Mon TOP 20 des films sur le cinéma

By 4 mars 2015 mars 25th, 2018 Les Tops
mulholland drive

TOP 20 : les films sur le cinéma. Dès ses débuts, le cinéma aime à parler de lui-même : du cinéma d’auteur jusqu’aux pochades tordantes. Nous vous proposons notre top 20 des films sur le cinéma.

Après les sorties successives de Réalité de Quentin Dupieux et de Birdman de Alejandro González Iñárritu, le début de l’année 2015 est marqué par l’introspection et la critique acerbe du monde du cinéma. C’est l’occasion idéale pour vous proposer mon TOP 20 des meilleurs films sur le cinéma. Et oui Top 20 ! Car j’ai eu beaucoup de mal à me limiter à 10 films tant le sujet a inspiré le monde du cinéma. Il faut dire que ce milieu aime à se regarder le nombril et ce n’est pas pour nous déplaire…

20
barton fink

Barton Fink (1991)

de Joel et Ethan Cohen

En 1941, Barton Fink est un auteur de pièces de théâtre tourmenté, depuis peu encensé par la critique à New York. Son agent le pousse à tenter sa chance à Hollywood comme scénariste sous contrat pour un studio, Capitol Pictures. Les épreuves s’accumulent : hôtel miteux, manque d’inspiration, un patron exubérant, une idole alcoolique, un voisin encombrant…

Palme d’or, Prix du meilleur réalisateur et du meilleur acteur au Festival de Cannes 1991, ce film est loin d’être mon préféré des frères Cohen mais il possède énormément de qualités tout de même.

19
dans la peau de John Malkovich

Dans la Peau de John Malkovich (1999)

de Spike Jonze

Scénario surréaliste, film conceptuel, mais, avouons-le ce film n’est pas une critique du cinéma. Par contre, il s’agit d’une belle métaphore sur la manière de raconter une histoire suivant plusieurs points de vue. Une bonne réussite.

18
soyez sympas rembobinez

Soyez sympas, rembobinez (2008)

de Michel Gondry

L’un des deux seuls longs-métrages que je supporte de Michel Gondry (je vous laisse deviner le deuxième). Bien barré, ce film raconte l’histoire d’un employé d’un vidéo-club dont toutes les cassettes VHS (et oui ça existait encore à l’époque…) sont effacées par mégarde par un de ses amis. Pour sauver le vidéo-club de la faillite et satisfaire la demande des plus fidèles clients, les deux hommes décident de réaliser eux-mêmes les remakes des films effacés. Une déclaration d’amour au cinéma selon Gondry, artisanat génial et fabrique à rêves indispensable.

17
Le Mépris

Le Mépris (1963)

de Jean-Luc Godard

« Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs. » Voici ce que l’on peut lire en épigraphe du film. Film dans le film, film sur le cinéma, prétexte pour filmer la sublime Brigitte Bardot, plus beau film tourné en cinémascope. On a tout dit sur ce film de Jean-Luc Godard. Mais, au final, beaucoup de gens se méprennent sur celui-ci, la légende ayant sans doute dépassé la fiction. La critique est bien plus acerbe et acide que subtile, comme souvent chez Godard. Un film coup de poing qui démythifie la plupart des métiers du cinéma (scénaristes, producteurs et stars en tête), manque juste les réalisateurs, tiens tiens comme c’est bizarre… « Silencio »… (Oui, il s’agit du dernier mot du film prononcé par Godard lui-même. David Lynch lui rendra hommage avec le Club Silencio dans Mulholland Drive).

16
Stardust Memories

Stardust Memories (1980)

de Woody Allen

Film introspectif de Woody Allen, comme d’habitude me direz-vous ? Non, ici tout est sincère et désenchanté. L’amertume du comique qui voudrait qu’on l’apprécie pour ses qualités d’auteur, un classique à la hauteur du grand Woody Allen.

15
la cité de la peur

La Cité de la peur (1994)

de Alain Berbérian

Simon Jérémi, la Carioca, Odile Deray, Serge Karamazov, une conférence de presse avec des veuves en guest-star, des projectionnistes victimes expiatoires, des tapettes géantes… Ce film est une somme indépassable et la quintessence de l’humour des Nuls. Un chef d’oeuvre, sans blague.

