Note de la rédaction :

Dans le cinéma américain, il y a tout un tas de genres. Le western,  le road movie, le blockbuster, la RomCom…et au milieu de tout ça, un genre bien spécifique, toujours copié mais jamais égalé : le Teen Movie. Plongeons ensemble dans un cinéma en apparence léger et comique mais véritable révélateur d’une société et d’une jeunesse en crise.

Une fois n’est pas coutume, partons d’une parodie et ses films de références pour décortiquer ce genre ultra-spécifique américain.

Qui voudrait se lancer dans une approche approfondie des teen movies pourrait commencer par ceux parodiés dans “Not Another Teen Movie” de Joel Gallen, nanar sorti en 2001, comme un chant du cygne de ce genre voué à disparaître quelques années plus tard. Le Teen movie a connu une carrière ultra courte, des prémices au début des années 80 (qu’on qualifiera d’âge d’or du Teen Movie) jusqu’à son retour fracassant au milieu des années 90 (qu’on appellera le come-back) qui durera une décennie jusqu’à disparaître en 2010.

Cet article n’est basé sur aucun livre ou connaissances extérieures, et est uniquement construit sur la montagne de teen movies que j’ai dévoré. Aussi, si vous voulez crier au scandale, je vous invite à passer voir le proviseur.

Mais d’abord, contrairement un adolescent puceau qui souhaiterait perdre sa virginité avec la reine du bal de promo : ne brûlons pas les étapes.

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Qu’est ce que c’est ?

Le Teen Movie est un genre cinématographique américain bien particulier. C’est un film sur le ton de la comédie, qui se greffe sur le rythme scolaire d’une année au lycée. Les personnages y sont stéréotypés et la trame se déroule selon plusieurs étapes, dont le point culminant est le fameux « bal de promo ».

Aussi, il ne suffit pas de mettre des ados dans un film pour en faire un Teen Movie. « La Fureur de Vivre » de Nicholas Ray n’est pas un Teen Movie, « Brick » de Rian Johnson non plus. L’ultime hommage aux Teen Movies étant à mon sens l’anti-Teen Movie qu’est « Les Lois de L’Attraction » de Roger Avary, mais j’y reviendrai plus tard. On doit retrouver dans un Teen Movie des archétypes de personnages, de lieu et de temps. Il doit garder un ton léger avec un climax dramatique au ⅔ tiers du film et se dérouler au rythme d’une année scolaire.

Tous les ingrédients sont réunis dans « Not Another Teen Movie » (« Sex Academy » en VF), nanar faisant partie d’un genre encore plus fulgurant que les Teen Movies : les parodies. Si le film est d’une qualité discount, il reprend néanmoins les grands classiques du Teen Movies, partie intégrante de la culture américaine.

Sex Academy : les films utilisés

Dans « Sex Academy », on retrouve plusieurs classiques de la culture Teen Movies, dont le « papa » est clairement identifié puisque le film se déroule au John Hughes High School.

She’s All That // Elle est trop bien de Robert Iscove (1999)

Can’t Hardly Wait // Big Party  de Harry Lefont et Deborah Kaplan (1998)

American Pie de Paul et Chris Weitz (1999)

The Breakfast Club de John Hughes (1985)

Pretty in Pink // Rose Bonbon de Howard Deutch, écrit par John Hughes (1986)

Sixteen Candles // 16 bougies pour Sam de John Hughes (1984)

Risky Business de Paul Brickman (1983)

Ten Things I Hate About You // 10 Bonnes Raisons De Te Larguer de Gil Junger (1999)

Never Been Kissed // College Attitude de Raja Gosnell (1999)

Clueless de Amy Heckerling (1996)

Cruel Intentions // Sexe Intentions de Roger Kumble (1999)

Pour ma part, je ne considère pas « Cruel Intentions » comme un Teen Movie, mais plutôt comme un cousin très proche, comme le serait « Cursus Fatal », « Destination Finale » et autres « Scream ». Certes, les protagonistes sont adolescents, mais ils ne possèdent pas la légèreté de ton du Teen Movie. De même, « Never Been Kissed » se rapproche du genre Comédie Romantique. « Risky Business« , quant à lui, se rapproche plutôt d’un film erotico-fantasmé dont « La Folle Journée de Ferris Bueller » (John Hughes, 1986 ) serait une version édulcorée. Car le sexe, dans les teen movies, bien qu’il soit un thème central, n’est jamais explicitement montré.

