Note de la rédaction :

Pour son septième épisode des Critiques Express, Botzky, notre cinéphage fou, a décidé de faire dans… l’horreur ! Voici un spécial horror movies ! On espère que vous apprécierez. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le concept des Critiques Express, c’est simple, vous pouvez suivre la semaine ciné du plus gros dévoreur de films de DocCiné. À coup de cinéma de genre, de grands classiques ou de films oubliés, vous pouvez vous mesurer à la passion dévorante de Botzky et, pourquoi pas, essayez de le suivre. En serez-vous capables ? 😉 Session #7 : c’est parti !

Spécial horror movies !

Turbo-Kid

Turbo Kid (2015)

Genre : Indé apunkalypse clin d’oeil

Durée : 93 min

Réalisateurs : François Simard, Anouk Whissell, Yoann-Karl Whissel

Résumé en UNE phrase : Dans un Canada post-apocalyptique où l’eau est plus précieuse que l’or, un jeune orphelin survit alone et rêve de devenir un super héros.

Ce qu’on en dit : Hommage nostalgique aux films  d’apocalypse des années 80, ce petit bijou nous ravira, nous valeureux trentenaires élevé aux Mad Max, Retour vers le Futur et autre Braindead. Il mélange le tout avec harmonie, ici pas de bagnoles aux moteurs rugissants mais des BMX. Chapeau aux trois canadiens qui nous livrent ce petit indé jouissif et tordant qui fourmille de petites trouvailles. Bien sûr, c’est parfois ultra cheesy et ridicule, on a droit a des dialogues dignes des meilleures lignes de Schwarzy, mais c’est pour cela qu’on aimait ces films non ? Cerise sur le gâteau : la présence honorifique de Michael Ironside, le méchant préféré de Paul Verhoeven. A voir avec la larmichette pour ces films qu’on en fait plus des comme ça maintenant, ah c’était le bon temps et toutes ces sortes de choses.

Acteurs : Munro Chambers, Laurence Leboeuf, Aaron Jeffery, Michael Ironside

La scène qui tue : La baston avec Skeletron

On le trouve : Trop bien

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The Skeleton Key (2005)

Genre : Horreur dans le bayou

Durée : 104 min

Réalisateur : Iain Softley

Résumé en UNE phrase : Une infirmière étudiante s’occupe d’un vieil homme victime d’une crise cardiaque dans une mystérieuse demeure en plein bayou.

Ce qu’on en dit : Ne boudons pas notre plaisir, avec John Hurt et Gena Rowlands dans le rôle des vieux, le film ne peut pas être mauvais. Iain Softley nous libre une bonne variation sur le thème de la magie noire, rien de bien nouveau mais un bon moment et un final sympathique. L’histoire devient assez confuse en course de route, mais comme dit Gena Rowlands dans le film « if you don’t believe it, it cannot hurt you ».

Acteurs :  Belle brochette avec Kate Hudson, Peter Sasgaard, Gena Rowlands, John Hurt et un cameo d’Isaach de Bankolé.

La scène qui tue : John Hurt paralytique dans le bain qui éructe les mots « Help me » à Kate Hudson. Creepy !

On le trouve : Bien

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Filth (2013)

Genre : Trainspotting flicard

Durée : 97 min

Réalisateur : Jon S. Baird

Résumé en UNE phrase : Descente aux enfers d’un policier écossais cocaïnomane qui a de gros, gros problèmes avec la réalité.

Ce qu’on en dit : Voir la critique de Dory ici. Bien sûr, la meilleure adaptation du génial Irvine Welsh restera Trainspotting. Cependant, je ne suis pas très d’accord avec les détracteurs de Filth. Une fois que je suis entré dans le film, j’étais émotionnellement complètement connecté avec le héros, James Mac Avoy, je valide totalement sa déchéance sans rédemption nimbée d’humour noir très corrosif et j’ai sorti ma petite larme sur la fin. Visuellement très réussi, avec un petit air de Brazil, de putains d’accents écossais, et même si les ficelles sont très grosses vers la conclusion, je trouve qu’on vibre à l’unisson. D’accord, il y a une morale, et alors ? Je dis tant mieux ! Très touché.

Acteurs : James Mac Avoy, Jamie Bell, Eddie Marsan.

La scène qui tue : Justement la pendaison si critiqué avec le sourire grimacant de Mc Avoy qui sort sa catchphrase : « Same rules apply ».

On le trouve : Trop bien

Devil-s Candy

Devil’s Candy (2015)

Genre : Horreur Heavy Metal

Durée : 90 min

Réalisateur : Sean Byrne

Résumé en UNE phrase : Un peintre fan de heavy metal emménage avec sa petite famille dans une maison dont les propriétaires sont morts subitement.

Ce qu’on en dit : Sean Byrne nous avait très agréablement surpris avec son premier film, The Loved Ones (2009) un slasher stylé ultra violent et cynique avec un recyclage bienvenu de la perceuse. Il revient avec un film un peu plus classique sur le Mal tout puissant, monsieur Satan himself. Le film démarre bien, avec une guitare électrique saturée qui défonce les oreilles et un tueur (gros débile genre Lenny de Des Souris et des Hommes) bien menaçant. Mais la petite étincelle de ses débuts cinématographiques ne prend pas vraiment cette fois-ci. Sa parabole des vendeurs d’art suppôt de Satan, avec une esthétique à la David Lynch, s’intègre mal dans le reste de l’histoire. Pas mal, mais on en attendait plus, et sur l’échelle du gore, on dépasse pas le deuxième échelon.

