critiques express-8
Note de la rédaction :

Pour son huitième épisode des Critiques Express, Botzky, notre cinéphage fou, a décidé de faire dans l’éclectique avec 3 classiques et quelques nanars ! On espère que vous apprécierez. Session #8 : c’est parti !

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le concept des Critiques Express, c’est simple, vous pouvez suivre la semaine ciné du plus gros dévoreur de films de DocCiné. À coup de cinéma de genre, de grands classiques ou de films oubliés, vous pouvez vous mesurer à la passion dévorante de Botzky et, pourquoi pas, essayez de le suivre. En serez-vous capables ? 😉

trois femmes-Altman

Trois femmes (1977)

Genre : Drame onirique

Durée : 124 min

Réalisateur : Robert Altman

Résumé en UNE ligne : Échange de personnalités entre trois femmes paumées sous le soleil de L.A.

Ce qu’on en dit : La quintessence de Robert Altman, un film d’atmosphère angoissant, dérangeant. Le spectateur éprouve un malaise  constant mais ne peut que rester scotché au film, fasciné. Apparemment un hommage d’Altman à Persona d’Ingmar Bergman. Les deux actrices principales rivalisent de talent, Sissy Spacek (Carrie) et Shelley Duvall (que Kubrick a failli rendre dingue sur le tournage de Shining). Avec leurs gueules bizarre, elles renforcent le côté tordu du film et du propos (une série de rêves qu’Altman a mis en images. Les plans posés et lents, l’emploi des couleurs vives (violet et jaune pétant) et le grain seventies renforcent le côté peinture pop art de ce petit chef d’œuvre à dévorer rapido.

Acteurs : Sissy Spacek, Shelley Duvall, Janice Rule, Robert Fortier

La scène qui tue : Shelley Duvall qui raconte sa life et que tout le monde ignore constamment, et le « running gag » absurde de la jupe qui reste coincée dans la portière de voiture.

On le trouve : Fantastoche

ADAM’S RIB (1949)-Cukor

Adam’s Rib (1949)

Genre : Comédie féminista

Durée : 101 min

Réalisateur : George Cukor

Résumé en UNE ligne : L’amour d’un couple d’avocats est mis à l’épreuve lorsqu’ils s’occupent d’un même procès

Ce qu’on en dit : Une screwball comédie fantastique, avec un couple d’acteurs complices (hors écran aussi) avec des gags pif paf à la seconde judicieux, des dialogues qui font mouche et des situations tellement savoureuses qu’on dirait du chocolat fondant , nappé d’un scénar d’un féminisme qui pourrait en remontrer aux films actuels (on assiste vraiment à un retour aux idées conservatrices assez flippant dans le cinéma américain, don’t you think ?). Bref, Katharine Hepburn n’est pas une femme objet et elle nous le prouve, le Spencer Tracy face à elle est craquant en mari déboussolé. That’s entertainment, folks!

Acteurs : Katharine Hepburn, Spencer Tracy, Judy Holliday, David Wayne

La scène qui tue : La scène de dîner dans la cuisine avec le voisin qui s’invite et commence à jouer du piano. À mourir de rire.

On le trouve : Fantastoche

fargo-1996

Fargo (1996)

Genre : Film noir enneigé

Durée : 98 min

Réalisateur : Coen’s Brothers

Résumé en UNE ligne : Un vendeur minable d’une petite bourgade du Minnesota organise le kidnapping de sa femme pour toucher le magot du beau-père

Ce qu’on en dit : Waougla ! Cela faisait des années que je n’avais pas revu ce chef-d’œuvre. Tout est là, le monde unique des Frères Coen, les performances géniales, McDormand et Steve Buscemi en tête, l’humour décalé, les plans fixes, le rapt foireux et voué à l’échec, les personnages qui s’enfoncent de plus en plus dans leurs erreurs sans espoir de retour, et la mort qui surgit sans crier gare. A noter que la série du même nom produite par les frérots en est à sa deuxième saison et cartonne grave !

Acteurs : William H. Macy, Frances McDormand, Steve Buscemi, Peter Stormare

La scène qui tue : Le pétage de plomb de Steve Buscemi qui se prend une balle dans la joue

On le trouve : Fantastoche

Faults-2014-movie-poster

Faults (2014)

Genre : Sect crime

Durée : 89 min

Réalisateur : Riley Stearns

Résumé en UNE ligne : Un spécialiste des sectes en disgrâce est embauché pour déprogrammer une jeune fille.

Ce qu’on en dit : Un premier film qui ne manque ni de talent ni d’ambition avec des performances bien balèzes, notamment celle de Leland Orser (le mec traumatisé de Seven !) La thématique des sectes et du lavage de cerveau est bien abordée, la première partie est vraiment très excitante, puis le film s’enfonce un peu pour nous proposer un twist de fin un peu « gros sabots  je marche dans la soupe ». Malgré tout le film est court, sans temps mort, un bon moment et on attend le prochain film de Riley…

Acteurs : Leland Orser, Mary Elizabeth Winstead, Chris Ellis

La scène qui tue : La scène d’ouverture où le héros fait un scandale et se fait jeter du restau… le malaise !

On le trouve : Bien

big-nothing-original

Big Nothing (2006)

Genre : Crime foireux

Durée : 86 min

Réalisateur : Jean-Baptiste Andrea

Résumé en UNE ligne : Un professeur frustré et au chômage décide de prendre sa revanche sur la vie en s’associant avec un arnaqueur imprévisible et son ambitieuse ex-petite amie dans un plan de chantage « à toute épreuve ».

