knight of cups
Note de la rédaction :

Note de la rédaction :

Oubliant manifestement l’existence de spectateurs, Terrence Malick signe un nouveau trip new age aussi lourd que vain. Contre-critique.

Dès les premières minutes il est clair que Knight of Cups est un naufrage, tant Terrence Malick semble coincé dans son trip et ne réaliser que pour lui-même. 

Éludant la psychologie et abordant la spiritualité et la philosophie avec la subtilité d’un bazooka, le réalisateur nous inflige près de deux heures d’un film qui, de la mise en scène au scénario en passant par la direction d’acteurs, s’avère particulièrement lourd, caricatural et superficiel. Ainsi la liberté y apparait-elle comme ce sentiment qui amène à lever les bras au ciel dans des caddies de supermarché ou des Cadillac en poussant de sonores « wouhou » et les acteurs se doivent, dans chaque posture, de souligner leur mal-être et la fragilité de leur existence. De même, Malick ne cherche qu’à afficher des symboles, sans leur donner réellement corps – si les trop nombreuses séquences passées par les personnages pieds nus sur des plages ou dans l’eau évoquent avec évidence la vie, la vitalité et le renouveau, il n’en ressort ni rapport charnel à la matière ni sensualité.

En outre, cet ensemble pénible et creux ne génère aucune émotion. Le dispositif utilisé, qui met le spectateur à l’écart des personnages, empêche toute empathie à leur égard sans pour autant créer la moindre prise de recul ou distanciation comique face aux crétineries qu’ils profèrent.

Enfin le film s’avère très misogyne, les femmes, le plus souvent réduites à un corps évidemment sublime, n’étant que des objets interchangeables placés sur la route du personnage principal.

Esthétiquement, le résultat est également affligeant. La photo est certes belle et quelques plans, notamment d’autoroute, sublimes mais le cadrage est globalement catastrophique, en particulier s’agissant des personnages, autour desquels s’agite une caméra flottante aussi vaine et attendue que la mystique new age qu’elle entend traduire.

À la question « par quoi commence-t-on ? », posée par un des personnages vers la fin, la meilleure réponse semble être « par aller voir un autre film ».

Notre contributeur Jon a, quant à lui, apprécié le film de Terrence Malick. Vous pouvez lire sa critique positive ici.

3
note globale
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