Acteurs : Ethan Embry, Shiri Appleby, Kiara Glasco

La scène qui tue : Le coup de guitare électrique dans la gueule de môman avec chute mortelle dans les escaliers pour conséquence.

On le trouve : Bien

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Resolution (2012)

Genre : Horreur indé différent

Durée : 93 min

Réalisateur : Justin Benson

Résumé en UNE phrase : Un type veut désintoxiquer son copain accro au crack en enchainant celui-ci dans sa baraque située sur une réserve indienne.

Ce qu’on en dit : Un peu d’originalité sur des thèmes éculés. Peu de gore, mais une tension palpable, des personnages très weird, l’analyse d’une amitié égoïste. Et un scénar brillant qui fait de nous, spectateurs, les maîtres tout puissants du film. Les personnages et le film évoluent en fonction de ce que, supposément, nous souhaitons voir dans tout film d’horreur qui se respecte. Malin !

Acteurs : Peter Cilella, Vinny Curran, Emily Montague

La scène qui tue : La rencontre avec le français, personnage énigmatique vivant dans une caravane au milieu de nulle part et pas si dingue qu’il en a l’air. 

On le trouve : Bien

Bone Tomahawk

Bone Tomahawk (2015)

Genre : Western khanibale

Durée : 132 min

Réalisateur : S. Craig Zahler

Résumé en UNE phrase : Quatre cow-boys partent au secours de prisonnières d’Indiens cannibales en 1850.

Ce qu’on en dit : Un peu déconcerté par ce premier film de Zahler. Pendant plus d’une heure, on dirait du western sauce nouvelle vague, lent, plein de dialogues, sans action, avec une étude psychologique qui tape sur les nerfs, et puis la dernière demi-heure s’emballe, un mélange de Cannibal Holocauste et d’Apocalypto, action et gore plein la gueule. Un blast. Pour fans de gore patients, donc. Et un Kurt Russel avec la même barbouze que dans le très attendu The Hateful Eight.

Acteurs : Kurt Russell, Patrick Wilson, Lili Simmons

La scène qui tue : Sans hésiter la scène d’équarrissage d’un être humain à coups de tomahawk (pour estomacs solides !)

On le trouve : Bof et très bon

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Lovely Molly (2011)

Genre : Horreur chevaline

Durée : 99 min

Réalisateur : Eduardo Sanchez

Résumé en UNE phrase : De retour dans sa maison d’enfance, une fraîche mariée commence à sombrer dans la folie et entend des voix…

Ce qu’on en dit : Comment ne pas penser illico à Répulsion de Polansky ? Le réalisateur de Blair Witch Project filme la lente et implacable descente aux enfers d’une jeune femme au passé très lourd. L’actrice principale passe la moitié du film à poil. C’est bien. Le son bien mixé nous fait sursauter, c’est bien aussi. On  a droit à de l’inceste, de la drogue, du cul et du sang, le tout enveloppé dans une ambiance étouffante. Le hic, c’est que ça nous laisse un peu de marbre, peut être parce que c’est déjà vu et que l’obsession de Sanchez pour la caméra amateur est lourde.

Acteurs : Gretchen Lodge, Johnny Lewis, Alexandra Holden

La scène qui tue : Molly possédée écarte les cuisses et commence à caresser son joli slip devant un prêtre exsangue. Tu la sens la tension sexuelle ?

On le trouve : Juste bien

welp film

Welp (2014)

Genre : Horreur flamand

Durée : 84 min

Réalisateur : Jonas Govaerts

Résumé en UNE phrase : Un groupe de scouts part en camp d’été dans les Ardennes, mais la forêt a un secret mortel !

Ce qu’on en dit : Un premier film financé grâce au système du crown funding. Le belge Jonas Govaerts connait ses classiques et délivre une série B honnête dans de chouettes décors à la frontière française (à ce propos, les français mis en scène dans le film nous mettent pas franchement en valeur). Des petites idées, deux trois scènes gores et choquantes, mais rien d’inoubliable dans ce recyclage des films d’horreur européens de ces dix dernières années. On sent la grosse influence de Haute Tension (2003) d’Alexandre Aja. Qu’importe, on passe un bon moment.

Acteurs : Maurice Luijten, Evelien Bosmans, Titus De Voogdt

La scène qui tue : Les deux gamins qui s’entretuent au couteau dans un puits de merde.

On le trouve : Juste bien

Clown film

Clown (2014)

Genre : Horreur clownesque avec de grosses dents

Durée : 100 min

Réalisateur : Jon Watts

Résumé en UNE phrase : Pour l’anniversaire de son fils, un homme enfile une tenue de clown trouvée dans une maison à vendre… mais n’arrive plus à enlever son déguisement.

Ce qu’on en dit : Ce premier film du réalisateur de Cop Car, n’a pas encore eu droit à une distribution correcte, il est donc assez introuvable. Dommage, il dépoussière le genre avec une histoire de déguisement qui est en fait une seconde peau et donne envie à son propriétaire de manger des petits enfants. Sachant qu’Eli Roth fait partie du projet, on s’imagine bien que le film veut provoquer le spectateur. Il y arrive malgré un rythme un peu inégal. Le monstro-clown est vraiment flippant.

Acteurs : Eli Roth, Peter Stormare, Laura Allen

La scène qui tue : La femme du clown malgré lui arrache son nez rouge avec des pinces… on a mal pour lui !

On le trouve : Bien

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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