RVLF101 – Retour vers le Futur pour les Nuls

By 17 octobre 2015 mars 11th, 2018 Pour les nuls
back to the future

Bonjour vous, jeunes étudiants en soif de savoir et avides de combler vos connaissances en pop culture. Asseyez vous, ce cours est pour vous ! 

Aujourd’hui, nous allons aborder un monument de la culture cinématographique de masse, une trilogie qui envoie. On va revoir les bases et tenter d’expliquer pourquoi ça a marché. Je souhaite également la bienvenue aux novices, ceux qui se sentent un peu largués à coups de “QUOI ?! TU L’AS PAS VU ???”, n’ayez crainte, ici personne ne vous juge.

Cette année, le 21 octobre revêt un caractère particulier. En effet, nous allons fêter un événement totalement fictif, sorti d’un film : l’arrivée de Marty McFly, personnage principal de « Retour vers le Futur » (RVLF pour les intimes). Sur les réseaux sociaux fleurissent bon nombre d’évènements, rétrospectives, dossiers spéciaux et tutti quanti, du jamais vu pour quelque chose qui n’existe pas, une fiesta sympathique autour d’une trilogie qui l’est tout autant. C’est donc le sujet de ce tout nouveau cours “pour les nuls” !

BIENVENUE A RVLF101 – Retour vers le Futur pour les Nuls

Commençons par le commencement. RVLF raconte l’histoire d’un lycéen, Marty McFly, qui est copain avec un savant fou, Emmett “Doc” Brown. Le Doc a trouvé le moyen de voyager dans le temps via une voiture old school pimpée à mort : une DeLorean. A travers les années 50, les années 80, le Far West et le 21ème siècle, les spectacteurs suivent leurs folles aventures.

 QuandSortie USASortie FRPitch
Retour vers le futur Part. 11985 puis 195503/07/198530/10/1985Dans ce premier épisode, Marty doit aller dans le passé pour empêcher son pote le Doc de se faire buter. Suite à un improbable concours de circonstances, sa propre mère tombe amoureuse de lui et il doit donc faire en sorte qu’elle tombe amoureuse de son père afin que lui-même puisse exister #mindfucking n°1
Retour vers le futur Part. 21985 puis 2015, puis re 1985 (mais pas la même), puis 195522/11/198920/12/1989Dans cette suite, le Doc a repimpé sa Deloreane en lui mettant des ailes, ce qui lui permet de se la péter grave en emmenant Marty et sa blonde dans le futur (en 2015, le fameux 21 octobre sus-nommé). Dans ce futur, Marty ne peut s’empêcher de piquer un accessoire qui lui garantirai fortune, sauf que ça fout le bordel, non pas dans un, mais deux futurs différents. #mindfucking n°2
Retour vers le futur Part. 31955 puis 1885, puis 198525/05/199018/07/1990Dans cet ultime volet, Marty part chercher son pote qui coule des jours bienheureux dans le Far West. Pas trop de mindfucking ici. A mon sens, RVLF 3 n’est là que pour qu’on se rende compte à quel point les deux autres sont géniaux. Mais ça n’engage que moi.

Faisons un tour d’horizon des personnes qui font de RVLF une trilogie qui déboîte.

Notons que par rapport à ce que les maquilleurs avaient prévus, l’équipe du film a plutôt bien vieillie.

Robert Zemeckis

Réalisateur, scénariste, producteur mais surtout créateur de RVLF (dans le sens où tout est sorti de sa tête avec son acolyte Bob Gale), le petit Robert naît en 1951 dans l’Illinois. Avant RVLF, il réalise un autre film génial “A la poursuite du diamant vert”, film d’aventures loufoque et fort drôle, deux qualités qu’on retrouvera dans la plupart de ses films sortis entre 1980 et 1992, année de sortie d’un autre de ses films, “La mort vous va si bien”.