Les années pré-Hughes

Le genre Teen Movie a connu une émergence à la fin des années 70 et un boom dans les années 80. Avant cette période, il y avait des films qui parlaient d’adolescence, comme « Fast Times at Ridgemont High » (Amy Heckerling, 1982), « La Fureur de Vivre » de Nicholas Ray ou encore « American Graffiti » de George Lucas.

Acteurs/Actrices phare : James Dean, Sean Penn, Harrison Ford, John Travolta.

La période John Hughes

En 1984 sort aux Etats-Unis « Sixteen Candles » (« Seize Bougies pour Sam« ) écrit et réalisé par John Hughes. Au delà de la simple histoire d’une jeune fille en fleurs amoureuse du mec populaire, et du geek amoureux de la jeune fille en fleurs, John Hughes met les pieds dans le plat des archétypes des lycéens américains. Le film connaît un grand succès populaire lors de sa sortie, et ses nombreuses rediffusions à la TV l’érige alors en film culte d’une génération paumée le cul entre deux cultures. Pour son film suivant, Hughes va encore plus loin en identifiant clairement les clichés en huis-clos dans son « The Breakfast Club » : la reine de promo (Molly Ringwald), le sportif (Emilio Estevez), l’intello (Michael C. Hall), la timbrée (Ally Sheedie) et le rebelle (Judd Nelson). Sur un scénario particulièrement bien écrit, les personnages se jettent au visage les clichés dont ils sont victimes et dont ils sont eux-mêmes les créateurs. A travers « The Breakfast Club », les adolescents trouvent enfin une voix et un porte-parole. Sur un ton à première vue léger, le film aborde tout de même les discriminations et le poids des parents. Enfin, il laisse la porte ouverte sur la possibilité de sortir du carcan imposé par la micro-société lycéenne. L’image finale du rebelle levant le poing sur fond de  Simple Minds marquera les esprits. « The Breakfast Club » reste le film le plus « sombre » de Hughes et aussi le plus intéressant.

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Fort de son succès, Hughes enchaîne avec deux films plus légers.

Tout d’abord en 1985 avec son film le plus WTF : Weird Science (« Une créature de rêve » en VF) dont sera tiré ensuite la série « Code Lisa« . Dans ce film, on retrouve Michael C. Hall, acteur phare de Hughes, et Ilan Mitchell-Smith qui décident de créer une superbe femme par ordinateur, leur permettant d’assouvir leurs fantasmes adolescents les plus fous et leurs besoins de reconnaissance. On y retrouve également un tout jeune Robert Downey Jr ainsi que Bill Paxton. Lisa (Kelly LeBrock) va leur faire découvrir les plaisirs de la chair, de l’alcool et de la fête mais surtout la liberté en incarnant un personnage totalement libre. Un film original avec une bande son d’enfer (la chanson thème est de Oingo Boingo, le groupe de Danny Elfman) et de loin, mon préféré.

Toujours sur le thème de la liberté et de la transgression, les deux thèmes chers à Hughes, « La Folle Journée de Ferris Bueller » sort dans les salles en 1986 avec, en tête d’affiche, Matthew Broderick, déjà connu pour « WarGames » de John Badham (1983). Ferris Bueller, tout comme son prédécesseur Joel (Tom Cruise) dans « Risky Business », est un jeune homme de bonne famille. En apparence, car Ferris est un p’tit filou qui a le goût de l’aventure. Contrairement à son pote Cameron (Alan Ruck)qui vit mal les projections que ses parents ont sur lui, Ferris n’hésite pas à vivre son adolescence à fond, bien conscient que ça durera pas. Tout comme « Weird Science », Ferris Bueller est traité de façon légère, ce qui n’empêche d’offrir quelques pistes de réflexions. De plus, Ferris Bueller s’adresse directement au public, le prenant à partie. A sa sortie ciné, les adolescents se retrouvent en lui et en fond une icône de leur potentiel subversitité.

Après ces quatre films majeurs traitant de l’adolescence, John Hughes se tourne plutôt vers la comédie potache et légère, aussi bien comme réalisateur que scénariste (« Maman j’ai raté l’avion« , « Beethoven« , « Flubber« , c’est lui!).

Le genre Teen Movies est pourtant bien lancé, et il a un vrai public demandeur. Il est temps de prendre le flambeau.

Acteurs/Actrices phare : John Cusack, Joan Cusack, Michael C. Hall, Molly Ringwald, Patrick Dempsey, Eric Stolz, Matthew Broderick, Michael J. Fox, Elisabeth Shue

Les années post-Hughes

Avec sa façon de comprendre les adolescents et de retranscrire à l’écran leurs peurs et leurs envies, John Hughes fait des Teen Movie un genre à part entière. Après « La Folle Journée de Ferris Bueller », le Teen Movie se décline en sous-genres : science-fiction avec la trilogie « Retour vers le Futur » de Robert Zemeckis, horreur avec « Carrie » de Brian De Palma, fantastique « (Teen Wolf » et « Bitten »), mais aussi en série avec « Parker Lewis ne perd jamais« , inspiré par Ferris Bueller, et « Sauvés par le gong« . L’adolescent fait vendre, ainsi que son grand frère, l’universitaire.

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Les années 90

Début 90, le Teen Movie se veut plus contestataire, à l’image de « Pump up the volume » d’Allan Moyle. C’est aussi le boom des sous-genres du Teen Movies, notamment avec des thrillers, et le grand retour des « slasher movies » grâce au retour fracassant de Wes Craven et sa saga « Scream ». En polissant les films d’horreur teintés de second degré mettant en scène des adolescents, il relance tout un genre qu’il maîtrisait vingt ans plus tôt. « Scream » fait des petits : « Souviens-toi l’été dernier » de Jim Gillespie, « Destination Finale » de James Wong, « Urban Legends » de Jamie Blanks…genre qui sera parodié plus tard dans l’excellent « Cabin in the Woods » de Joss Whedon. Les thrillers adolescents font également recette avec « Cruel Intentions« de Roger Kumble, « Sex crimes » de John MacNaughton et « Cursus fatal » de Dan Rosen. Les stars s’appellent Neve Campbell, Jennifer Love-Hewitt (qu’on retrouve également dans « Can’t Hardly Wait« ), et Sarah Michelle Gellar, star de « Buffy contre les vampires« , créée par Joss Whedon et qui débute en 1997, inspirée par le film du même nom sorti en 1992. C’est aussi la période des séries adolescentes mélodramatiques, comme « Dawson« , « Angela 15 ans« , et quelques années plus tard, « One Tree Hill » (« Les Frères Scott »).

L’adolescent continue à consommer, les producteurs se frottent les mimines. 

Acteurs/Actrices phare : Ryan Philippe, Devon Sawa, Jennifer Love Hewitt, Alicia Silverston, Matthew Lilliard, Sarah Michelle Gellar, Freddie Prinze Jr, Rachael Leigh Cook, Jared Leto, Claire Danes, Rebecca Gayheart, James Van Der Beek, Fairuza Balk, Neve Campbell, Skeet Ulrich

Les années 2000 et la chute du Teen Movie

Toutes les bonnes choses ont une faim, et le nouveau millénaire est là. En 2000, le Teen Movie se mue désormais en comédie grasse/romantique, hyper codifié tant dans son unité de lieu, de temps et de personnages. Les producteurs appliquent la même recette à chaque film, en exploitant au max l’argent de poche des adolescents. Bien que les films semblent tous se ressembler, cette période (avec les films de John Hughes) restent pourtant ma préférée, comme un plaisir coupable et coloré, mettant le cerveau en pause dans une bulle de couleurs et de vacuité scénaristique. Le message est clair : de la couleur partout, des romances à deux balles, sur fond transparent d’émancipation. Un anti-Teen Movie voit le jour, comme un signal d’alarme et un envers du décor, qui amène un peu de destroy dans ce monde aseptisé : « Les Lois de l’Attraction » de Roger Avary. Bien que le film se passe à l’université, il s’amuse à montrer ce que les Teen Movies refusent, jusqu’à salir l’acteur number one dans le coeur des midinettes : James Van Der Beek.

