critiques express #19
Note de la rédaction :

Part 19 : special Horror Movies. Oui, Botzky adore les films d’horreur bien zarbis et bien sanglants et parfois bien cons, alors c’est reparti pour une nouvelle session dédiée à ce genre génial !

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Shock Waves (1977)

Genre : Horreur avec nazis

Durée : 85 min

Réalisateur : Ken Wiederhorn

Résumé en UNE phrase : Des vacanciers échouent sur une île dans les eaux de laquelle rôdent des zombies nazis aquatiques.

Ce qu’on en dit : L’idée était prometteuse, j’attendais une série B bien barrée avec de méchants nazis et plein de morts bien gore. Ben non. Il se passe rarement quelque chose avant les dix dernières minutes, les personnages prennent des décisions toutes plus cons les unes que les autres au frand dam de la logique, et les nazis presque toujours filmés sous l’eau sont loin d’être impressionnant. On emballe tout cela avec un Peter Cushing monolithique tellement maigre qu’on le croirait héroïnomane et une bande son minimaliste plus irritante que flippante, et on obtient un bon navet des familles même pas drôle.

Acteurs : Peter Cushing, John Carradine, Brooke Adams

La scène qui tue : Un des touristes plus con que con se jette dans une piscine pour échapper au nazis aquaphiles… ah forcément il ne fait pas long feu.

On le trouve : Super boaf

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The house of The Devil (2009)

Genre : Horreur vintage

Durée : 95 min

Réalisateur : Ti West

Résumé en UNE phrase : Une étudiante accepte un job de babysitting dans une maison inquiétante.

Ce qu’on en dit : Hommage appuyé aux slashers des années 80. Ti West reprend le même format cinématographique (16 mm), on se prend un petit coup de nostalgie avec l’actrice qui se déhanche au son d’un  baladeur d’époque. Sur le plan de l’horreur, le film se veut là aussi définitivement réac et prend le temps de nous mettre une ambiance, réservant le gore pour les scènes finales. Un bon film, un poil trop anecdotique pour remporter la palme.

Acteurs : Jocelin Donahue, Tom Noonan, Mary Woronov

La scène qui tue : Une tête qui explose en gros plan avec geyser d’hémoglobine

On le trouve : Très sympa

El Rey de la Montana

El Rey de la Montana (2007)

Genre : Thriller ibérique

Durée : 90 min

Réalisateur : Gonzalo López-Gallego

Résumé en UNE phrase : Un automobiliste se perd dans la campagne espagnole, se fait tirer dessus, et doit survivre dans ce milieu hostile.

Ce qu’on en dit : Un autre film espagnol qui ne tient debout que grâce à son twist « shocking ». Mais même la révélation finale ne sauve pas ce thriller qui commence très bien mais s’enlise très vite dans des lourdeurs scénaristiques et filmiques générant un bâillement parfumé d’indifférence passée la première demi-heure.  Sur le même thème, je vous conseille Eden Lake (2008) qui est beaucoup mieux fait et bien plus effrayant. Presque trop.

Acteurs : Leonardo Sbaraglia, María Valverde, Thomas Riordan

La scène qui tue : La scène de baise spontanée entre deux inconnus dans une station service.

On le trouve : Loupé

The Mist

The Mist (2007)

Genre : Horreur dépressif

Durée : 126 min

Réalisateur : Frank Darabont

Résumé en UNE phrase : Un mystérieux brouillard s’abat sur une petite ville américaine

Ce qu’on en dit : Darabont est surtout célèbre pour Les Evadés, le film le plus populaire d’IMDB. Avec The Mist, il a décidé de faire un film noir, sans espoir, qui remet en question le terme d’humanité (du coup plus petit budget produit par les frères Weinstein). Il coince donc une cinquantaine de personnes  dans un supermarché avec un brouillard rempli de monstres tueurs tout autour. Très vite, de petits groupes se forment entre races, religions, croyances, logiques et les mauvais penchants de l’être humain ressortent. Très pessimiste mais un peu trop manichéen (n’oublions pas que le scénar est signé Stephen King qui fait rarement dans la nuance).

Acteurs : Thomas Jane, Marcia Gay Harden, Laurie Holden

La scène qui tue : L’illuminée de service qui prend trop la Bible au pied de la lettre et veut sacrifier un enfant.

On le trouve : Not bad

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30 days of Night (2007)

Genre : Vampires reloaded

Durée : 113 min

Réalisateur : David Slade

Résumé en UNE phrase : Une petite ville d’Alaska est plongée dans la nuit pendant trente jours, des vampires en profitent pour sucer (le sang) de tout le monde.

