Note de la rédaction :

The Shining est un film réalisé par Stanley Kubrick en 1980. Elevé au rang de film incontournable depuis 35 ans, je me suis enfin décidée à y jeter un coup d’oeil.

Depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, j’ai toujours flippé de regarder « The Shining ». Parce que plus tu grandis, plus tu entends des trucs sur des films culte, plus tu t’en fais une montagne. Donc à force d’entendre que « The Shining » est un monument du film d’horreur, moi qui n’aime pas ce genre de cinéma, j’ai reculé de plus en plus l’échéance.

Ce film faisant partie de la pop culture, j’avais déjà l’impression de tout savoir du film. Erreur ! Aussi je m’attacherai ici à ne pas vous dévoiler les éléments clé de l’histoire.

35 ans après sa sortie, je me décide donc à passer le cap, pour le bien de ma culture et de Doc Ciné. Je prend bien soin de le regarder un après-midi, parce qu’on sait jamais, il faudrait pas non plus que ça m’empêche de dormir…

La famille Torrance part s’installer dans l’hôtel Overlook, non pas pour le plaisir, mais parce que Papa Jack y a trouvé un poste de « gardien d’hôtel ». Inaccessible pendant l’hiver, l’Overlook a quand même besoin de faire tourner sa machinerie. Jack, Wendy et leur fils Danny posent leurs valises dans cet immense hôtel. Seuls.

« – Attention Jack, la solitude et l’isolement rendent fou ! Y a même un mec qui a tué sa femme ici !

–  Ahah pas de problème mon pote ! Foi de Jack, ça ne m’arrivera pas !

– Me voilà rassuré. »

LOL.

Alors je dois l’avouer, je n’aime pas le cinéma de Kubrick. Je trouve que ses films sentent l’autosuffisance et la branlette, et les autres films que j’ai vu de lui m’ennuient profondément. Mais j’avoue que « The Shining » sort du lot, et j’ai vite compris pourquoi ce film est rapidement rentré au Panthéon du Culte.

Déjà grâce à son personnage principal: l’hôtel. Il est difficile de faire plus flippant que cet hôtel au design rétro et pourtant moderne, ses grands couloirs vides et sa déco amérindienne (largement repris dans American Horror Story Hotel). Et ce labyrinthe, mon dieu, ce labyrinthe.

S’ajoute à ça des acteurs parfaits, avec ce je-ne-sais-quoi d’acting typique des années 80, ce côté un peu surjoué, un brin lancinant. Mon père n’avait pas arrêté de me dire que depuis « The Shining », Jack Nicholson n’avait plus vraiment été le même : je veux bien le croire maintenant que j’ai vu le film. Mais ce qui m’a le plus impressionnée, reste le jeu d’acteur de l’enfant, Danny Lloyd, alors âgé de 7 ans, jeu tellement impeccable que le mot « flippant » n’est pas assez fort. Ah j’imagine que les années 80 n’ont pas dû être faciles pour les futures mères, entre « The Shining » et « Alien »…

Un autre élément qui fait de « The Shining » un film culte est bien sûr sa bande originale, tantôt angoissante, tantôt monocorde, voire inaudible, visant à accentuer le côté angoissant plutôt que « film d’horreur ». BO composée par des femmes d’ailleurs, Wendy Carlos et Rachel Elkind, qui n’ont quasiment rien fait après ça.

Car bien plus qu’un film qui serait de « genre », « The Shining » est surtout un film d’angoisses, dans tous les sens du terme, un film esthétique au rythme pesant et délicieux. En fin de compte, il y a très peu d’images choc ou violentes au sens où on l’entend aujourd’hui (et je suis ce qu’on appelle « une sensible » hein).

Kubrick a réalisé un film absolument intemporel qui n’a pas pris une ride, un film qui peut être vu par toutes les générations sans perdre une once de génie. Et c’est bien à ça qu’on reconnaît un film culte.

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PS : « The Shining » est un film qui se termine avec un cliffhanger un peu bizarre, et il existe une vraie communauté de fans qui s’échinent depuis 35 ans à percer les secrets que Kubrick aurait disséminé ça et là. Du nazisme aux Illuminati, vous pouvez retrouver les théories les plus folles dans ce docu « Room 237 » de Rodney Ascher. Mais bon, selon les dires de l’équipe même du film, Kubrick n’aurait jamais pensé à tout ça, renforçant un peu plus la cultité de l’oeuvre. (Oui. Cultité.)

Le poster alternatif ci-dessus provient de Fro Design.
Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

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