14
spinal tap

Spinal Tap (1984)

de Rob Reiner

Film sur un groupe de heavy metal factice, Spinal Tap est un monument sur les fausses coulisses d’un groupe de rock. Un film con et sublime.

13
blow out

Blow Out (1981)

de Brian de Palma

On a beau dire, on a beau faire, Brian de Palma est sans doute le plus génial réalisateur des années 1970-1980. Entre 1974 et 1984, il réalise pas moins de 8 chefs-d’oeuvre : Phantom of the Paradise, Obsession, Carrie, Furie, Pulsions, Blow Out, Scarface et Body Double, rien que ça… Blow Out met en scène un preneur de son cherchant un cri d’effroi pour le film de série B sur lequel il travail (comme dans Réalité de Quentin Dupieux). Selon le réalisateur, lui-même, l’histoire n’aurait pas pu être racontée ailleurs qu’au cinéma. Sans doute inspiré par Profondo Rosso de Dario Argento pour sa recherche de la vérité dans la mémoire (et bien sûr aussi par Blow Up, puisqu’il s’agit, en quelque sorte, d’un remake du film de Michelangelo Antonioni), De Palma raconte avec maestria comment le montage sonore et visuel permettent littéralement « d’exploser » le cadre sensoriel (to blow out).

12
l'antre de la folie

L’Antre de la folie (1995)

de John Carpenter

Très inspiré par l’univers des auteurs Stephen King et H. P. Lovecraft, sans pour autant être adapté de l’un de leurs ouvrages, ce film est un ovni dérangeant qui a, certes beaucoup de défauts, mais aussi d’innombrables inspirations rarement vues au cinéma. Un film étrange, radical et hautement recommandable.

11
au travers des oliviers abbas kiarostami

Au travers des oliviers (1994)

de Abbas Kiarostami

Film sur un tournage en Iran dans un village déshérité, il s’agit du dernier volet de La Trilogie de Koker incluant Où est la maison de mon ami ?, Et la vie continue. Un film émouvant et dévastateur qui mérite le visionnage. On est loin du cinéma d’auteur plan-plan à la française.

10
nous nous sommes tant aimés ettore scola

Nous nous sommes tant aimés (1974)

de Ettore Scola

Quatre destins, quatre vies au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Certains tournent autour du cinéma sans jamais en faire partie (un aspirant critique de cinéma, une aspirante actrice). Ce film est un hommage de Ettore Scola au cinéma : les ciné-clubs, les tournages de films, la conférence d’un réalisateur, le cinéma est partout sans pour autant entrer totalement dans la vie des personnages. Il y a aussi des petits hommages à quelques grands films du cinéma mondial : Le Cuirassé Potemkine, Le Voleur de bicyclette, La Dolce vita, L’Année dernière à MarienbadUn beau film, tout simplement.

9
la rose pourpre du caire woody allen

La Rose Pourpre du Caire (1985)

de Woody Allen

Un jour où Célia, serveuse et mariée à un chômeur, est venue revoir, pour la cinquième fois, le même film, un incident extraordinaire se produit : l’un des personnages de La Rose pourpre du Caire, Tom Baxter, l’interpelle dans la salle. Il sort de l’écran, passe du film en noir et blanc au monde en couleurs et l’entraîne dans une aventure aux rebondissements imprévus. Inspiré de la pièce Six personnages en quête d’auteur de Luigi Pirandello, ce film dans le film est une pure comédie à la Woody Allen et le pendant comique de Stardust Memories. Un film sur le pouvoir de l’imaginaire et, par conséquent, du cinéma.

8
the player robert altman

The Player (1992)

de Robert Altman

Critique violente et acide du nouvel Hollywood, The Player est un film-somme qui a compté en son temps pour sa capacité à regrouper de nombreux acteurs tout en critiquant ouvertement le business des studios. On y trouve de nombreuses anecdotes : la théorie du résumé d’un projet de film en 25 mots selon Spielberg (celle-ci est clairement vraie !), le culte des apparences et le pouvoir de la presse annonçait la violence de notre société actuelle dominée par le culte du « buzz » et de la futilité.

