Mad Men – Critique de la saison 7

By 20 mai 2015 mars 10th, 2017 Gros plan
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Note de la rédaction :

Notre vie de sériephile ne sera plus jamais vraiment la même. Il est temps de dire adieu à Mad Men, la plus grande série US de tous les temps (voir mon top ici). Ne sortez pas vos mouchoirs… enfin si, sortez-les : c’est magnifique, profond et… parfois anodin comme nos vies. Critique.

Épisode 14 : Person to Person

ATTENTION : SPOILERS

Dans les derniers épisodes de la saison, on comprenait que la fin de la série se réglerait là où tout a commencé pour Don Draper. Dans l’épisode 13, Don devait une nouvelle fois faire face à son passé alors qu’il était convié à une collecte de fond organisée par des vétérans de l’armée où il sera sommé d’évoquer ses souvenirs de la guerre de Corée (époque où il s’empara du nom de Donald Draper suite à la mort de son camarade de combat).

Une fin heureuse ?

À la fin de la saison 5, on ne donnait pas cher de la peau de Don Draper : certains le voyaient retourner chez sa nièce, d’autres pensaient au suicide. D’ailleurs, si vous êtes totalement honnêtes, vous faites peut-être partie des pronostiqueurs qui voyaient Don Draper se suicider à la fin du dernier épisode en se jetant du haut de la tour du building qui l’avait fait devenir « Don Draper ».

C’était à la fois trop prévisible et, il faut le reconnaître, mal connaître Matthew Weiner qui n’est ni un faiseur voulant à tout pris en mettre plein la vue au public en lui donnant à voir des choses qui vont l’impressionner, sans se soucier du sens qu’il souhaite donner à son histoire et à la vie de ses personnages (suivez mon regard…), ni un nihiliste, qui souhaiterait du mal à ses personnages avec qui il a sans doute noué une relation affective depuis plus de 15 ans. Matthew Weiner est un auteur et un penseur qui voit sa série comme une oeuvre narrative durable (au sens écologique 😉 ), complexe et profonde.

Il y avait donc peu de risque qu’on assiste à un rebondissement final totalement WTF ou à une destruction en règle de tout ce que Matthew Weiner avait pris soin de construire pour faire quelques gros titres de journaux. Non, décidément ce grand monsieur de la TV moderne, qui a permis de voir l’émergence de la série total moderne, a su conclure sa série comme il l’avait menée jusqu’alors : avec talent, esprit et beaucoup d’empathie pour ses personnages, tout comme l’aurait fait un romancier de la fin du 19ème siècle (c’est un compliment…).

Revenons un instant sur la construction des derniers épisodes.

La temporalité retrouvée

Plus de doute, nous avons bel et bien quitté les années 1960 : les costumes et les coiffures sont certes plus fantaisistes qu’auparavant, ceci étant l’époque n’est plus à l’insouciance ou à l’espoir d’une vie meilleure, mais au doute, au questionnement et à l’introspection. Il est temps pour nos compagnons de route, depuis maintenant presque 10 ans (dans la temporalité de la série cela fait bien 10 ans, bel exploit tout de même…), de regarder leur vie en face : leurs réussites, mais aussi leurs échecs et, peut-être même, de réévaluer le sens qu’ils souhaitent donner à leur vie.

La question du sens est essentielle dans cette fin de saison et éclaire d’un jour nouveau l’ensemble des arcs narratifs déployés durant les 7 saisons de Mad Men. Car, oui, pour la plupart des personnages clés de la série, il est l’heure de passer à l’essentiel – en écartant, donc, le superflu – et de se poser la question du sens à donner à leur vie. Et pour ce faire, tout ce qui pouvait embrumer leurs esprits, toutes les petites batailles du quotidien, qui n’étaient, on s’en aperçoit aujourd’hui, que des escarmouches, sont laissés de côté pour recentrer les enjeux essentiels.