Au passage, le monsieur réalisera aussi un p’tit film de derrière les fagots “Qui veut la peau de Roger Rabbit ?”. On lui doit aussi “Forrest Gump”, “Contact”, “Seul au monde”, et fin 2015 “The Walk”. A ses talents de réalisateur s’ajoute une bonne plume de scénariste et un nez fin en matière de production. Peu de fausses notes à sa carrière pour le moment.Et en plus, il a l’air sympa, ce qui ne gâche rien.

m J Fox

Michael J. Fox

Âgé de 24 ans quand il tourne RVLF, Michael Andrew Fox était essentiellement un acteur de série TV, notamment dans une série qui cartonnait depuis 1982, “Family Ties”. Mike n’est donc pas dispo pour jouer Marty en 1985 et c’est la mort dans l’âme que Zemeckis choisit un autre acteur, Eric Stolz. Après 5 semaines de tournage, ça ne va toujours pas. Zemeckis insiste et Fox se décide : il sera Marty McFly et pour cela, il tourne Family Ties le jour et RVLF la nuit (ce qui n’empêcha pas Eric Stolz de faire carrière quand même, tout le monde est content).

Bien qu’il a tourné dans des dizaines de films depuis, l’étiquette Marty lui colle encore à la peau. Après quelques années d’interruption dûes à sa maladie de Parkinson, il revient à ses premiers amours en tournant de nouveau à la télévision, notamment grâce à Spin City puis The Good Wife. Il tentera même de lancer une série inspirée de sa propre vie pendant une saison, le “Michael J. Fox Show”. Je vous conseille donc de regarder “Fantômes contre fantômes” de Peter Jackson et “Teen Wolf” de Rod Daniel. (Et : oui, les séries sont adaptées de ce film).

Christopher Lloyd 

Né en 1938, c’est dans “Vol au dessus d’un nid de coucou” de Milos Forman qu’on voit apparaître pour la 1ère fois à l’écran celui qui deviendra le Doc. Après ce rôle emblématique, il endossera d’autres rôles tout aussi importants comme le méchant dans “Qui veut la peau de Roger Rabbit ?”  de Zemeckis et l’oncle Fétide dans les deux volets de “La Famille Adams” de Barry Sonnenfeld.  

Aujourd’hui, il continue à tourner aussi bien au cinéma qu’à la TV, mais soyons honnêtes, pas non plus des grands succès.

Lea Thompson

L’incarnatrice de Lorène McFly continue mollement à tourner, après avoir fait le tour des popottes des téléfilms de l’après-midi et de séries qui ne cassent pas 3 pattes à un canard. Notons tout de même un rôle récurrent dans la série « Switched » et une participation à « Dancing with the stars » en 2014.

D’ailleurs, en parlant de canard, mentionnons tout de même que Thompson a tourné dans l’infâme « Howard The Duck » de Willard Huyck en 1986, le navet produit par George Lucas. On aperçoit aussi Lea Thompson dans les Dents de la Mer, 3ème du nom.

Thomas F. Wilson 

Thomas a 26 ans quand il joue le rôle pour la première fois de “Biff” dans RVLF. Après le succès de la trilogie, il a surtout joué dans des séries, et plus précisément dans des dessins animés, et tout ça, plutôt de qualité : Bob l’Eponge, Minus & Cortex, Freaks & Geeks, Rio

Notons aussi qu’il fait du stand-up, et qu’il a ajouté dans son spectacle “The Biff Question Song” car on lui pose toujours tout un tas de questions sur ce rôle.

Elisabeth Shue 

Initialement joué par Claudia Wells dans RVLF partie 1, Elisabeth récupère le rôle de Jennifer dans la partie 2 et 3. Après quelques années de vaches maigres, c’est en 1995 qu’elle fait son come-back et que sa carrière démarre vraiment avec “ Leaving Las Vegas” de Mike Figgis, jusqu’à récupérer un rôle récurrent dans la dernière saison des Experts cette année.

Et d’ailleurs, qu’est devenue Claudia Wells justement ? Ben…rien. Voguant sur la célébrité que lui confère ce seul et unique rôle important qu’elle ait eu et qu’elle avait dû abandonné pour cause de problème familial, elle ne fait pas grand chose d’autre, si ce n’est des films de séries Z, tenir un magasin de vêtements de luxe et envoyer des messages d’encouragements à l’Olympique de Marseille.

