Note de la rédaction :

On l’attendait, il est  sorti, la fin de la phase 2* est enfin sur nos écrans depuis mercredi. Alors que le premier Avengers était une réussite aussi bien commerciale que cinématographique, qu’en est-il de ce deuxième volet, Avengers : Age of Ultron, pour lequel la barre est haute ? Réponse maintenant.

Pitch

Les Avengers sont enfin une équipe à peu près unie et soudée. Grâce au sceptre de Loki retrouvé, Stark veut terminer un ancien projet laissé en stand-by : créer une intelligence artificielle capable d’amener la paix dans le monde. Le projet dégénère et donne vie à un super méchant : Ultron…

Une fine équipe

Joss Whedon,  déjà réalisateur et scénariste du premier Avengers, sait s’entourer. À l’équipe des « anciens », il rajoute des acteurs de qualité : James Spader pour Ultron (en motion capture), Paul Bettany pour Vision (et déjà voix de Jarvis dans les autres films), Andy Serkis, et le duo Aaron Taylor-Johnson et Elisabeth Olsen pour les jumeaux flippants. Pour cette dernière, si on est un peu dubitatif en début de film, elle arrive cependant à trouver sa place et s’en sort avec les honneurs, contrairement à Aaron (Quicksilver) qui lui, n’apporte rien de particulier à son personnage. À la bande-son, on retrouve avec joie Danny Elfman, qu’on avait un peu perdu d’oreille depuis la longue déchéance de son réalisateur attitré Tim Burton.

avengers_age_of_ultron

Une réussite

Alors ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : ce film est-il à la hauteur de nos espérances ? Et bien oui. Et haut la main. Dans ce chapitre, plus sombre que le précédent, on retrouve tout ce qu’on aime chez Marvel. Des grosses bastons, bien sûr, des surprises, aussi et un peu d’humour, tout de même. Mais surtout, le personnage d’Ultron est particulièrement soigné. Il ne s’agit pas là d’un gros méchant manichéen mû par une rage destructrice, mais bien d’un être particulièrement intelligent pour qui la notion de « paix dans le monde » varie de celle de son créateur.

Un grand « oui » aussi pour Vision, hybride vibraniumesque et grand sage, aussi yin qu’Ultron est yang. Puis j’adore Paul Bettany, acteur bien trop rare au cinéma.

Quelques ressorts scénaristiques et visuels ne manqueront pas de vous provoquer des « oooh » et des « aaaaah ». On y retrouve les Avengers comme de vieux potes, mais on aurait souhaité des personnages plus développés. Chris Evans et Chris Hemsworth ne sont pas très bien servi par leur alter ego musclés. En effet, si je ne connais pas très bien le parcours de Hemsworth, je sais qu’Evans est capable de plus de nuances dans son jeu (pour avoir vu presque tous ses films, et parce que je suis un peu amoureuse de lui). Ainsi, Evans, Hemsworth, tout comme Scarlett Johansson, Robert Downey Jr et Jeremy Renner se retrouvent un peu victimes des archétypes de leurs personnages. On aimerait voir Joss Whedon laisser ses personnages prendre plus de risques et sortir de leurs cases respectives (peut-être dans l’ultime volet The Avengers ?).

À noter que j’ai dû voir le film en VF (blurp) ce qui atténue fortement le jeu initial des acteurs, surtout quand ils sont doublés avec des voix de patates. Par contre, cette fois, on s’arrête un peu plus sur Hulk, le personnage le plus intéressant et ambivalent, à mon avis, particulièrement bien joué (comme toujours) par Mark Ruffalo.

Il est assez difficile de vous livrer une critique sans spoiler, alors en quelques mots : si vous êtes fan des Marvel, vous ne serez pas déçus. En effet, Joss Whedon offre aux spectateurs ce qu’on attend, en y ajoutant ce « je-ne-sais-quoi » qui fait sa marque de fabrique.

Un objet cinématographique de fort bien belle facture donc, qui devrait ravir les spécialistes comme les novices. Si non, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

[Attention spoilers] Dans ce volet, qui respecte les règles de la Trilogie** beaucoup de choses changent. L’équipe se sépare, Hulk part vers de nouvelles contrées, abandonnant son crew, Captain America et Iron Man finissent par bien s’entendre (temporairement puisqu’on sait que Captain America : Civil War sera sur l’affrontement de ces deux membres, entre autres), et une nouvelle équipe apparaît, composée de Paul Bettany (Vision), Elisabeth Olsen (La Sorcière Rouge), Anthony Mckee (Le Faucon), avec à sa tête, le duo Captain America/Veuve Noire.

Enfin, on en sait désormais plus sur la Phase 3, qui devrait achever la franchise. En effet, les fameuses pierres d’infinité retrouvées dans chaque film Marvel sont désormais bien au centre de l’intrigue. Au nombre de 6, quatre ont d’ores et déjà été retrouvées. Il en reste donc deux, disséminées entre les prochains films Thor, Captain America et Gardiens de la Galaxie, car on suppose en voyant la dernière scène que tout ce petit monde se retrouvera dans un affrontement final époustouflant dans The Avengers : Infinity War qui sera en deux parties, en 2018 et 2019… J’en frétille d’avance.

* Les « Phases » Marvel : les films franchisés Marvel, Spiderman et X-men mis à part, sont regroupés par phase. Captain America 1, Thor 1, Hulk avec Edward Norton et Iron Man 1 et 2 font partie de la phase 1, qui s’achève par le premier Avengers. Thor 2, Iron Man 3, Captain America : The Winter Soldier et les Gardiens de la Galaxie font partie de la phase 2, qui s’achève aujourd’hui par The Age of Ultron. Ces phases sont marquées par le lien entre chaque film et les fameuses scènes post-génériques, sensées donner des indices sur le contenu du prochain film. Ainsi, la scène finale de The Avengers 2 annonce la troisième et ultime phase.

** Les règles de la Trilogie : traditionnellement, les trilogies sont faites de la même façon. Dans un premier volet, on découvre les personnages et ils sont présentés au spectateur (ou lecteur). L’adversité fait que, malgré eux, ils vont devoir travailler ensemble autour d’une cause commune (en général, un super méchant). Dans le deuxième volet, le spectateur connait déjà les personnages. Ils se connaissent entre eux et on ne perd plus de temps sur la présentation. On avance sur l’intrigue principale, celle qui est commune à toute la trilogie (les pierres d’infinité donc). C’est aussi à ce moment là que les personnages se séparent, et que le spectateur pense qu’on ne les verra plus. Mais je vous rassure, en dernier volet, les personnages sont toujours amenés à se retrouver pour l’affrontement final avec le Mal ultime. Dans un dernier volet, tout est permis. Ce qui signifie aussi, souvent, la mort d’un ou plusieurs personnages…

Qualités :

Casting (moooon dieu, ce casting) / Le méchant / Less scènes au ralenti et de groupe (j’en ai encore les poils tout hérissés) / Hulk (y va tout défoncer)

Défauts :

Aaron Taylor-Johnson (seule petite erreur de casting) / Le kitsch de certaines scènes qui peuvent être un peu ridicules si on ne connaît pas trop l’univers de Joss Whedon / Les personnages principaux un peu trop archétypés / Pas de scène à la fin du grand générique (Whedon estimait qu’il ne pouvait pas faire mieux que « scène du chawarma »)

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Note Globale
Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

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