Attentions, nous ne disons pas que les péripéties périphériques n’étaient là que pour nous faire patienter avant le dénouement final. Bien au contraire. Ce que nous pensons, c’est que Matthew Weiner a réussi à nous faire comprendre, sans appuyer lourdement son propos, que la vie suit un cours dont on ne s’écarte guère et le présent n’est que la somme des conséquences du passé. On comprend donc aisément pourquoi Matthew Weiner exploite à merveille depuis le début de la deuxième partie de la saison 7 les indices du passé de Don Draper : une amante défunte vue dans le premier épisode de la série, les flashbacks visuels rappelant des moments clés de la série (comme cette femme allongée près de la piscine dans l’épisode 13 lisant The Woman of Rome d’Alberto Moravia rappelant le voyage de Don et Betty à Rome dans l’épisode 8 de la saison 3) et dans les 2 derniers épisodes le retour de Dick, personnifié le temps d’une rencontre avec un jeune employé d’un motel où il loge brièvement qui vole la recette d’une collecte de fond (épisode 13).

L’Histoire, la vraie

Les enjeux clés sur le futur des personnages prennent donc le pas sur le reste. D’ailleurs, vous remarquerez que ce dernier épisode n’est pas centré sur un événement historique comme ce fut le cas jusqu’alors : l’élection de Kennedy à la fin de la saison 1, la crise des missiles de Cuba pour la fin de la saison 2, l’assassinat de JFK à la fin de la saison 3 ou le premier pas de l’homme sur la lune à la fin de la première partie de la saison 7. Il semblerait que Matthew Weiner veuille nous faire comprendre que les personnages de la série ont désormais pris leur autonomie et une certaine ascendance sur l’Histoire avec un grand H.

Le contexte historique qui a été un leitmotiv durant les 7 saisons de la série est relégué à un bruit de fond – comme lorsque Joan prend la télécommande de la tv est baisse le son pour pouvoir converser tranquillement avec son compagnon. Car, oui, les personnages ont pris le pouvoir et se sont, sans que l’on s’en rende compte, accaparés notre attention. Alors qu’au début de Mad Men, on se demandait comment les personnages allaient réagir à l’assassinat de Kennedy ou à l’émancipation des femmes, ou encore, aux révoltes des noirs, désormais, ce qui nous importe au plus haut point est de savoir comment Joan, Peggy, Pete, Roger, Betty et Don vont s’en sortir.

Alors, allons-y : intéressons-nous à nos personnages…

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New Age

Le titre de l’épisode, Person to Person, fait bien sûr référence à cette volonté de régler les conflits et les non-dits des personnages les uns par rapport aux autres. Mais, comme l’épisode précédent le laissait penser, en ce qui concerne Don Draper, on n’assistera pas à des faces à faces au sommet. Don réglera les derniers non-dits avec les femmes de sa vie par téléphone. D’abord avec sa fille, Sally Draper, qui achève le processus que Betty avait entamé lors des épisodes précédents en acquérant définitivement son libre-arbitre face à son père.

C’est elle qui l’informe de la maladie de Betty et qui l’encourage à appeler, sans doute une dernière fois, Betty. Sally s’est émancipée, comme sa mère le suggérait lors de l’épisode 13, et semble avoir mûri plus vite et mieux que l’on pouvait le penser. Elle n’aura, finalement, pas un destin décousu et nihiliste à la Don Draper. Sally est et deviendra une mère forte, équilibrée et courageuse.

Betty, quant à elle, aura le droit à une dernière conversation téléphonique éminemment touchante avec Don. Betty qui a définitivement repris possession de son corps et de sa destinée alors que, ironie du sort, elle se trouve condamnée à une mort certaine, refuse catégoriquement que Don s’occupe de l’éducation de leurs trois enfants une fois morte. Elle redoute que Don vienne, une nouvelle fois,  gâcher tout ce qu’elle semble avoir minutieusement préparé. En larmes, tous les deux de chaque côté du combiné, Don et Betty ne peuvent que constater l’incapacité de celui-ci à pouvoir s’occuper, concrètement et durablement, de quelqu’un d’autre que lui. Constat éminemment cruel et difficile à avaler pour Don, mais qui s’avère une nouvelle étape dans l’émancipation de Betty. Don, quant à lui, en perdant les dernières choses qui le rattachent à son ancienne vie, doit en passer par là pour comprendre ce qu’il est réellement.