7
la nuit américaine francois truffaut

La Nuit américaine (1973)

de François Truffaut

LE film sur le tournage d’un film : un film indispensable pour tous ceux qui sont passionnés par le mystère de la fabrique du cinéma. Un film passionné et passionnant qui prouve que ce « mystère » ne l’est pas vraiment et que tout est affaire de technique et de savoir-faire. Le cinéma, ce si bel artisanat !

6
tropic thunder ben stiler

Tropic Thunder (2008)

de Ben Stiller

Le film commence à peine, quatre (faux) trailers à mourir de rire nous mettent dans le bain. Ce film est absolument génial pour ce qu’il raconte sur le cinéma hollywoodien. Un pendant contemporain (et humoristique) magnifique et ahurissant de The Player et Sunset Boulevard. Ben Stiller à son meilleur, dommage qu’il n’ait pas continué dans cette voie.

5
body double brian de palma

Body Double (1984)

de Brian de Palma

Tournage de film de série Z, voyeurisme, casting au top, un Los Angeles étrange, un mystérieux indien, un film pornographique, l’héroïne du film « transpercée » à l’aide d’une perceuse électrique… Ce film malaxe l’esprit malade de Brian de Palma qui est à son meilleur.

4
ed wood tim burton

Ed Wood (1994)

de Tim Burton

Il s’agit de la biographie du réalisateur Ed Wood, considéré comme « le plus mauvais réalisateur de tous les temps », qui se concentre sur son amitié avec Béla Lugosi et sur les réalisations de Glen or Glenda ?, La Fiancée du monstre et Plan 9 from Outer Space. Un film émouvant dans lequel Johnny Depp accomplit une composition rarement égalée. Le cinéma est à l’honneur dans ce film où passion rime avec loose, amours étranges et poches vides.

3
huit et demi fellini

Huit et demi (1963)

de Federico Fellini

Le chef-d’oeuvre du génial Federico Fellini. Une oeuvre totalement barrée et poétique où le génial maestro explose la concurrence en livrant une réflexion intelligente et folle, drôle et consciente. Un discours sur le cinéma, un film méta englobant tous les aspects de la création. Il montre, comme aucun réalisateur n’avait su le faire, comment un film se crée au jour le jour. Indispensable.

2
mulholland drive david lynch

Mulholland Drive (2001)

de David Lynch

Premier film postmoderne, Mulholland Drive est également le premier chef-d’oeuvre américain des années 2000. Film à clés, film énigmatique, film dans le film, ce vaste labyrinthe est l’accomplissement de l’ensemble de la carrière de David Lynch. Il n’a jamais été aussi bon et pertinent et il ne le sera, sans doute, plus jamais autant. Long-métrage sur le rêve hollywoodien, sur l’échec, la futilité et le mensonge, ce film mérite tous les louanges qu’il a obtenu. Contrairement à la plupart des films à énigme comme Enemy ou Seven, ce film peut être vu et revu avec toujours autant de plaisir. Un film incomparable.

1
sunset boulevard billy wilder

Sunset Boulevard (1950)

de Billy Wilder

Billy Wilder était l’un des plus grands scénaristes et réalisateurs de l’âge d’or hollywoodien. En cela, il était l’égal des auteurs-réalisateurs européens de la même époque, le savoir-faire hollywoodien en plus. Donc, pour moi, il était tout simplement l’un des plus grands. C’était également un grand cynique et ce film le prouve une nouvelle fois. Mais pas seulement. Il fait preuve d’une infinie tendresse pour ces acteurs du muet qui n’ont pas pu, ou pas su, raccrocher le wagon du parlant. Il décrit également les égocentrismes aliénant les personnalités trompées et troublées par le succès et les louanges, ces stars, ou pseudo-stars, étant les premières victimes du système hollywoodien. On sent bien que leurs excès sont le fruit d’un système pourri. Un film indémodable.

Noodles

About Noodles

Fan de cinéma depuis longtemps, je partage mes opinions avec vous. N'hésitez pas à me donner votre avis sur mes critiques. Sur Twitter je suis Noodles, celui qui tombe systématiquement dans le piège des débats relous.

Laissez un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :