aferim
Note de la rédaction :

Troisième fournée des Critiques Express, la nouvelle rubrique de Botzky, notre cinéphage fou. Le concept ? Suivez la semaine ciné du plus gros dévoreur de films de DocCiné. À coup de cinéma de genre, de grands classiques ou de films oubliés, mesurez-vous à la passion dévorante de Botzky et, pourquoi pas, essayez de le suivre. En serez-vous capables ? 😉 Session #3 : c’est parti !

Critiques Express du 1er au 11 octobre 2015

The Kidnap Syndicate

The Kidnap Syndicate (1975) Titre Original : La città sconvolta: caccia spietata ai rapitori  

Genre : giallo sans scrupules

Durée : 97 min

Réalisateur : Fernando Di Leo

Résumé en un UNE ligne : un père qui n’a plus rien à perdre part à la chasse des kidnappeurs de son fils

Ce qu’on en dit : le méconnu Fernando di Leo, réalisateur italien génial mais inégal auteur d’une trilogie mafieuse qui a fortement influencée Tarantino, ne se fatigue pas trop avec cette histoire inspirée de faits réels. On y trouve une critique de la corruption italienne de l’époque faiblarde, un héros beau gosse avec de jolis pattes d’eph et une chouette moto mais pas trop de charisme. Le film est sauvé par des scènes d’actions bien foutues, des scènes de violence coup de poing dans ta gueule, la bande originale signée Luis Bacalov qui reprend son superbe thème de Milano Calibro 9 et deux grands acteurs : James Mason et Vittorio Caprioli

Acteurs : Luc Merenda, James Mason, Irina Maleeva, Vittorio Caprioli

La scène qui tue : Le massacre à la Kalachnikov

On le trouve : juste bien

The white storm

The white storm (2013)

Genre : polar shoot ‘em all

Durée : 140 min

Réalisateur : Benny Chan

Résumé en un UNE ligne : l’amitié de trois supers flics de Hong-Kong est fortement remise en question lors d‘une opération contre un baron de la drogue thaïlandais

Ce qu’on en dit : bon, les films d’heroic blood sheed (bains de sang héroiques) c’est la spécialité de Hong Kong depuis les seventies, ça a explosé avec John Woo dans les années 80 et 90 avec des films comme Le syndicat du crime ou Bullet in the Head, et aujourd’hui ça stagne vachement. Benny Chan modernise un peu l’histoire, les technologies ont évolué, sinon c’est la même sauce sans la magie de l’époque. On passe tout de même un bon moment si on est pas trop exigeant, et le massacre des forces d’intervention spéciales par deux hélicoptères équipés de machine-guns vaut son pesant de cacahouètes.

Acteurs : Ching Wan Lau, Louis Koo et Nick Cheung, trois pointures du cinéma d’action asiatique actuel et familiers du grand Johnnie To

La scène qui tue : oh ben sans hésiter le bain de sang final.

On le trouve : juste bien

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The silent partner (1978)

Genre : thriller bien weird

Durée : 106 min

Réalisateur : Daryl Duke

Résumé en un UNE ligne : un employé de banque pique la recette d’un hold-up aux dépens du bandit

Ce qu’on en dit : c’est toujours agréable de découvrir un bon petit trésor perdu des années 70 qui est à la fois malin, solide et prenant, avec un scénario original et plein de twists inattendus. C’est le cas de ce film, que les distributeurs ont pas du tout su comment en faire la promo (voir la jaquette du DVD qui n’a rien, mais alors rien à voir avec le schmilblick), qui commence comme une comédie pour devenir un thriller troublant. Filmé à Toronto, avec un Elliott Gould bien dans son rôle et un Christopher Plummer en bisexuel sadique flippant.

Acteurs : Elliott Gould, Christopher Plummer (le papa de Honey Buney), Susannah York et un tout jeune John Candy dans un petit rôle !

La scène qui tue : le meurtre très graphique avec tête coupée dans un aquarium qui fait basculer le ton du film

On le trouve : trop bien

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Inside Out (2015)

Genre : cerveau animé

Durée : 94 min

Réalisateur : Pete Docter, Ronnie del Carmen

Résumé en un UNE ligne : longue vie aux émotions !

Ce qu’on en dit : que du bien, voir la critique de Ghost Writer ici 

On le trouve : trop bien

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Cop Car (2015)

Genre : thriller indé branché

Durée : 88 min

Réalisateur : Jon Watts

Résumé en un UNE ligne : le shérif d’une petite bourgade américaine se fait chouraver sa bagnole de service par deux gamins

Ce qu’on en dit : Jon Watts signe un petit film indépendant aux décors naturels ébouriffants, avec un Kevin Bacon (également producteur) à qui la cinquantaine et la moustache vont très bien. Il assure à mort dans le rôle d’un ripou qui doit absolument retrouver sa bagnole dans le coffre duquel se trouve quelque chose de très dangereux. La bande son électro-rock expérimentale donne une certaine dimension au tout, mais les caractères ne sont pas suffisamment introduits, et la seconde moitié du film manque de souffle. Du coup c’est un peu raté, mais agréable tout de même. Un espèce de No country for old men du pauvre.

La scène qui tue : Kevin Bacon en marcel, gants et lunettes noires qui court comme un dératé dans la prairie pour retrouver sa voiture.

Acteurs : Kevin Bacon, Shea Wigham, James Freedson-Jackson

On le trouve : bien

aferim

Aferim ! (2015)

Genre : drame historique roumain

Durée : 108 min

Réalisateur : Radu Jude

Résumé en un UNE ligne : un policier vieillissant et son jeune fils sont chargés par un noble de retrouver un des ses esclaves roms qui s’est échappé.

