaction musicale et cinématographique est constante. Comment réussir a filmer un achat de simples cafés et en faire un plan séquence parfait ? Edgar Wright nous prouve que sans son pote Simon Pegg il peut nous offrir un chef d’œuvre !

2 – « The Lost City of Z » de James Gray
Le chef d’œuvre de James Gray ? Apres un The Immigrant passable, il revient derrière la caméra pour narrer les aventures de l’explorateur Percy Fawcett bien aidé par la photo impeccable de Darius Khondji pour accoucher d’un tableau vivant dont le dernier plan restera longtemps gravé dans les esprits…

3 – « Grave » de Julia Ducournau
Le choc de 2017 : un passage à l’âge adulte en forme de descente aux enfers érotico-macabre. Premier long-métrage de Julia Ducournau et déjà un coup de maitre : dérangeant, troublant, saisissant, magnifique. Garance Marillier hypnotise le spectateur de bout en bout que ce soit devant son miroir avec « Plus putes que toutes les putes » dans ses oreilles ou à genoux devant un frigo…

4 – « La La Land » de Damien Chazelle
Le film aux 6 oscars avec une statuette pour Emma Stone et une pour Damien Chazelle, le nouveau chouchou d’Hollywood fait mouche avec cette comédie musicale brillante et maitrisée de bout en bout d’où l’on ne peut ressortir sans un sourire immense sur le visage !

5 – « Upstream Color » de Shane Carruth
Quatre ans après avoir été complété, le deuxième long-métrage de Shane Carruth s’offre enfin une sortie en salles. Tout comme Primer, Shane Carruth scénarise, réalise, produit, joue le rôle principal, compose la musique, fait les sandwichs sur le plateau… Avec un budget plus conséquent cette fois, l’ancien ingénieur prouve encore une fois qu’il faut compter sur lui pour faire de la SF intelligente grâce à ce film plastiquement irréprochable qui devra nécessiter encore une fois plusieurs visionnages afin de pouvoir en saisir tout le message…

6 – « The Florida Project » de Sean Baker
Sean Baker délaisse son iPhone pour venir filmer avec du “vrai” matériel la déliquescence de paumés ou écorchés de la vie dans des motels miteux a quelques encablures de Disney World. Si près géographiquement de ce « rêve américain » les protagonistes n’en sont que plus éloignés et c’est à hauteur d’enfant que Sean Baker filme et raconte son histoire passablement réaliste et émouvante, un vrai crève-cœur.

7 – « Blade Runner 2049 » de Denis Villeneuve
Comme d’habitude, Denis Villeneuve nous pond son nouveau long-métrage directement dans les habituelles listes de fin d’année (Sicario, Premier Contact, Prisoners…). Cette fois, il s’attaque au monstre sacré de Scott adapté de Dick et contre toute attente il parvient à réaliser une suite a Blade Runner tout en y imposant sa patte : photographie maîtrisée, décors somptueux, atmosphère glauque voire étouffante, un digne successeur du chef d’œuvre de Scott.

8 – « Au revoir là-haut » de Albert Dupontel
Cette adaptation du prix Goncourt de Lemaitre marque l’incursion du trublion Dupontel dans les films à gros budgets. Reconstitution très soignée de l’époque littéralement portée par des acteurs livrant des partitions sans failles : Lafitte, Dupontel et Nahuel Perez Biscayart en tête.

9 – « Dunkerque » de Christopher Nolan
Un réel tour de force de la part de Christopher Nolan en exploitant 3 temporalités différentes dans un récit déstructuré (air, terre et mer) quitte à laisser le spectateur sur le carreau pendant les premières minutes. L’immersion est totale, notamment auditive, et l’incursion de Christopher Nolan (sans son frère) dans le genre des films de guerre est une vraie réussite qui aurait mérité d’être encore plus étirée.

10- « Mother » de Darren Aronofsky
Le nouveau long-métrage de Darren Aronofsky nous fait enfin oublier le naufrage Noé… Jennifer Lawrence (présente de bout en bout du métrage) nous fait avancer dans l’horreur des visions d’Aronofsky sur la création elle-même. Un véritable roller-coaster complètement extrémiste dans sa mise en scène mais à voir absolument.

blade runner 2049

Top 10 de Keyser Swayze

1er ex aequo- « Dunkerque » de Christopher Nolan – « Blade Runner 2049 » de Denis Villeneuve

3- « Baby Driver » de Edgar Wright

4- « The Lost City of Z » de James Gray

5- « Silence » de Martin Scorsese

6- « Grave » de Julia Ducournau

7- « Au Revoir Là-Haut » de Albert Dupontel

8- « Good Time » de Ben Safdie et Joshua Safdie

9- « Le Redoutable » de Michel Hazanavicius

10- « Laissez Bronzer Les Cadavres » de Hélène Cattet et Bruno Forzani

Noodles

About Noodles

Fan de cinéma depuis longtemps, je partage mes opinions avec vous. N'hésitez pas à me donner votre avis sur mes critiques. Sur Twitter je suis Noodles, celui qui tombe systématiquement dans le piège des débats relous.

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