Si certains déploreront l’image renvoyée par Sally en mère au foyer pour ses frères, je pense, au contraire, que ceci n’est qu’une étape supplémentaire dans la remarquable mue de cette jeune fille qui deviendra, n’en doutons pas, une jeune femme épanouie comme sa mère le prédisait dans sa lettre bouleversante (épisode 13).

Les derniers conflits entre les autres personnages sont réglés assez rapidement dans de derniers et lumineux dialogues, emprunts de sérénité et d’une pointe d’humour dédramatisant ces moments clés.

Ainsi, deux anciens couples se retrouvent une dernière fois face à face pour un échange franc et particulièrement réussi :

Joan et Roger se retrouvent pour régler l’avenir de leur enfant : Roger lui cède la moitié de sa fortune et s’en va vivre avec Marie Calvet, la mère de Megan, pour un « dernier challenge ».

Peggy et Pete se réconcilient avec humour en précisant qu’ils n’ont jamais été (avec Harry Cane) les Trois Mousquetaires de la pub. Pete finit enfin par lâcher un compliment à Peggy en lui assurant qu’elle sera directrice de création d’ici 1980.

Après cette dernière rencontre, Peggy et Stan se déclarent leur flamme dans une séquence assez comique, rappelant que Mad Men peut aussi, parfois, se muer en une comédie sentimentale du plus bel effet. Peggy comprend-t-elle que l’épanouissement personnel ne passe pas forcément par une réussite professionnelle ? Il se peut, plus sûrement, qu’elle se rende compte qu’il n’est pas nécessaire d’aller plus vite que la société elle-même et que, quoiqu’il arrive, elle parviendra à ses fins car elle le mérite…

Pete, lui, part refaire sa vie avec son ex-femme Trudy et, dans un dernier plan magistral, monte dans son jet privé accompagné de sa petite famille. Ici, on sent déjà poindre les images d’un capitalisme triomphant cher à l’Amérique des années 1980. Pete, comme on le pressentait, est l’archétype du libéralisme économique en passe de triompher.

Ainsi, on peut dire que tous les personnages principaux de la série ont le droit à une sortie de scène convaincante à la hauteur des enjeux qu’ils avaient soulevés. Ces enjeux de société sont une nouvelle fois à l’honneur :

  • Les questions du féminisme, de la place des femmes dans le monde professionnel et de l’épanouissement au travail font une dernière fois face à la question de vouloir garder une vie personnelle digne de ce nom. La série répond subtilement à ces enjeux de 2 manières différentes pour Joan et Peggy : Joan assume au grand jour sa volonté de vivre pleinement son ambition professionnel, tandis que Peggy se laisse – et on a envie de dire convaincre par Stan – tenter par l’amour en toute fin de course tout en conservant son emploi chez McCann.
  • L’amour et la vie de famille, bien sûr, avec les enjeux autour de la vie personnelle de Pete et de Don : le premier choisissant la stabilité en tournant le dos à son lourd passé familial représenté par un père « coureur de jupons » (oui je sais c’est ringard comme expression mais je n’ai pas trouvé mieux…), tandis que Don, nous allons le voir, semble définitivement couper les ponts avec ses illusions de vouloir fonder une famille.
  • Les enjeux autour de l’élévation sociale des minorités semblent, quant à eux, moins présents dans cette fin de saison. C’est d’autant plus frappant pour les homosexuels d’une part, mais aussi pour les minorités ethniques. Pour ces derniers, c’est bien dommage mais puisque même la secrétaire de Don décide de quitter le navire lors de la fusion avec McCann-Erickson, cela met un terme aux débats. Mais c’est pour mieux illustrer quelques évolutions des mentalités autour d’autres phénomènes sociaux : la présence de plus en plus forte des drogues au détriment de l’alcool, l’importance des enfants pour lesquels les adultes semblent découvrir qu’ils sont doués de parole et dont l’avis devient un enjeu familial indéniable, sans parler des divorces et des remariages qui ne choquent plus personne.

