Notre top 10 de l’année 2018

By 18 décembre 2018 Gros plan, Les Tops
top10
Note de la rédaction :

La rédaction de Doc Ciné vous propose son TOP 10 des films sortis en 2018. Le principe est simple : les membres de la rédaction ont voté pour leurs 10 films préférés, c’est-à-dire les longs-métrages sortis en salle ou ailleurs ; chaque n°1 obtenant 10 points,  jusqu’au n°10 qui obtient 1 point et ainsi de suite ; nous avons additionné tous les votes pour obtenir le classement final. Verdict…

Under the silver lake

1-Under the silver lake de David Robert Mitchell (31 points)

La Pop-culture de l’imaginaire collectif. Terreau cher aux producteurs qui y trouvent filon en or. Du pécule facile et rapide. David Robert Mitchell est conscient de cette exploitation et tente de nous la faire comprendre. Néo noir brumeux, UTSL surprend par sa maturité et sa brillante complexité. Labyrinthe d’intrigues et de moments d’hallucinations, le film se décante lentement pour être pleinement déguster. Film punk.

2- Roma d’Alfonso Cuarón (27 points)

Alfonso Cuaron est un maître. Avec Roma, il le prouve encore. Dans une atmosphère oscillant entre naïveté enfantine et révolution populaire, il s’impose comme un des meilleurs films de l’année. Peuplé de symboles (les avions notamment), le long-métrage est d’une réalisation solaire avec un Cuaron en totale liberté. Chronique douce amer et grand film sur l’acceptation, il est surtout un magnifique portrait de femmes.

Phantom Thread

3- Phantom Thread de Paul Thomas Anderson (23 points)

Sur notre faim avec son adaptation de Thomas Pynchon, P.T.A a livré un (auto) portrait incisif.
Une introspection élégante d’un génie égoïste. Une romance raffinée qui dérive progressivement vers un malaise hitchcockien surprenant. Un film d’une exigence rare.

Mektoub My Love

4- Mektoub My Love : canto uno d’Abdellatif Kechiche (19 points)

Abdellatif Kechiche réussit le tour de force de rendre passionnant une simple amourette de vacances. Jamais on avait vu à l’écran les nuits d’été filmées avec tant d’acuité. Sans parler de la direction d’acteurs qui est une nouvelle fois sublime.

Ready Player One

5- Ready Player One de  Steven Spielberg (18 points)

Lorsque même les icônes qui nous faisaient rêver dans notre enfance deviennent les instruments mercantiles de notre aliénation, il ne reste que peu d’espoir. Spielberg réalise un tour de force faisant passer les meilleures scènes d’action récentes pour de sympathiques cinématiques. Ready Player One marque un tournant dans la filmographie de l’un des plus grands cinéastes en activité. En effet, après E.T., A.I., Minority Report et Tintin, Spielberg écrit avec Ready Player One une nouvelle page essentielle du cinéma contemporain. Et nous sommes tout simplement heureux d’assister à ce moment d’histoire.

Call Me by your Name

6- Call Me by your Name de Réalisateur de Luca Guadagnino (17 points)

Une histoire d’amour intense à la mise en scène sublime, aux comédiens magnifiés et à la BO parfaite (les Psychedelic Furs…) #mangezdespêches

 

Les garçons sauvages

7- Les garçons sauvages de Bertrand Mandico (15 points)

Étrange, unique, surréaliste. Les adjectifs ne manquent pas pour parler du film de Bertrand Mandico. C’est en effet une expérience stupéfiante à vivre. Formellement instable, le film contient des images inoubliables. Les souvenirs d’un voyage paradisiaque dans l’underground.

La ballade de Buster Scruggs

8- La ballade de Buster Scruggs de Ethan Coen et Joel Coen (12 points)

Des sketchs ou épisodes appelez ça comme vous voudrez, qu’on a dû voir sur petit écran et où tout n’est pas réussi, oui c’est vrai. Mais quand les frangins s’appliquent, on obtient un sommet rarement atteint cette année. Hors classement ou top 3 selon la partie du film.

I, Tonya

9- I, Tonya de Craig Gillespie (12 points)

Une histoire comme seul les USA peuvent en créer. Fou, visuellement audacieux, on est clairement en face d’un film bigger than life.
Le traitement anti biopic permet à I Tonya de revendiquer un ton unique. Touchant, surprenant et révoltant. L’histoire se trouve un écrin à la hauteur de son sujet. Rustres, ces rednecks paumés ont écrasé la concurrence cette année.

Le poirier sauvage

10- Le Poirier sauvage de Nuri Bilge Ceylan (10 points)

Nuri Bilge Ceylan prend son temps, pose son cadre, ne semble pas clairement nous dire où il vaut aller, c’est beau, simple et complexe à la fois, et vu de loin après coup, très riche. Il fait avoir sacrément confiance en ses moyens de cinéaste pour oser faire ce film, plus de trois heures, à ce rythme là, avec ses longues conversations. Bravo.

Noodles

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Fan de cinéma depuis longtemps, je partage mes opinions avec vous. N'hésitez pas à me donner votre avis sur mes critiques. Sur Twitter je suis Noodles, celui qui tombe systématiquement dans le piège des débats relous.

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