Ce qu’on en dit : Le réalisateur français auteur d’un film d’horreur prometteur, Dead End (2003), s’essaie à la comédie criminelle à la mode depuis Petits Meurtres entre Amis. Le film aurait pu être drôle, notamment grâce à la présence de Simon Pegg, mais ce dernier a du mal à se dépatouiller avec son rôle d’un ricain bouseux, et il a face à lui David Schwimmer (Ross de Friends) qui, avec sa tête de bon gars et son regard de Droopy pourrit tous les films dans lesquels il joue. Plus la blonde bonasse pour compléter un trio complètement improbable et des situations burlesques qui tombent à plat.  On a vu ce genre de trucs un million de fois et mieux fait. Le film est sorti directement en DVD sauf en Angleterre.

Acteurs : Simon Pegg, David Schwimmer, Alice Eve

La scène qui tue : Les deux scènes avec Jon Palito, un habitué des Frères Coens, sauvent le film du naufrage total

On le trouve : Trop nul

American-Ultra-affiche

American Ultra (2015)

Genre : Comédie action pour djeuns modernes qui fument de la beuh

Durée : 92 min

Réalisateur : Nima Nourizadeh

Résumé en UNE ligne : Un jeune drogué menant une chtite vie pépère découvre qu’il est un agent de la CIA programmé pour tuer.

Ce qu’on en dit : Bah, j’en attendais pas grand-chose mais je pensais que ce serait au moins dans l’esprit Pineapple Express. Que nenni, mon ami ! On se contente de reprendre des scènes de ci de là, genre Kick-Ass et le film précédemment cité, mais sans motivation ni envergure ni talent. Le film réjouira sûrement deux, trois ados morveux attardés qui kiffent les films où y’a une scène avec un stoner et une philosophie à la con qui leur fera croire que leur banale vie quotidienne est géniale. C’est le triomphe de la connerie hollywoodienne dans toute sa splendeur. A éviter nonchalamment !

Acteurs : Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, John Leguizamo

La scène qui tue : le générique animé de fin avec le gorille. Dommage qu’il faille attendre tout le film pour voir un truc correct et original.

On le trouve : Trop nul

trouble man

Trouble man (1972)

Genre : Blaxploitation action

Durée : 99 min

Réalisateur : Ivan Dixon

Résumé en UNE ligne : On a essayé de baiser Mr T, mais voilà, faut pas baiser Mr T, sinon il vous fait bouffer l’addition sans mayo.

Ce qu’on en dit : Un petit blaxploitation seventies typiques, avec le héros en costar stylee qui se change trois fois par jour, fait tomber toute les minettes, conduit une super Cadillac et est super… cool en toutes circonstances. Rien d’original mais de la baston et de la coolitude partout. A voir pour ceux qui ne connaissent de ce genre de cinéma d’exploitation que l’hommage de Tarantino, Jackie Brown. Le petit plus : super B.O groovy de Marvin Gaye !

Acteurs : Robert Hooks, Paul Winfield, Ralph Waite

La scène qui tue : Mr T. prend d’assaut l’immeuble où se cache le salopard de blanc qui voulait lui faire la peau.

On le trouve : Bien

CONDORMAN (1981)

Condorman (1981)

Genre : Pastiche superhéros

Durée : 90 min

Réalisateur : Charles Jarrott

Résumé en UNE ligne : Un dessinateur de BD d’aventures devient un super héros malgré lui et ravive un peu la guerre froide.

Ce qu’on en dit : Qui se souvient de ce film produit par Disney ? pas grand monde. C’est, il faut l’avouer, bien normal vu qu’il est assez foireux. Le manque de magie et un montage on ne peut plus raté font que le rythme ainsi que l’intérêt pour le film en pâtissent drôlement. Vu seulement pour la présence de l’acteur anglais le plus punk qui ait jamais existé, Oliver Reed (également le plus grand picoleur de tous les temps) dans le casting, qu’on ne voit malheureusement que vingt minutes max et dont la performance est franchement oubliable. Malgré tous ses défauts, il flotte dans ce film (est-ce dû à la musique ou aux effets spéciaux eighties) un je ne sais quoi de nostalgie douce-amère qui fait passer la pilule. Pour fans de super héros curieux only

Acteurs : Michael Crawford, Oliver Reed, Barbara Carrera, Jean-Pierre Khalfon (un habitué de Truffaut et Godard)

La scène qui tue : La scène d’hélico où Oliver Reed se prend un gros coup de coude par Barbara Carrera. Notre bon vieux Ollie l’avait poussé à bout hors caméra, le coup était pas prévu !

On le trouve : Bof

AGENTS TRÈS SPÉCIAUX-CODE UNCLE

Agents très spéciaux : Code UNCLE (2015)

Genre : Espionnage cool et rétro

Durée : 116 min

Réalisateur : Guy Ritchie

Résumé en UNE ligne : Deux espions ennemis, l’un Russe, l’autre Américain, doivent s’associer pour déjouer un plan de destruction planétaire.

Ce qu’on en dit : Jamais plus jamais Guy Ritchie ne retrouvera la magie de ses deux premiers films, Lock Stock and Two smokin’ Barrels et Snatch. Okay, il est cool, il a la maladie tarantinesque de la B.O rétro-cool et nous sort des plans à la Scorsese mâtinés de Fincher mais il n’arrive pas à faire monter ce soufflet estival qui, après les premières vingt minutes, tombe complètement à plat. On finit par s’emmerder sec et se désintéresser totalement du sort de ses trois personnages principaux ultra beaux mais ultra plats.

Acteurs : Henry Superman Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander, Hugh Grant qui vieillit et ressemble à Ed Helms

La scène qui tue : La première poursuite entre l’espion russe et américain dans Berlin Est. Après on peut arrêter le film et faire un Sudoku. 

On le trouve : Bof

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

Laissez un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :