Balada triste de trompeta poster
Note de la rédaction :

Quatrième fournée des Critiques Express, la nouvelle rubrique de Botzky, notre cinéphage fou. Le concept ? Suivez la semaine ciné du plus gros dévoreur de films de DocCiné. À coup de cinéma de genre, de grands classiques ou de films oubliés, mesurez-vous à la passion dévorante de Botzky et, pourquoi pas, essayez de le suivre. En serez-vous capables ? 😉 Session #4 : c’est parti !

Critiques Express du 12 au 21 octobre 2015

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Balada triste de trompeta (2010)

Genre : Crazy circus

Durée : 107 min

Réalisateur : Alex de la Iglesia

Résumé en un UNE phrase : Clown joyeux et clown triste se disputent le cœur de la belle trapéziste.

Ce qu’on en dit : Un autre film sur le traumatisme ibérique des années franquistes, le message est clair : ce ne sont pas les protagonistes qui sont fous, mais bien la dictature dans laquelle ils vivent. Violent, noir, flamboyant, vibrant, foutraque, coloré, un peu inabouti, cette balade triste de trompette zigzague, s’égare, nous envoûte et nous frustre en même temps. Un joyeux bordel qui vaut le coup d’œil.

Acteurs : Carlos Areces, Antonio de la Torre, Carolina Bang

La scène qui tue : Enfermé dans une chapelle, le clown triste se mutile horriblement le visage avant d’aller buter du franquiste. Crazy.

On le trouve : Trop bien

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An innocent man (1989)

Genre : Prison à moustache

Durée : 113 min

Réalisateur : Peter Yates

Résumé en UNE phrase : Accusé d’un crime qu’il n’a pas commis, un honnête homme se retrouve en taule.

Ce qu’on en dit : Peter Yates a fait deux grands films, Bullit et The Friends of Eddie Coyle. Puis il a signé des films honnêtes, dont celui-ci, qui se laisse regarder mais ne vole jamais très haut. Pour fans de films de prison (ou de Magnum) only.

Acteurs : Tom Selleck, F. Murray Abraham, Laila Robins

La scène qui tue : Tom Selleck doit prouver qu’il ne se laisse pas marcher sur les pieds pour survivre en zonzon et bute son tourmenteur dans les toilettes.

On le trouve : Juste bien

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The Asphyx (1973)

Genre : Horreur à l’anglaise

Durée : 83 min

Réalisateur : Peter Newbrook

Résumé en UNE phrase : Début XIXème, un scientifique veut emprisonner l’esprit de la mort pour devenir immortel.

Ce qu’on en dit : Trompé par des critiques élogieuses, je me suis fait vachement chier devant ce film plombé par des dialogues interminables et un rythme lent, mais lent, qui a vraiment peu à offrir à part de jolis décors d’époque et une fin arrêt sur image très seventies. Pas le meilleur des Hammer movies.

Acteurs : Robert Powell, Robert Stephens, Jane Lapotaire

La scène qui tue : Le scientifique veut emprisonner l’esprit de la mort de sa fille et à cause d’une erreur technique, celle-ci se retrouve guillotinée ! (c’est si con et absurde que c’en est drôle !).

On le trouve : Bof

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Clownhouse (1989)

Genre : Killer clowns

Durée : 81 min

Réalisateur : Victor Salva

Résumé en UNE phrase : Trois psychopathes s’évadent d’un asile, se déguisent en clown et veulent buter trois gamins laissés tous seuls chez eux.

Ce qu’on en dit : Ce film est surtout connu parce que le réalisateur, Victor Salva, a été condamné pour attouchements sexuels sur l’acteur principal… sinon le film ne vaut vraiment pas grand-chose, les tueurs sont franchement ridicules, les conflits des trois frères stéréotypés, la qualité de l’image mauvaise. Une perte de temps.

Acteurs : Un tout jeune Sam Rockwell, Nathan Forrest Winters, Brian McHugh

La scène qui tue : Un des gamins se cache sous une table (!) pour échapper aux clowns tueurs (forcément, il se fait griller bien vite).

On le trouve : Trop nul

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L’Emprise des ténèbres (1988)

(Titre original : The Serpent and the Rainbow) 

Genre : Horreur sauce voodoo

Durée : 98 min

Réalisateur : Wes Craven

Résumé en UNE phrase : Un anthropologiste se rend en Haïti pour étudier un cas de zombie.

Ce qu’on en dit : Wes Craven (paix à son âme) sait faire des films d’horreur, il nous l’a prouvé maintes fois. Malgré pas mal de cliché, ce film d’aventures avec des touches de magie noire nous fait passer un bon moment avec de bons rebondissements, de jolis plans et de féroces méchants.