Ce qu’on en dit : vu dans le cadre du Let’s Cee Film Festival, ce pamphlet en noir et blanc sur la situation des esclaves romanichels au 19ème siècle en Roumaine ne manque pas de piquant, comme le chardon qui s’agite dans le vent dans le décalquant gros plan d’intro. Filmé avec maestria, sans glamour, la pauvreté et les conditions de vie de l’époque sont si bien rendues qu’on pourrait presque « sentir » les scènes. La caméra suit avec objectivité des personnages auxquels on s’attache lentement mais sûrement. La critique sociale est terriblement moderne, et quand le film se termine, on a envie de crier « Aferim ! » (Bravo). Du très grand cinéma.

Acteurs : Teodor Corban, Mihai Comanoiu, Toma Cuzin (qui a participé au débat après le film et qui est super sympa !)

La scène qui tue : les déclamations du prêtre sur les différents peuples, à la fois drôle et d’une bêtise malheureusement trop actuelle.

On le trouve : fantastoche

The adventures of Ford Fairlaine

The adventures of Ford Fairlaine (1990)

Genre : navet pas drôle pour gros beaufs décérébrés

Durée : 104 min

Réalisateur : Renny Harlin

Résumé en un UNE ligne : un détective Rock and Roll doit retrouver une groupie impliqué dans une bien sombre affaire de gros sous et de meurtre

Ce qu’on en dit : Ô colère ! Mais quelle erreur ai-je fait de mater ce film sur la base d’une scène avec Robert Englund qui avait l’air drôle et d’un réalisateur, Renny Harlin, qui n’as pas fait que des daubes ! Un monument de connerie raciste, abjecte et machiste, mes sœurs et mes frères ! L’acteur principal, un comédien de stand-up, a à peu-près deux gags lourds qu’il réutilise tout au long du film. Les meufs ne sont que des potiches qui tombent toutes sous son charme, le type est d’un narcissisme et d’une auto-condescendance à vomir. Exemple de gag: What’s the definition of a vagina? The box a penis comes in… J’ai passé le reste de la nuit et le jour suivant à regarder tous les spectacles de Louis C.K pour faire passer cet infect goût de merde que m’a refilé ce film. Bref, à éviter, matez plutôt Louis !

Acteurs : Andrew Dice Clay, Priscilla Presley.

La scène qui tue : le générique final, ouf, la torture s’achève

On le trouve : trop nul

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Cooties (2015)

Genre : zombies mineurs bouffeurs d’adultes

Durée : 88 min

Réalisateur : Jonathan Milott, Cary Murnion

Résumé en un UNE ligne : intoxiqués par des nuggets de poulets, des gamins commencent à bouffer tout le monde dans une école

Ce qu’on en dit : encore une variation sympa sur le thème ultra usé mais qui fonctionne toujours (pour peu qu’on soit fan) des zombies. Cette fois-ci, seuls les gamins deviennent zombies lorsqu’ils sont mordus. On a un casting d’acteurs bien cool, avec le petit Elijah Wood (ouh qu’il est mignon on a envie de lui frotter le menton !) et l’hilarant Rainn Wilson (Dwight Schrute dans The Office) qui nous crée un personnage beauf mais badass bien comme on les aime. Y’a du cliché à la pelle, rien de nouveau sous le soleil, mais le film est drôle et il y a quelque chose de cathartique à voir ces sales mioches bouffeurs de sang se faire éclater avec créativité. L’auteur du scénar de Saw a écrit celui-ci aussi et joue le rôle d’un prof bien taré dans le film. A recommander aux amateurs de comédies gores.

Acteurs : Elijah Wood, Rainn Wilson, Jack McBrayer, Alison Pill, Leigh Whannel

La scène qui tue : Wade (Rainn Wilson) arrose les gamins zombies d’essence, enfile ses lunettes noires et balance une allumette dans le tas en sortant sur un ton super cool : « Nap time, motherfuckers ! »

On le trouve : bien

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Love and Bullets (1979)

Genre : Polar Bronson tire dans le tas

Durée : 103 min

Réalisateur : Stuart Rosenberg

Résumé en un UNE ligne : Charlie part en Suisse pour retrouver l’ex d’un mafieux américain et la faire témoigner contre lui

Ce qu’on en dit : deux pointures se sont succédées à la réalisation de ce film. John Huston à commencer à le tourner puis a quitté le projet après s’être brouillé avec les producteurs. S’y est alors attelé Stuart Rosenberg, réalisateur entres autres de Luke la main froide et Brubaker. Pourtant, ce film ne diffère en rien des poignées d’autres tournés dans les années 70 pour mettre en valeur sa star, Charles Bronson (le Jason Statham de l’époque pour ceux qui connaitraient pô) et sa compagne, la toujours nullissime Jill Ireland (Pourquoi Charles Bronson était raide dingue de cette pâlichonne blondinette, mystère, tout comme pour le couple Sondra Locke-Clint Eastwood). Pire, le film, en comparaison par exemple avec Mister Majestyk, The Stone Killer ou encore Chato’s Land, est très mou, assez lent, il manque d’action est le film est expédié comme une lettre baveuse à la poste. Rod Steiger, comme malheureusement assez souvent dans sa carrière, se croit obligé d’en rajouter des tonnes, bégayant et se baladant en robe de chambre rouge vif, et son rôle de boss de la pègre devient ridicule. Déception pour les fans de Badass Bronson.

Acteurs : Charles Bronson, Jill Ireland, Rod Steiger, Henry Silva.

La scène qui tue : Charlie « Mac Gyver » qui nous construit une sarbacane avec un tube en acier, du papier et des clous et bute des méchants armés de pétoires avec ce truc !

On le trouve : juste bien

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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