Crispin Glover (que j’aime aussi appelé “l’homme qui ne vieillit pas”)

Crispin a 21 ans quand il prend le rôle de Georges McFly, le père de Marty (qui lui en a 24, hein, la magie du cinéma). Après RVLF partie 1, Crispin fait des choix de rôles plutôt judicieux, marquant quasiment un sans-faute (même dans Charlie et ses drôles de dames, il est bien). Quelques films : Sailor & Lula, The Doors (le film, pas le groupe), Even Cowgirls get the blues, Gilbert Grape, Larry Flint, Alice au pays des merveilles

A y réfléchir, c’est peut-être même celui qui a le mieux réussi sa carrière post-RVLF. Alors que, ironie du sort, il n’a joué que dans le premier, refusant d’apparaître dans les suivants.

La DeLorean

Ce qu’on appelle “la DeLorean” est en fait le modèle DMC-12 de la DeLorean Motor Company. Fondée en 1975 par un ancien vice-président de General Motors,  John DeLorean, cette société fermera ses portes après l’échec cuisant de la vente de son modèle.

Dans le making of des  30 ans, on notera cette phrase pleine d’ironie : “Bob [Zemeckis] et Bob [Gale] ont créé une icône à partir d’un échec du rêve américain”.

A noter qu’en seconds rôles, RVLF a été une petite mine d’or. Déjà on retrouve Billy Zane dans les sous-fifres de Biff. Et après avoir été le trou d’cul le plus détesté du monde en 1997 dans « Titanic » de James Cameron, Billy continue sa carrière tranquillement : on devrait même le retrouver dans Zoolander 2 de Ben Stiller.  

Ensuite, Mary Steenburger (Clara dans le 3) : si son nom ne vous dit plus grand-chose, elle était une actrice très très demandée dans les années 80 et 90, et continue à tourner pas mal, de OITNB à The Last man on Earth. (Quant à moi je l’aime dans un de mes films préférés : Parenthood de Ron Howard)

Et enfin, last but not least, RVLF 2 contient la première apparition d’Elijah Wood, alors âgé de 8 ans (ooh trop pipou).S’ensuivra une pléiade de rôles variés, et parfois un peu bizarres, qui font de lui un des acteurs/producteurs les plus atypiques du 21ème siècle.

retour vers le futur

Alors pourquoi RVLF a t il si bien fonctionné et a connu le succès jusqu’à devenir la trilogie culte que l’on sait ?

Retournons dans les années 80. A cette époque, le genre de films qui marche à fond sont les teen movies. Notamment grâce à un mec, John Hughes. Devenant le porte-parole de teenagers américains catégorisés (voir « The Breakfast Club ») en mal d’amour et en recherche de légèreté, ses films font un carton alliant tous humour, improbabilité et romantisme (« La folle journée de Ferris Bueller« , « Seize bougies pour Sam« , et le génialissime « Weird Science » qui donna plus tard la série Code Lisa). Le public des années 80 a envie de se marrer et a besoin d’aventures. Avant 1985, les succès au box-office s’appellent “Porkies”, “Bachelor Party”, “Risky Business” ou encore “Revenge of the Nerds”.

Zemeckis récupère donc le contexte qui fonctionne (le teenager en rebellion au carrefour de sa vie) et le combine avec un concept plutôt inédit à ce moment-là : le voyage dans le temps.

Le seul film ayant un succès significatif dans ce domaine est alors un certain Terminator (et une certaine série britannique appelée Doctor Who héhé). En plus d’utiliser le voyage dans le temps via une voiture super cool, Zemeckis n’hésite pas à se projeter dans le futur, plutôt édulcoré certes, mais délicieusement festif. A l’équation aventures + humour + voyage dans le temps, Zemeckis rajoute un ultime ingrédient : le mindfucking, qui atteint son paroxisme dans RVLF 2, où Marty et le Doc se baladent en deux exemplaires, introduisant des scènes où les protagonistes se voient eux-mêmes mais sous un angle différent, utilisant les joies du montage et des effets spéciaux.