Acteurs : Le sympathique Bill Pullman, le dérangeant Zakes Mokae, la belle Cathy Tyson

La scène qui tue : Bill Pullmann enfermé dans un cercueil qui se remplit de sang

On le trouve : Bien

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Valdez is coming (1971)

Genre : Western badass

Durée : 90 min

Réalisateur : Edwin Sherin

Résumé enUNE phrase : Burt Lancaster est Valdez, un shérif mexicain qui crie vengeance !

Ce qu’on en dit : Adapté d’un roman d’Elmore Leonard, ce western prouve que The Wild Bunch n’avait pas encore tué le genre. Burt est super cool en shérif moustachu qui rétablit la justice à coups de fusil dans des décors montagneux fabuleux. Les méchants sont vraiment sans pitié et s’acharnent tellement sur lui dans la première partie qu’on exulte quand il prend enfin les armes. Pour reprendre le slogan de Machete: they fucked with the wrong mexican !

Acteurs : Burt Lancaster, Susan Clark, John Cypher

La scène qui tue : Valdez attaché à une croix se fait sa petite traversée du désert.

On le trouve : Trop bien

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Monkey Kung-Fu aka Stroke of Death (1979)

Genre : Kung-fu Shaw Bros

Durée : 89 min

Réalisateur : Mar Lo

Résumé en UNE phrase : En prison, un jeune trublion rencontre un kung-fu master spécialiste de la technique du singe qui lui refile un bout de bois super important.

Ce qu’on en dit : À ne pas confondre avec Mad Monkey Kung-fu, de la même année mais nettement supérieur, ce petit film avec la fameuse technique du singe fait passer un bon moment. Le plot est totalement faiblard et le méchant un peu ridicule avec sa fausse postiche blanche (alors qu’on voit bien qu’il a pas plus de vingt ans), mais le film nous fournit du Kung-fu loufoque, original et bien chorégraphié à la pelle. On n’en demande pas plus !

Acteurs : Hsi Chang, Ling Wei Chen

La scène qui tue : L’entraînement des deux potes qui apprennent la technique du singe bourré.

On le trouve : Bien

Ten tigers of Kwangtung

Ten tigers of Kwangtung (1980)

Genre : Kung-Fu Shaw Bros

Durée : 91 min

Réalisateur : Chang Cheh

Résumé en UNE phrase : Deux inconnus veulent buter les dix tigres Canton parce que les parents de ceux-ci ont buté leurs parents (ou un truc dans ce genre, ça bute grave en tout cas).

Ce qu’on en dit : Le film est assez irritant car il mélange deux histoires à coups de flash-backs sans en conclure aucune, et il y a tellement de personnages que l’on est vite embrouillé. Apparemment, un problème de production a fait arrêter le tournage, et quand Chang Cheh l’a repris, certains acteurs n’étaient plus disponibles, d’où le sentiment de patchwork et le fait que des personnages disparaissent subitement sans aucune explication. Les scènes de combats ne sont pas mal, mais Chang Cheh a fait beaucoup, beaucoup mieux.

Acteurs : Ti Lung, Sheng Fu, Phillip Kwok

La scène qui tue : Le big fight devant la péniche.

On le trouve : Bof

Disciples of Shaolin

Disciples of Shaolin (1975)

Genre : Bloody Kung-Fu Shaw Bros

Durée : 106 min

Réalisateur : Chang Cheh

Résumé en UNE phrase : Grandeur et décadence d’un petit paysan aveuglé par sa soif de grandeur.

Ce qu’on en dit : Très sympa, ce Scarface sauce Kung-fu avec un superbe Fu Sheng (acteur mort en pleine gloire dans un accident de voiture) qui, grâce à sa connaissance des arts martiaux, obtiendra richesse et gloire. Malheureusement, il est trop naïf et, malgré les avertissements de son grand frère, sa fierté sera sa chute. Chang Cheh nous distille quelques scènes symboliques savoureuses (par exemple, le héros qui a toujours eu des chaussures complètement usées n’a de cesse d’avoir de belles chaussures toutes neuves), les combats sont super bien chorégraphiés et très violents.

Acteurs : Alexander Fu Sheng, Kua-Chun Chi

La scène qui tue : L’avant dernière scène de combat d’une dizaine de minutes, typique de Chang Cheh où Fu Sheng, blessé à mort et pissant le sang, bute une trentaine de ses tourmenteurs avant de mourir.

On le trouve : Très bon

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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