kingsman-secret-service-colin-firth-samuel-l-jackson-reviews
Note de la rédaction :

Après Kick-Ass et X-Men : Le Commencement, voici le nouveau long-métrage de Matthew Vaughn, Kingsman – Secret Services. Critique.

Kingsman : parapluies et lunettes de hipsters

C’est vrai qu’en tant que critique de pauvre, je pourrai/devrai voir des films de Quentin Dupieux ou avec des titres mystérieux, des films de tous horizons. Mais que voulez-vous, j’aime les grosses productions plein d’effets spéciaux et le cinéma anglophone en général (ce qui ne m’empêche pas de kiffer Valérie Donzelli, par exemple).

Bref, c’est avec la culotte qui palpite que j’attendais Kingsman, et c’est donc sans aucune objectivité que je vous donne mon avis, car il fallut moins de 60 secondes pour que je sois convaincue par ce film, rien qu’en voyant trois de mes acteurs british favoris dans le même plan (Colin Firth, Mark Strong et Jack Davenport). Mais bon, je vais quand même essayer de développer un peu.

ATTENTION SPOILERS QUI SERONT ECRITS EN MARRON

Je précise spoilers car pour une fois, ni l’intrigue, ni le genre de film que vous allez voir n’est dévoilé dans la bande-annonce. Disons basiquement que c’est l’histoire d’une agence d’espions qui se battent contre un terroriste humaniste, avec des parapluies, des costards et des lunettes de hipsters.

Déjà, si vous avez vu Layer Cake et Kick-Ass de Matthew Vaughn, vous avez déjà une idée de l’humour violent pratiqué par le monsieur. Et si vous avez déjà vu les deux derniers X-Men, vous avez une idée de son amour pour les super-héros. Mélangez tout ça avec un peu de James Bond et de Tarantino modernisé et vous obtenez Kingsman.

kingsman-secret-service-colin-firth-samuel-l-jackson-reviews

Bon, j’ai déjà développé par le passé mon aversion pour la violence au cinéma…Certes, Kingsman, c’est violent. Y a du membre coupé, de la tête qui explose, des os qui pètent. Certes, il y a une longue scène d’anthologie où Colin Firth tue une cinquantaine de personnes en plan-séquence et en quelques minutes. Oui mais ce sont de méchantes personnes…dans une église. Oui, la violence c’est mal, surtout quand on a 12 ans et que la différence entre le bien et le mal est encore en travaux. Mais bon, quand c’est fait avec humour, hum hum.

Dans ce film, le super méchant veut que tout le monde meurt pour sauver l’humanité, en utilisant les nouveaux outils de communication. Je venais de finir La Tempête de Barjavel, où justement, un « méchant » veut se débarrasser de l’Humanité pour qu’elle arrête les conneries. Après les méchants d’Europe de l’Est dans les années 90, après les gangsters dans les années 2000, les terroristes philanthropes sont-ils le nouvel archétype du méchant ? Nous verrons bien.

Kingsman est sans contexte un film « joyeux bordel » où Matthew Vaughn prend un malin plaisir à utiliser les codes des films d’espionnage, d’action et du comics (Kingsman est adapté d’une BD) pour amener le spectateur à « deviner » la suite (ah ça, on aime deviner hein, souvenons-nous de ceux qui avaient « deviné » la fin du Sixième Sens, Usual Suspects et autre Fight Club…) alors que en fait, « hey mais je m’attendais pas du tout à çaaaaaa ! ». Personnellement, quand tu commences à avoir quelques centaines de films au compteur, c’est bien agréable d’être surpris. Tout en utilisant des thèmes vus et revus, Matthew Vaughn parvient à réaliser un film original, avec sa patte bien reconnaissable qui déroute le spectateur.

I wasn’t trying to make a Bond movie. Very much like Kick-Ass, that was a love letter to all the superhero films I love. This was the same thing. I’m going to remind people how wonderful, how fun and what escapism those spy movies had that I grew up on. But I couldn’t just remake those.

Matthew Vaughn

Alors c’est sûr que si vous voulez un film british intimiste sur fond de Manchester et de ciel gris, passez votre chemin. Par contre, si vous voulez un vrai film d’action qui fait marrer avec ce qu’il faut de punchlines, d’imaginaire et d’effet spéciaux, tout ça sans aucune morale, qu’en sus, Colin Firth se bat à coups de parapluie et que vous voulez attendre avec impatience une suite, alors n’hésitez pas à mettre 10% de vos allocations chômage pour Kingsman, le film où Matthew Vaughn réinvente le film à gros budget.

C’est un très bon film, les acteurs sont parfaits, scénario au poil, FX à gogo, c’est fun et en plus, c’est le Retour de Mark Hamill et de Take That.

De toute façon, ne nous leurrons pas, le ciné UK est le nouveau ciné US, en mieux. Si vous êtes sages, je disserterai de tout ça dans un nouveau billet. Bref, autant s’y mettre maintenant.

Pour conclure, je citerais le film lui-même, quand Colin Firth se retrouve dans une église pleine de gens très TRES extrêmistes et qu’il répond à une dame qui ferait passer Marine Le Pen pour Gandhi “ I’m a Catholic whore, currently enjoying congress out of wedlock with my black Jewish boyfriend who works at a military abortion clinic. Hail Satan, and have a lovely afternoon madam.” En VF : “Je suis une pute catholique qui adore les rapports sexuels hors mariage avec mon petit copain noir et juif qui travaille dans une clinique anti-avortement. Vive Satan et bon après-midi Madame.” Tout ça avec un flegme tout britannique bien sûr.

Hail Kingsman.

Dory, Vacances de Pauvres

16
Note globale
Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

Laissez un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :