Note de la rédaction :

Note de la rédaction :

Après le succès surprise de While We’re Young l’été dernier, Noah Baumbach rempile déjà avec un nouveau film : Mistress America. Pour l’occasion, il retrouve pour la 3ème fois la merveilleuse Greta Gerwig, qui, cette fois, participe aussi au scénario.

Le Pitch

Tracy entre à la fac à New York mais a du mal à se faire des amis. “Tu vois quand tu arrives à une soirée et tu connais personne ? Ben la fac c’est ça.” Comme sa mère va se remarier, elle conseille à Tracy d’appeler sa future soeur, Brooke. Brooke est à fond dans sa génération, commence tout sans rien finir, une petite tornade dont Tracy va vite devenir admirative.

Bien mais pas top

Bien que le film débute plutôt bien, Mistress America ne tient pas la route. Hélas. Peut-être le moins bon long-métrage de Noah Baumbach, ce qui reste tout de même un bon film, hein. Après une bonne demi-heure rappelant les meilleures heures des films de Woody Allen époque 70’s, le film s’embourbe dans un simulacre de pièce de théâtre, utilisant le décor unique d’une maison en guise de huis-clos, qui traine en longueur. Restent tout de même les ingrédients qui font de Baumbach un bon réalisateur et scénariste : un humour sarcastique et absurde (dont on retrouve sa signature chez Wes Anderson, car il lui file souvent un coup de main au scénario), un portrait acerbe de ces personnes par lesquelles on est fasciné mais qui sont en fait très énervantes (comme Adam Driver dans While We’re Young), et des gens normaux qui cherchent leur place. Tout simplement. Bref, un film “pas mauvais mais peut mieux faire”, une note de 12, ce qui est bien mais pas top, vous en conviendrez.

Passion Greta

Mistress America a au moins la qualité de nous permettre de revoir Greta Gerwig, et ça, ça n’est pas négligeable. Mais qui est donc Greta Gerwig ? Et bien, une actrice trop peu connue en France. Après des films indépendants dont la diffusion fût plus que confidentielle, sa carrière décolle en 2010 dans Greenberg de Noah Baumbach, dans lequel elle joue aux côtés de Ben Stiller. Après des films plus mainstream comme Sex Friends et “Arthur, un amour de milliardaire”, c’est dans Frances Ha de Noah Baumbach (encore lui), dont elle est également scénariste, qu’elle livre sa prestation la plus sincère. Fer de lance du cinéma américain mumblecore* et nouvelle ambassadrice de la comédie screwball** moderne, Greta Gerwig est l’actrice à suivre et à aimer.

En bonus, le clip ci-dessous, qui est en fait, tourné en direct. Par Spike Jonze.

* Mumblecore : mouvement cinématographique concernant le cinéma indépendant américain. Les ingrédients : pas trop de budget, des personnages entre 20 et 30 ans, pas mal d’improvisation et des acteurs pas toujours professionnels.

** screwball comedy : ou comédie loufoque, en fait. Dialogues vifs, situations absurdes, intrigues autour des moeurs et ton léger sont des éléments essentiels à ce genre qui a connu son âge d’or à Hollywood dans les années 30 et qui a inspiré pas mal de réalisateurs actuels, comme les frères Coen, tiens.

12
note globale
Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

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