The Passenger de Jaume Collet-Serra – Critique

By 15 janvier 2018 Critiques
the passenger
Note de la rédaction :

The Passenger, réalisé par Jaume Collet-Serra, Liam Neeson réussira-t-il une nouvelle fois à sauver son entourage ?

Liam Neeson en héros presque ordinaire

The Passenger, dont le titre original est The Commuter alias le banlieusard, débarque dans les salles le 24 janvier prochain. Il marque une nouvelle collaboration entre son réalisateur et l’acteur après Unknown (2011), Non-Stop (2014) et Night Run (2015).

Le plot : Michael (Liam Neeson) s’approche de la retraite. Depuis des années, il est dans l’obligation de prendre le train de banlieue deux fois par jour pour se rendre au travail, il y apprécie les habitués et son quotidien. Un jour tout bascule : il perd son travail et panique à l’idée de l’annoncer à sa femme, alors qu’il doit payer l’université de son fils et leurs divers emprunts. Sur le trajet du retour, une mystérieuse femme (Vera Farmiga) s’assoit en face et lui propose un jeu afin de savoir quelle personne il est réellement : il doit alors trouver un individu dans le train, ce qui lui permettra, en échange, de toucher de l’argent. Assez dubitatif mais curieux, il découvre qu’une somme d’argent est bien cachée pour lui dans le train. Le calvaire commence : sa famille est menacée s’il ne rend pas le service.

Liam Neeson y joue un « homme ordinaire » (ou presque) puisqu’il est un ancien flic qui va devenir un héros malgré lui. Il reste fidèle à ses rôles habituels, assez bon dans les films d’action et montre qu’il est plus badass que jamais du haut de ses 65 ans. Evidemment, on a parfois l’impression que lorsqu’on a vu un de ses films, on les a tous vus. Cependant on éprouve toujours le même plaisir à le voir chercher, courir, se battre avec tout ce qui lui tombe sous la main (pauvre guitare !) et risquer sa vie pour les autres.

Concernant le reste du casting, on « croise » Vera Farmiga et son partenaire de The Conjuring Patrick Wilson ainsi que Sam Neill. On ne peut malheureusement considérer ses derniers que comme des guest-stars tant ils apparaissent peu à l’écran.

Les acteurs incarnant les passagers et le personnel du train, tous différents, tant par leur niveau social et leur personnalité, sont assez amusants à suivre et à observer (mention spéciale pour Andy Nyman et Jonathan Banks).

Un film d’action peu original mais réussi

Le film commence doucement par un montage de scènes répétitives marquant le quotidien routinier du personnage principal. Ce qui va contraster complètement avec la suite des évènements, dont l’enchainement est plutôt sympathique. The Passenger s’impose comme un thriller d’action prévisible mais où l’on souffle peu. Le choix d’un train de banlieue comme lieu de l’action est plutôt réussi : le spectateur est face à un huit-clos bien ficelé, véritablement prenant par moment. On ressent la tension du personnage principal et des différents passagers.

C’est visuellement bien fichu avec des scènes d’action parfaitement chorégraphiées malgré des effets spéciaux assez approximatifs à certains moments. The Passenger interroge sur un choix moral intéressant : qu’est-on prêt à faire pour l’argent ? Comment assumer des actes en vue de son confort personnel quand cela met un inconnu en danger ? Michael semble être un homme droit et honnête, qui, rongé par la honte, se laisse tenter et devra en assumer les conséquences dramatiques.

On y retrouve presque un côté old-school et hommage aux années 80-90 puisqu’il rappelle des films dans la lignée de Speed ou Die Hard.

Il faut être honnête, le film a du mal à éviter certains clichés, ce qui pousse parfois au rire nerveux. Malgré quelques bons sursauts, le spectateur ne craint jamais vraiment pour la vie du héros et on se doute que tout finira bien pour lui. On regrettera le peu de crédibilité de la révélation finale et l’absence de développement de la famille du héros : la femme et le fils de Michael débarquent sur les lieux de l’événement comme des fleurs et s’amusent de ce qu’il a vécu. Personnellement, on serait plutôt choqués et paniqués par ce qu’il a pu vivre.

En gros : Dans la lignée des films d’action dans lesquels opère un Liam Neeson en forme, The Passenger est un tour de manège qui n’a rien d’essentiel, ni de révolutionnaire mais qui a le mérite d’être très divertissant.

Julie

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