Note de la rédaction :

Critiques Express #23 : Spécial Westerns ! Amis de la liberté de port d’armes, de buter du coyote et du cheyenne et de mettre la main au cul d’une femme servile qui vous sert vos fayots du matin pour bien affûter vos trémolos de pets quotidien, bonjour ! Partie 2, c’est parti !

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La caravane de feu (The War Wagon)

Année : 1967

Durée : 101 min

Réalisateur : Burt Kennedy

Résumé en UNE phrase : deux cowboys rivaux font alliance pour braquer une diligence cuirassée genre tank tiré par des chevaux remplie d’or.

Ce qu’on en dit : un classique télé de mon enfance avec le Kirk de ces dames sourire Colgate, sa veste jaune et son futal en cuir noir hyper moulant. Et le Duke qui fait le Duke. C’est frais, c’est naïf, c’est plein d’anachronismes et de bourdes scénaristiques mais c’est un divertissement génial que je me suis rematé avec plein de mélancolie picotante dans les yeux, notamment la partie avec la nitro sous le pont posée par un jeune alcoolo tremblotant et la diligence armée d’une mitrailleuse. Un petit plaisir chaud et sucré comme un bol de cacao sans conséquences fâcheuses pour le reste du monde.

Acteurs : John Wayne, Kirk Douglas,

La scène qui tue : Kirk Douglas qui fait un petit saut de cabri tout classe pour monter sur son cheval

On le trouve : très sympa

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Les quatre fils de Katie Elder (The Sons of Katie Elder)

Année : 1965

Durée : 122 min

Réalisateur : Henry Hathaway

Résumé en UNE phrase : quatre frangins dispersés aux quatre coins de l’ouest sont réunis lors de la mort de leur mère

Ce qu’on en dit : les deux stars du mythique Rio Bravo d’Howard Hawks sont réunis pour ce western bien viril et humoristique qui tient assez bien la route malgré quelques scènes un peu trop macho-blaireau naïves et ridicules. Les quatre frères réunis pour la première fois depuis des années vont se redécouvrir et se rendre compte que leur mère était quelqu’un de très bien. C’est assez enfantin dans la trame et assez catho, mais il y a de chouettes scènes d’action et un Dean Martin qui sourit constamment et pousse la chansonnette. Et un petit rôle d’un tout jeune Dennis Hopper !

Acteurs : John Wayne, Dean Martin, Martha Heyer

La scène qui tue : l’embuscade sur le pont

On le trouve : sympathique

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Les comancheros (The Comancheros)

Année : 1972

Durée : 107 min

Réalisateur : Michael Curtiz

Résumé en UNE phrase : un ranger du Texas fait équipe avec son prisonnier pour se battre contre un groupe de bandits

Ce qu’on en dit : une petite collaboration Wayne / Curtiz qui fait de mal à personne mais qui casse pas non plus des briques. On a de l’action, des belles couleurs et de jolies filles, une baston homérique avec Lee Marvin et une romance un peu toc comme l’histoire dans son ensemble. Rien de très emballant.

Acteurs : John Wayne, Stuart Whitman, Ina Balin

La scène qui tue : le fight entre Lee Marvin et John Wayne dans le saloon.

On le trouve : boapf

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Sabata (Ehi amico… c’è Sabata, hai chiuso !)

Année : 1969

Durée : 111 min

Réalisateur : Gianfranco Parolini

Résumé en UNE phrase : Sabata, célèbre chasseur de primes, arrive dans une petite contrôlée par la pègre locale et commence à manipuler cette dernière

Ce qu’on en dit : western spaghetti foutoir coloré burlesque hippie barré. Mention spéciale pour le type aux cheveux longs roux vif et yeux bleus genre Franco Nero qui cache une Winchester dans son banjo et la bande son criarde genre Ennio Morricone sous amphés. Lee Van CLeef reprend son rôle de chasseur de primes tireur d’élite pince sans rire fringué coco la classe (oh ce coupe-vent noir avec rabats sur les épaules !) avec toute la panoplie habituelle : son petit sourire ironique, ses yeux quasi fermés, sa fine moustache et sa pipe, qu’on sait pas s’il est du côté des méchants ou des gentils mais que oui à la fin on voit qu’il penche pour les faibles et les opprimés. Un chouette film mais que l’on finit par confondre avec tous les autres réalisés à cette époque avec Lee Van Cleef, qui devait pas s’en souvenir trop bien non plus vu que les réalisateurs attendaient toujours qu’il soit fin bourré pour tourner, sinon il pouvait pas jouer une scène correctement.

Acteurs : Lee Van Cleef, Ignazio Spalla, Franco Ressel

La scène qui tue : l’embuscade à la dynamite dans le canyon avec un indien qui fait des acrobaties de cirque

On le trouve : bien

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L’attaque de la malle-poste (Rawhide)

Année : 1951

Durée : 89 min

Réalisateur : Henry Hathaway

Résumé en UNE phrase : les employés d’un relais de diligence éloigné de tout ainsi qu’une passagère en transit sont pris en otage par quatre hors la loi.

Ce qu’on en dit : un western psychologique court et intense qui fait usage à merveille du noir et blanc et de son unité de lieu. Pas une seconde de répit pour ces trois (quatre avec le bébé) personnages qui doivent tenir 24 heures avec un groupe de bandits. Ces derniers ont besoin d’eux pour cambrioler une diligence remplie d’or, mais que se passera-t-il ensuite ? De plus, il y a de grosses disputes entre le chef du groupe et l’un de ses lieutenants plutôt indiscipliné, psychopathe et très attiré par la femme. Et pour couronner le tout, le flingue du héros traine quelque part près de l’abreuvoir à chevaux… on stresse pendant tout le film avec nos héros enfermés dans une chambre et qui élaborent tous les plans possibles et imaginables pour se sortir vivant de ce gros merdier. Le réal va droit à l’essentiel et grâce à de malins rebondissements, des confrontations psychologiques intenses délivrées par une poignée d’acteurs en grande forme et des plans de caméras très serrés qui renforcent la sensation d’étouffement, il ne nous laisse souffler que lors du dénouement final. Superbe pépite.

Acteurs : Tyronne Power, Susan Hayward, Hugh Marlowe

La scène qui tue : un demi-siècle avant Les Evadés, Tyrone Power et Susan Hayward se relaient toute la nuit pour creuser le mur de la pièce dans laquelle ils sont enfermés avec un ridicule couteau émoussé.

On le trouve : superbe

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La poursuite sauvage (The Revengers)

Année : 1972

Durée : 106 min

Réalisateur : Daniel Mann

Résumé en UNE phrase : la famille d’un riche fermier qui fait chier personne se fait massacrer par un groupe assez hétéroclite d’indiens et de blanc, du coup ce dernier jure de se venger et engage une poignée de bandits et d’assassins pour mener à bien sa mission sacrée.

Ce qu’on en dit : un mix vachement curieux des Douze salopards et des Professionnels. Le tout avec quelque pointe de psychédélisme (notamment le méchant qui a tout d’un hippie sauf la peace of mind). Le scénar recycle sans imagination et malgré la violence et l’action constante. Le film s’embourbe et offre un final tout pourri. Vers la moitié du film, on sent que William Holden est en train de se demander ce qu’il est venu foutre dans cette galère. Le rôle du bandit français pro de l’escalade et plus intéressé par les gonzesses que par le fric est joué par Roger Hanin ! Un film qu’on peut mater mais tout aussi bien éviter.

Acteurs : William Holden, Ernest Borgnine, Woody Strode

La scène qui pue : pendant une demi-heure, William Holden blessé est secouru par une veuve catho, il y a une romance qui s’installe et qui n’a plus rien à voir avec le reste du film, les scénaristes finissent par s’en rendre compte et l’abandonnent d’un coup sans aucune continuité logique.

On le trouve : foiré !

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L’homme de l’Ouest (Man of the West)

Année : 1958

Durée : 100 min

Réalisateur : Anthony Mann

Résumé en UNE phrase : un cowboy mystérieux se retrouve pris en otage par son ancien gang et essaie de récupérer un magot et de sauver une gonzesse dont la vie ne tient qu’à un fil.