La modernité publicitaire

On s’aperçoit alors que Matthew Weiner a réussi à nous accompagner et à nous décrire comment le capitalisme moderne a pris son essor au début des années 1960. Toutes les évolutions sociales n’ont fait qu’accompagner la plus grosse évolution de notre temps : le libéralisme moderne source d’une refonte globale et profonde des comportements, comme le dernier plan de la série le laisse suggérer. Le spot publicitaire I’d Like to Buy the World a Coke prend tout son sens lorsque l’on sait par où sont passés les Mad Men que nous accompagnons dans leur vie depuis 11 ans. En réalité, ce ne sont pas les faits de sociétés qui entraient de force dans leurs vies par le biais de la radio ou de la tv, mais plutôt la société toute entière qui nourrissait et était digérée par ces ogres qui ont construit notre société moderne. Comme le disait admirablement Don il y a quelques saison : « le mot amour a été inventé par des gars comme nous ».

Adieu, Don Draper

Avant de conclure, il est temps de revenir un instant sur la fin du personnage de Don Draper, celui dont le mystère nous a accompagné pendant plus de 7 ans.

Loin de parvenir à contrôler son destin aussi bien que ses anciens collègues de McCann-Erickson, Don semble totalement perdu depuis qu’il a quitté brusquement une réunion (épisode 12). Il se met désespérément en quête d’un nouveau foyer, d’abord en prenant la route, puis en allant en Californie chez Stephanie, la nièce de la défunte Anna Draper,  qui est « la seule personne qui le connaissait vraiment », selon Don lui-même (saison 4).

Les gens vont et viennent comme ça et personne ne dit au revoir ?

Elle aussi totalement perdue suite à l’abandon de son enfant, elle décide d’aller dans un centre de méditation new age (certains évoquent le célèbre centre Big Sur en Californie). Don l’accompagne malgré une certaine réticence et une incapacité à pouvoir se livrer pleinement au jeu de la confidence inhérent à ce type de lieu… Ce qui devait arriver arriva et Don se voit successivement brutalement repoussé par une femme lors d’une séance de groupe, puis ignoré lorsqu’il prend la défense de Stephanie. Au lieu de l’ouvrir pleinement aux autres, son séjour finit par le convaincre qu’il est étranger à ce monde et semble totalement perdu. Même Stephanie refuse l’aide de Don et lui assène une terrible vérité à savoir qu’il ne fait pas partie de sa famille. Elle quitte même le camp sans le prévenir, ce qui amène un Don totalement désabusé à dire à une jeune femme de l’accueil : « les gens vont et viennent comme ça et personne ne dit au revoir ? » Cette dernière lui répondant que oui, bien sûr, les gens sont libres.

En totale perte de repères, Don erre dans ce camp de hippies en attendant des nouvelles de Stephanie. Il finit par téléphoner à Peggy « pour lui dire au revoir » (il s’agit donc de la dernière des conversations avec les 3 femmes de sa vie évoquées plus haut : Sally, Betty puis, donc, Peggy). Là bien sûr, tout téléspectateur ayant un minimum suivi la série se dit que les carottes sont cuites et que nous allons assister à une fin dramatique.

La conversation téléphonique se poursuit dans une intensité dramatique rarement atteinte. Don avoue à Peggy tous ses pêchés : sa trahison, son usurpation d’identité et sa solitude infinie. Lors de ce sommet de la série, presque aussi intense que leur confrontation qui a eu lieu lors de l’épisode 7.07 The Suitcase, Peggy supplie Don de rentrer à la maison. Mais Don sait bien qu’il n’a pas et n’a jamais eu de maison et fond en larmes avant de raccrocher. La fin est proche, se dit-on.

