Note de la rédaction :

« The Big Sick » est un film réalisé par Michael Showalter sorti en 2017, avec Kumail Nanjiani, Zoé Kazan, Holly Hunter…

Le Pitch

The Big Sick est plutôt difficile à pitcher sans spoiler, mais pour faire court, disons que c’est l’histoire vraie de la rencontre entre Kumail (qui joue son propre rôle) et Emily.

La Critique

Gros succès outre-atlantique, mis dans le top des meilleurs films 2017 d’Edgar Wright (le poster de Shaun of the Dead y serait-il pour quelque chose ?), The Big Sick fait partie de ces bons films dont la France s’est privée (comme un « Jesse & Celeste forever« , par exemple). Je vais finir par croire que les distributeurs nous prennent pour des cons : The Big Sick n’est pourtant pas si loin de la portée de compréhension des français. Certes, Kumail Nanjiani n’est pas aussi connu en France qu’aux Etats-Unis, pays où il a joué de nombreux seconds rôles assez décalés ainsi qu’un des rôles principaux de la série Silicon Valley, et il est vrai que Judd Apatow, producteur du film, fait moins recette depuis quelques années en Hexagone. Cependant, The Big Sick aborde des sujets importants et assez larges pour que n’importe quel français puisse le visionner. La preuve : j’ai tout compris !

On retrouve dans The Big Sick la fraicheur comique des premières comédies de Judd Apatow, un savant mélange de trash, d’humour, de frontal et d’actuel. Les répliques écrites par Nanjiani et Emily V. Gordon, qui raconte dans The Big Sick leur vraie histoire d’amour, sont intelligentes et percutantes, l’écriture incisive du film lui donne un petit plus d’humanité. Malgré un sujet plutôt non-festif, « The Big Sick » réussit le pari de ne pas tomber dans le pathos.

Tout comme un « Magic Mike » de Soderbergh qui mettait en images le passé de strip-teaser de Channing Tatum, il est difficile de séparer ce qui est de la réalité et du romancé, mais le ton assez inédit du film laisse deviner une bonne part de vérité. Enfin, en tant que fan de Judd Apatow (qui m’avait bien déçue avec Trainwreck), c’est avec une joie sans pareille que je le retrouve en producteur, où il excelle bien plus qu’en réalisation. A dépeindre le monde du stand-up, on comprend qu’Apatow ait placé ses pions dans cette « dramédie » moderne, où perdure un certain réalisme mêlé de légèreté. Coup de poker ou stratégie : en tout cas, si Apatow continue à mettre ses billes sur des films comme The Big Sick, je frémis d’impatience de voir les prochains films qui sortiront labellisés Apatow Productions.

Un film à conseiller, donc, dont le point fort reste l’écriture et son histoire originale : une denrée assez rare de nos jours pour le souligner.

Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

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