Ce qu’on en dit : un western recommandé par Godard, je voulais absolument voir ! Pas déçu. C’est tellement existentialiste que ca aurait pu être écrit par Sartre himself. Presque tout le film se déroule dans un cabanon abandonné avec tellement de tension psychologique prête à péter à tout instant que c’en est épuisant. Mais positivement épuisant. Une fois de plus, Gary Cooper joue à merveille le cowboy mûr torturé par son passé et hésitant entre reprendre ses mauvaises habitudes ou choisir la voie de la rédemption. Il doit en outre faire preuve de toute sa psychologie pour sortir vivant de ce  nid de vipères dominé par son ancien mentor (superbe Lee J. Cobb) un vieux salopard indigne, brutal et violent, mais qui a une affection quasi filiale pour lui. Malin, différent, c’est du béton ! Réalisé par Anthony Mann, auteur d’une poignée d’excellents westerns secs et nerveux avec James Stewart, notamment Winchester 73 et The Naked Spur.

Acteurs : Gary Cooper, Julie London, Lee J. Cobb

La scène qui tue : la baston à mains nues entre Gary Cooper et un membre de son ancien gang, qui part complètement en live et où Gary laisse échapper toute sa sauvagerie.

On le trouve : génial

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El Perdido (The Lat Sunset)

Année : 1961

Durée : 112 min

Réalisateur : Robert Aldrich

Résumé en UNE phrase : un cowboy qui recherche l’ex de sa sœur responsable du suicide de cette dernière doit faire alliance avec lui pour escorter le troupeau de vaches d’une riche veuve vers le Mexique.

Ce qu’on en dit : du potentiel, un plot tragique à la Jubal, de grands acteurs, de beaux décors, un grand réalisateur. Et une mayonnaise qui prend pas. Il manque constamment un je ne sais quoi, ce qui fait que le film boitille pendant près de deux heures sans jamais satisfaire le spectateur. Pas vraiment mauvais, mais rien de plaisant. Un mauvais film de plus dans la filmographie de Robert Aldrich qui me force chaque fois à réviser mon jugement sur les véritables qualités intrinsèques de celui-ci.

Acteurs : Kirk Douglas, Rock Hudson, Joseph Cotten

La scène qui tue : Kirk Douglas découvre que la croquante et entièrement offerte jeune fille avec laquelle il s’apprête à faire zimzim boumboum panpan dans ta culotte est sa fille… ouille !

On le trouve : raté !

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Duel sans merci (The Duel at Silver Creek)

Année : 1952

Durée : 77 min

Réalisateur : Don Siegel

Résumé en UNE phrase : le fils d’un chercheur d’or poursuit sans relâche les assassins de celui-ci

Ce qu’on en dit : au contraire d’Aldrich, je suis à chaque fois davantage surpris par toute l’habilité de traitement de Don Siegel (le mentor de Clint Eastwood), réalisateur capable de faire briller cette petite série B sans le sou et au scénar simplissime. On a du rythme, de l’action, des méchants hauts en couleur (voir la coiffe et le style genre Rebel without a Cause du méchant nommé Johnny Sombrero), une femme fatale tout ce qu’il y a de plus salope, et Don arrive même à développer des caractères psychologiques dans les 70 minutes qui lui sont imparties. Un petit joyau de série B malheureusement assez difficile à trouver en vidéo.

Acteurs : Audie Murphy, Faith Domergue, Stephen McNally

La scène qui tue : Audie Murphy qui poursuit ses assaillants à cheval avec un flingue dans chaque pogne

On le trouve : très bon

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Trois pour un massacre (Tepepa)

Année : 1969

Durée : 96 min

Réalisateur : Giulio Petroni

Résumé en UNE phrase : un révolutionnaire mexicain haut en couleurs est sauvé du peloton d’exécution par un british qui le considère responsable du suicide de sa sœur

Ce qu’on en dit : un western spaghetti semblable à mille autres avec l’inévitable Tomas Milian en mexicain pauvre bandit au grand cœur qui viole tout de même une bourgeoise blanche qui  a rien demandé mais hé, c’est la révolution, il a souffert et puis c’est juste une gonzesse, vous voyez quoi, ce genre de scènes ultra machistes qui ont tout de même assez mal vieilli et qui sont franchement choquantes, c’est beau les films d’hommes. Et puis on a un méchant joué par un grassouillet Orson Welles qui cherchait sûrement à financer son dernier film. Un beau foutoir italien avec deux trois bonnes scènes, assez proche d’Il était une fois la Révolution de Sergio Leone dans le traitement mais sans grande envergure et, je le répète, un mépris des femmes vachement gerbant.

Acteurs : Tomas Milian, Orson Welles, John Steiner

La scène qui tue : la confrontation Milian / Welles

On le trouve : boapf

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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