Il s’en suit une autre séquence absolument bouleversante. On aperçoit Don, complètement vidé et avachi au sol, interpelé par une des responsables du centre. On se dit alors que Don va peut-être trouver un foyer au sein de cette communauté hippie. Il se retrouve dans une séance de travail en compagnie d’autres séminaristes et assiste au discours d’une autre personne totalement désorientée. Il s’agit sans doute du plus grand sommet d’émotion que la série ait connue :

Don se retrouve face à ce Leonard (qui ressemble d’ailleurs étrangement à Matthew Weiner, coïncidence ?…) qui raconte, avec une touchante honnêteté, un rêve récurrent durant lequel il imagine être un objet de consommation courante bloqué dans l’obscurité d’un frigidaire et attendant désespérément qu’on le regarde et qu’on finisse par le choisir. Cet homme, sans doute un businessman dans le privé, reconnaît qu’il ignore ce qu’est l’amour (comme Don lors d’un autre bouleversant épisode de la saison 5 où il reconnaissait implicitement ne pas savoir comment aimer ses enfants) et qu’il se sent invisible.

Bien entendu, on comprend que ce personnage est le double de Don, trouvant enfin les mots capables de décrire ce que celui-ci ressent au plus profond de lui-même. Ces mots inespérés libèrent Don qui éclate en sanglots et vient enlacer Leonard dans un geste spontané et émouvant. Ce qui est d’autant plus surprenant puisque Don n’avait jamais pu, ou su, se livrer complètement durant les 92 épisodes de la série. On se prend alors à espérer à nouveau à une fin heureuse pour un Don si proche de la rédemption.

Dans une dernière scène absolument géniale, Matthew Weiner réussit ce que David Chase n’avait pas totalement su faire avec la fin des Soprano : une fin à la fois ouverte et répondant aux enjeux principaux de la série :

Toujours dans sa retraite au sein de la communauté hippie, Don est assis en position lotus avec un groupe et écoute un discours méditatif évoquant « un nouvel espoir » puis « de nouvelles idées ». Puis, il sourit les yeux fermés.

Matthew Weiner insère alors de façon brutale, en rupture avec la cohérence esthétique de la scène précédente, une séquence faisant totalement le contrepieds de cette scène de félicité : une publicité de Coca-Cola datant de 1971 : I’d Like to Buy the World a Coke.

Que veut montrer Matthew Weiner en intégrant cette publicité archi-connue qui fut un succès mondial pour la vraie agence McCann-Erickson (l’agence pour laquelle Don est sensé travaillé…) ?

Cette publicité naît-elle dans l’esprit de Don au moment où on perçoit son sourire ? Don va-t-il rentrer à New York pour reprendre ses activités de publicitaire maintenant qu’il s’est « trouvé », annonçant cyniquement les années Reagan, l’instant même où il a l’idée publicitaire de sa vie grâce, ironie du sort, à une retraite spirituelle ? Ou est-ce tout simplement un contrepoint salvateur de Matthew Weiner nous montrant la réalité mercantile du monde qui, tel une machine à laver idéologique, recycle tous les concepts et les idéologies pour en faire un business ? N’oublions pas que le spot dit textuellement : « J’aimerais acheter au monde une maison. (…) J’aimerais apprendre au monde à chanter ». Un discours à la fois ouvert et très offensif dans un contexte capitaliste.

Matthew Weiner ne répond pas frontalement à ces questions, mais laisse au téléspectateur suffisamment de pistes pour en faire son sel. Le destin de Don reste ouvert, comme suspendu à ces questions, ce qui nous rassure tant ce personnage a toujours été et, donc, restera à jamais une énigme pour lui et tous ceux qui l’ont côtoyé – nous les premiers.

En cela, cette fin est un tour de force scénaristique tout à fait remarquable sur le plan narratif, émotionnel et intellectuel. Bravo à cet auteur qui, n’en doutons pas, va refaire parler de lui très bientôt. Pourquoi pas au cinéma ?

20
Note globale

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Noodles

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