Parmi le déferlement de Teen Movies comme « American Pie », « Clueless » ou « 10 bonnes raisons de te larguer », on trouve quelques perles comme « Freaky Friday » et « Lolita Malgré Moi » produit par Lorne Michaels, le producteur du Saturday Night Live et de Wayne’s World, entre autres. La décennie apporte une déferlante sans fin de Teen Movies dans lesquels il faut jouer si on veut lancer sa carrière à Hollywood. Bien loin des revendications des films de John Hughes, les Teen Movies ont tout de même le mérite d’amener le divertissement à son apogée, et les vides intersidéraux des scénarii sont souvent complètement assumés, donnant ainsi lieu à une critique du genre en lui-même, et de la société d’une façon générale.

Cependant, le genre s’essoufle.

L’un des derniers Teen Movies a avoir eu un certain succès est « Easy A » de Will Gluck, sorti en 2010. Mêlant stigmatisation et possédant de nombreuses références à John Hughes et aux Teen Movies des années 80, c’est donc la tête haute que le genre s’éteint.

Acteurs/Actrices phare : Jason Biggs, Chris Klein, Sean William Scott, Lindsay Lohan, Rachel McAdams, Amanda Bynes, Julia Stiles, Heath Ledger, Joseph Gordon Levitt

Les années post – 2010 et l’avènement de la Teen Serie

Avec « Easy A« , la boucle est donc bouclée et le Teen Movie devient un coffre à trésors pour trentenaires nostalgiques, à l’image du film-hommage « Beyond Clueless ».

Cependant les adolescents existent toujours. Nourris à MTV, aux téléphones portables et aux réseaux sociaux, il devient difficile d’

attirer leur attention plus d’une heure. Parfaiiiiit, un format se prête parfaitement à cela : la série. Il suffit de reprendre les codes du Teen Movie, de body-builder un peu plus les acteurs, et de piocher dans les années 80, là où les ados de 2010 n’étaient pas encore nés.

MTV se lance en produisant « Teen Wolf« , tiré du film du même nom sorti en 1985 avec Michael J. Fox. On y

trouve le geek, le copain rigolol, la fille star du lycée…on y rajoute un peu de surnaturel, un peu de sang, un max de beaux gosses, une playlist électro-R’n’B et BIM, la série connaît un succès immédiat. (Vous pouvez retrouver mon amour pour Teen Wolf ici). Netflix sort sa propre série « Scream« , MTV continue avec « Awkward » et on joue à fond la carte des marginaux avec « Glee« . Les codes du Teen Movie s’offrent une seconde vie.

En 2017 sort la série « Riverdale » inspirée des bandes-dessinées Archie Comics. La série se paye le luxe d’embaucher la muse de John Hughes, Molly Ringwald, ainsi que deux rescapés des années 90 : Luke Perry et Skeet Ulrich. Avec une esthétique années 50 teintée de modernité, « Riverdale » connaît un succès d’abord américain, puis mondiale avec Netflix. Plus sombre, plus fashion, plus sexe, « Riverdale » ouvre un nouveau chapitre du monde Teen, bien loin des couleurs pastel de « Clueless » ou de la légèreté de Ferris Bueller. 

De là à se demander ce qu’on doit en conclure des ados actuels, il n’y a qu’un pas.

Le Teen Movie est mort, vive le Teen Movie !

Acteurs / Actrices phare : Tyler Posey, Dylan O’Brien, KJ Apa, Ashley Benson

Les codes des Teen Movies

Dans les Teen Movies, le personnage principal est sans aucun doute le lycée. Il s’y passe 70 % de l’intrigue, qui est calquée sur le rythme d’une année scolaire. Un Teen Movie de base commence donc au début de la rentrée scolaire, et se termine au bal de promo.

En général, le personnage principal est soit nouveau (Lolita malgré moi, 10 bonnes raisons de te larguer, She’s the Man…), soit déjà au lycée mais mis dans une situation qui le met sous les projecteurs (She’s all that, Easy A,…).

Fidèle aux personnages de John Hughes, on retrouve généralement le capitaine de l’équipe de football (et sa petite copine blonde écervelée), le/la nerd, la vierge, le/la marginal(e), et les pestes.