Et c’est bien là l’atout de la trilogie : perdre le spectacteur dans les méandres de l’espace-temps, tout en le faisant marrer. Bien que la trilogie souffre de minimes incohérences spatio-temporels (voir ci-dessous), les grandes lignes se tiennent plutôt bien. Et bien que de nombreux films ont tenté d’égaler la formule depuis, RVLF reste une référence dans ce domaine.

Ensuite, les 3 films utilisent des mécanismes simples qui sont utilisés et réadaptés dans chaque film selon la situation. Des scènes qui se répètent, mais transformées selon l’époque correspondante à chaque film. Ainsi, le spectateur se repère plus facilement et s’amuse des situations, tout en s’attachant aux personnages. L’utilisation de redondances, de codes visuels et sonores permet une identification et une immersion plus rapide dans l’histoire. Et l’exploitation du thème “Et si c’était à refaire ?” touche chaque spectateur avec cette belle morale “chaque action compte, vous êtes maître de votre futur”.

Enfin, Zemeckis se joue des codes de la pop culture des années 80 en justifiant leur création par Marty McFly. Ainsi, il serait l’inventeur du skate-board, de personnages de SF, du blues et de son propre prénom. Toujours côté pop culture, Zemeckis adopte une réalisation très visuelle proche du dessin animé. On ne s’étonnera pas qu’une série TV animée en découlera quelques années plus tard.

On notera aussi que Marty McFly est un ado heureux à la fin du 1 parce qu’il a une grosse bagnole, alors qu’il ne connait absolument pas la famille dans laquelle il se retrouve. Enfin bon, les années 80 quoi.

Les incohérences de RVLF

(attention spoilers si vous n’avez pas encore vu les films)  

Dans la vidéo ci-dessous, un fan de la première heure dénonce les incohérences des voyages spatiotemporels de RVLF. Je vous les résume en gros ci dessous, je ne les avais pas toutes relevées, ainsi que quelques interrogations personnelles. Attention, cela n’enlève rien au génie de la trilogie, mais c’est vrai qu’en matière de voyage dans le temps, il est dur d’être parfait, ce qui ne m’empêche pas d’être exigeante…

  • Celle qui me choque le plus dans le 1, c’est que ni George ni Lorène ne s’étonnent que leur plus jeune fils ressemble EXACTEMENT au mec qui les a réuni 30 ans plus tôt. Quelqu’un qui a un impact aussi important sur ta vie, tu t’en souviens un peu non ? Surtout qu’ils l’appellent d’après lui, d’après le Pierre “Marty” Cardin rencontré en 1955 !
  • A la fin du 1, Marty se voit lui-même prendre la DeLorean pour échapper aux lybiens et repartir dans le passé. C’est pas vraiment une incohérence mais pour moi, ça me tue l’esprit de me dire que ce mec tourne en boucle.
  • Dans le 3, Marty peut aller en 1885 grâce à la DeLorean que le Doc lui a laissé, cachée. Il l’utilise et en 1885, il n’a plus d’essence (oups). Mais si je ne m’abuse à ce moment il y a donc DEUX DeLorean en 1885, celle de Marty et celle cachée par le Doc. Et celle du Doc, elle aurait pas de l’essence du coup ? Et le Doc, qui vient de fabriquer un énorme réfrigérateur à partir de rien, ne peut il vraiment pas trouver de l’essence ? Et l’énooooorme machine à voyager dans le temps en forme de train de la fin, celle qui abrite une maison et une famille, fabriquée en 1885 ?? Si il peut fabriquer ça, il pouvait pas trouver un peu d’essence ???
  • D’ailleurs, pendant les films, le Doc ne cesse de répéter qu’il faut détruire cette machine apocalyptique par tous les moyens…mais il ne se gêne pas pour en refaire une énoooooooorme à la fin du 3. Le Doc n’a t ‘il donc aucune parole ? Moi qui le prenais pour un homme de confiance…
  • A la fin du 2, le Doc est projeté en 1885 car il est frappé par la foudre en flottant dans les airs. En FLOTTANT. Pas en roulant à 140 km hein, immobile quoi. Si il suffit d’une énorme décharge électrique en étant immobile pour voyager dans le temps, pourquoi Marty et le Doc s’échinent-ils à tirer des câbles et à la faire rouler pour renvoyer Marty en 1985 ? C’est plutôt le coup de foudre du 2 qui n’est pas très “crédible”.

Foire Aux Questions

Comment Marty et le Doc se sont-ils rencontrés ?

Au début du 1, il est clair que les deux larrons se connaissent depuis un moment, mais dans les films, nous n’avons aucune indication ou référence de la façon dont ils se sont rencontrés ! C’est Bob Gale, co-créateur et co-scénariste de RVLF qui donne l’explication en 2011 au blog Mental Floss : considéré comme un savant fou dangereux, Emmett Brown vit un peu reclu à Hill Valley. Le jeune tête brûlée Marty, alors âgé de 13/14 ans, veut percer les secrets de l’énergumène et s’introduit en douce dans son laboratoire. Fasciné par toutes ces inventions et pris sur le fait, Marty donne un coup de main au Doc, ravi que quelqu’un le trouve cool. Etant tous les deux des “parias” dans leur environnement respectif, ils deviennent amis avec la suite que l’on sait.

Y’aura-t-il une suite ?

Over my dead body” s’exclame Robert Zemeckis. Il l’a réaffirmé il y a peu, non, non et re-non, ni Zemeckis, ni Gale n’ont prévu, ni ont l’envie de céder aux sirènes des séquelles, préquelles, spin-off etc…et franchement, on les en remercie. De nos jours, il est rare, voire révolutionnaire de ne pas vouloir presser le citron jusqu’à son extrême extrêmité. On conseille tout de même à Zemeckis de bien regarder quand il traverse la route, et de bien fermer sa porte à double tour…

Pourquoi on regarde RVLF en français ?

Je sais pas vous, mais moi, même avec deux éditions DVD, je peux pas m’empêcher de regarder les films en version française, ce qui n’est absolument pas mon habitude pour d’autres films anglophones. Bon alors la raison la plus évidente est que j’étais enfant la première fois que j’ai vu RVLF et que je ne savais pas lire. Tout simplement. Cela dit, c’est quasiment la même chose pour Star Wars, or je les regarde en VOST. Hin hiiiiin. La deuxième raison est que le doublage français des années 80 et 90 étaient exécutés par des vrais acteurs dont c’était le vrai métier, doubleur. Avec des voix singulières qu’on s’amusait à reconnaitre, un peu comme des conteurs dans nos oreilles d’enfant. Je pense à Roger Carrel, Richard Darbois, Patrick Poivey, Med Hondo et donc Luq Hamet, the voice of Marty McFly. Au niveau de la traduction, ils se sont aussi pas trop mal débrouillés pour traduire les éventuels jeux de mots.

Pour avoir donc vu les films en VF puis en VO, je peux vous affirmer qu’ils ont fait un sacré job et que la VF n’est pas piqué des hannetons.

Quelle édition DVD choisir ?

Vous souhaitez perpétuer la tradition familiale de visionnage de RVLF mais vous ne savez pas quelle édition choisir ? Edition des 30 ans ou simple coffret  ? VHS ? (Si vous prenez VHS : respect). J’ai testé pour vous l’édition de 2002 et celle de 2015 et celle qui l’emporte est…celle de 2002 ! En effet, celle des 30 ans profite du gros coup marketing pour nous vendre un peu n’importe quoi : 2 fausses pubs (qu’on peut retrouver sur Internet), un court-métrage plutôt très nul avec Christopher Lloyd en Doc mais maintenant, et pour la version Blu-ray, un convecteur temporel qui s’allume et qui vous fera débourser 99 € (alors que la version DVD normale est à 17 €). Le making-of avec « images d’archives » de l’édition 2015 reste plutôt en surface et on en apprend pas beaucoup sur la réalisation de la trilogie. Donc à choisir, celle de 2002 pète pas plus haut que son cul, avec des bonus tout à fait raisonnables !