S’égrénant aux rythmes des trimestres, qui ne sont en fin de compte qu’accessoires car les cours sont loin d’être la préoccupation première des lycéens, l’intrigue suit toujours le même chemin, jusqu’au dénouement lors du bal de promo. Avant cela, un bon Teen Movie ne manque jamais d’avoir une énorme fête aux gobelets rouges, dans laquel le/la protagoniste marginal(e) ne manquera pas de prouver au reste du monde qu’il/elle est tout à fait capable d’être complètement con. S’en suit un bon p’tit vomi qui ne manquera pas de séduire le beau gosse (cf. 10 bonnes raisons de te larguer) ou la jolie fille, car enfin le personnage laisse tomber le masque (oui, uniquement grâce à l’alcool, je vous laisse réfléchir).

Fidèle aux hormones en ébullition des adolescents, le Teen Movie tourne souvent autour du sexe sans jamais le montrer frontalement. Même si il est au centre de toutes les pensées, les protagonistes en ont une certaine peur, de par les jugements qui peuvent en découler (la performance, la sainte-nitouche vs la fille facile, l’estime de soi) et aussi car cela représente un pas vers le fait de devenir un adulte. Hors, le Teen Movie traite de ce moment charnière où l’on cesse d’un enfant pour devenir un adulte. Bien que les protagonistes ont envie d’indépendance et de liberté, ils ne sont pas encore prêts à assumer les responsabilités. L’amour y est donc romancé, et romantique.

 

Mis à part le climax dramatique qui intervient après les deux tiers du film, le Teen Movie n’est pas triste, ni déprimant. Il n’aborde pas le suicide, par contre, il place la thématique du « bullying » (harcèlement scolaire) en toile de fond permanente, qui sert aux protagonistes à s’émanciper. Car le noyau dur du Teen Movie est l’identité : celle que l’on nous a collé d’office, puis le chemin initiatique pour parvenir au vrai soi.

Top 10

Vous êtes maintenant séduit(e)s par le Teen Movie, et vous voulez passer votre hiver bien au chaud à explorer ce genre cinématographe américain et fulgurant ? Pour vous aiguiller, voici mon Top 10 pour débuter.

  1. « The Breakfast Club »  car il est le 1er d’entre tous
  2. « Easy A » pour Emma Stone et les clins d’oeil à Hughes
  3. « Lolita Malgré Moi » pour son humour décalé et son scénario surprenant
  4. « La Folle Journée de Ferris Bueller » pour l’insouciance
  5. « Pump Up The Volume » pour se rappeler ce qu’est un ado contestataire.
  6. « 10 bonnes raisons de te larguer » parce que Heath Ledger
  7. « Weird Science » parce que probablement le Teen Movie le plus WTF
  8. « Freaky Friday » car Jamie Lee Curtis à la guitare électrique, ça n’a pas de prix
  9. « Les Lois de l’Attraction« , pour regarder tout ce que les Teen Movies ne montrent pas
  10. « Sex Academy » parce que vous avez maintenant toutes les références bien en tête…et puis il y a Chris Evans

Avec une durée de vie de 30 ans (l’âge de la maturité, parait-il), le Teen Movie est probablement un des genres les plus fulgurants de la culture américaine. Cependant, les codes et thématiques qu’il a exploité n’ont pas totalement disparu. Qu’il soit parodié et ré-adapté, comme dans « 21 Jump Street » de Phil Lord et Chris Miller, ou modernisé comme dans « The Duff » d’Ari Sandel, le Teen Movie continue de planer comme un adulescent qui n’a pas envie de se jeter dans le grand bain de la vie (de rien, c’est cadeau pour vos cartes de Noel). A la fois madeleine de Proust et plaisir honteux, il reste une spécificité du cinéma américain, disparu, certes, mais jamais oublié.

La cloche a sonné, il est 15h au Doc Ciné High School. Pour toute question, vous pouvez me trouver aux heures prévues à mon bureau. Bonne fin de journée et…

…faites des bêtises !

« Life moves pretty fast. If you don’t stop and look around once in a while, you could miss it. »

Ferris Bueller

 

Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

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