Voici quelques “fun facts” qui vous permettront de briller en société, notamment quand vous serez déguisé en Marty Zombi à Halloween (bim, une idée déguisement. De rien.)

Le mec qui fait passer l’audition dans le 1 et qui les recale, c’est Huey Lewis, de Huey Lewis & and the news, à qui l’on doit “the Power of Love”  et « Back in Time », deux chansons composées pour le film. D’ailleurs, Michael J. Fox a vraiment appris toutes les notes quand il joue de la guitare, sous le regard admiratif de Huey, qui trouvait qu’il se débrouillait bien.

Ce sont d’abord les décors de Hill Valley des années 50 qui ont été construits en 1er, puis ceux des années 80.

Si la partie 1 est sortie en 1985, RVLF 2 et 3 sont sortis avec moins d’un an d’intervalle, ce qui imposait à l’équipe un rythme de malade et qui les obligeait à tourner et monter en même temps.

La machine à voyager dans le temps était au départ un réfrigérateur.

Il y a eut une série animée « Retour vers le Futur » qui a duré une saison. D’ailleurs je la regardais (j’avais 7 ou 8 ans). C’est le seul spin-off qui ait été autorisé par Zemeckis et Gale.

Vous pouvez retrouver des supers photos de tournage ici et la, et quelques remarques rigolol ici.

De mon côté, je suis tombée sur ce making of en VO non sous-titré de 1990, présenté par la star TV de l’époque, Kirk Cameron (de “Quoi de neuf Docteur ?” J’étais un peu amoureuse de lui). Le making of est bien fait, ludique et utilise aussi des scènes coupées pour répondre aux interrogations des spectacteurs. Making of réalisé par Peyton Reed, le Peyton Reed réalisateur de Ant-Man et Yes Man !  

Et enfin, pour terminer en beauté ce cours d’introduction, sachez qu’Arte diffusera à partir du 21 octobre 2015 une web série sur « Retour vers le Futur » intitulée Le Futur est de retour.

En conclusion, RVLF est considéré comme un chef d’oeuvre, depuis que le cinéma existe. 30 ans après, l’efficacité de sa réalisation et de son propos en font une trilogie intemporelle et intergénérationnelle. Rares sont les films de nos jours qui allient cette efficacité avec un scénario original et il est difficile de trouver désormais des oeuvres qui soulèvent autant de sympathie.

En effet, avant d’être une trilogie culte, ce sont d’abord des films faits avec le coeur. Ouais ça fait bisounours mais c’est le cas : Zemeckis & Gale se sont battus pour leur projet, se sont entourés d’une équipe de passionnés un peu farfelus et rêveurs, ont pris les acteurs qu’ils souhaitaient pour offrir au public des films faits avec de l’amour, bordel.

Si RVLF anime toujours les foules, c’est certes pour sa qualité indéniable, mais aussi comme étendard d’un cinéma américain aujourd’hui disparu, une nostalgie touchante à mille lieux des usines à blockbusters qu’on nous sert aujourd’hui. RVLF est destiné à rester une oeuvre unique, figée dans le temps, et je remercie Zemeckis de ne pas céder aux sirènes du profit.

Sur ce, le cours d’introduction est désormais terminé et vous êtes paré(e)s et fin prêt(e)s pour ce 21 octobre ! Comme d’habitude, vous pouvez me retrouver pour toute question aux heures habituelles d’ouverture de mon bureau hein. J’espère que cela vous a plu et je vous dis au mois prochain pour un cours d’introduction…à Star Wars !

Crédits Illustrations

Image à la une : Romain Bernardo – www.romainbernardo.com/

Photo de couverture : gentside.com

(et la photo de Michael J. Fox est de Bryan Adams, oui le chanteur !)

 

Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

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