Ce qu’on en dit : Le genre vampires, c’est comme le genre zombie, on croit qu’on a tout fait, mais on y revient constamment en trouvant de nouveaux twists. Le réalisateur essaie de faire ce que Danny Boyle avait fait pour le genre zombie avec 28 Days Later (2002). Vampires plus speeds et plus flippant. Postulat de départ accrocheur mais ce film comme le décor de neige où il est filmé s’enlise, hiverne, et finit sur un climax tout riquiqui. Dommage.

Acteurs : Josh Hartnett, Melissa George, Danny Huston

La scène qui tue : Le vampire jeté dans le gros broyeur à ordures municipal.

On le trouve : Un peu vain

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The Tunnel (2011)

Genre : Found footage horreur

Durée : 90 min

Réalisateur : Carlo Ledesma

Résumé en UNE phrase : Une équipe de reportage se rend dans les tunnels de Sydney.

Ce qu’on en dit : Found footage australien qui n’apporte pas grand-chose au genre et manque de peps. Peu de gore, peu de peur, peu de mal. Un film entièrement réalisé grâce au crown funding, et c’est là sa seule spécificité. Perte de temps.

Acteurs : Bel Deliá, Andy Rodoreda, Steve Davis

La scène qui tue : J’en vois pas…

On le trouve : Nul

EXCISION

Excision (2012)

Genre : Horreur menstruel

Durée : 81 min

Réalisateur : Richard Bates Jr.

Résumé en UNE phrase : Une ado perturbée fait des rêves vachement bizarres et sanglants.

Ce qu’on en dit : Ce film sur le malaise d’une adolescente incomprise rappelle fortement May (2002) (voir ma toute première série de critiques express) un autre horreur indé du même genre. L’actrice principale est étonnante et l’on a droit à des caméos de John Waters et Malcolm Mc Dowell, plus l’ex actrice de porno mineure Traci Lords dans le rôle de la maman. Et elle joue bien. Le gore est surtout onirique mais très visuel et illustre la manière dont l’adolescente perd peu à peu contact avec la réalité.

Acteurs : AnnaLynne McCord, Roger Bart, Ariel Winter

La scène qui tue : L’accouchement du fœtus et sa mise en four rappellera Eraserhead, mais en technicolor.

On le trouve : Efficace

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Der Samurai (2014)

Genre : Horreur germanique

Durée : 79 min

Réalisateur : Till Kleinert

Résumé en UNE phrase : Dans une petite bourgade, un petit flic timide joue le jeu du chat et de la souris avec un mystérieux vagabond vêtu d’une robe blanche et armé d’un sabre.

Ce qu’on en dit : Oui vous avez bien lu… Ouh le morceau ! Avantage : c’est court et bien filmé. En revanche, cette Bride à la Kill Bill qui zigouille à tout va dans un petit patelin allemand s’embrouille très très vite puis devient apparemment un symbole de la découverte d’identité de l’acteur principal, oui il est gay et il assume, en tout cas c’est ce que semble signifier la scène où l’on a un fight original : sabre de samurai contre énorme pénis en érection… point très subtil, et pourtant, cette petite prod indé a su  apparemment trouver son public puisqu’il a tourné dans les festivals et reçu moult nominations.

Acteurs : Michel Diercks, Pit Bukowski, Uwe Preuss

La scène qui tue : La scène citée plus haut

On le trouve : Curieux

The Voices

The Voices (2014)

Genre : Horreur pathologique

Durée : 90 min

Réalisateur : Marjane Satrapi

Résumé en UNE phrase : Un schizophrène réhabilité commence à dialoguer avec son chat et son chien après avoir oublié de prendre ses petites pilules.

Ce qu’on en dit : Marjane Satrapi, auteur de la BD et du film d’animation à succès Persepolis sur son enfance iranienne, prend un virage à 90 degrés pour réaliser un film d’horreur américain. On appréciera particulièrement la photographie léchée, l’emploi d’une gamme chromatique en contrastes, (flashi quand on voit le monde depuis le point de vue du psychopathe, très sombre quand on adopte le point de vue de la sordide réalité), et l’humour ambiant assez grinçant qui nous ferait presque apprécier le tueur malgré ses horribles meurtres. Mais Satrapi peine à trouver l’équilibre entre profil psychologique, étude sociale et thriller sanglant, et ce manque de cohésion scénaristique en fait un film inabouti.

Acteurs : Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick

La scène qui tue : La petite collection de Tupperware rempli de morceaux humains de Ryan Reynolds.

On le trouve : Pas mal

We are still Here

We are still Here (2015)

Genre : Horreur possession

Durée : 84 min

Réalisateur : Ted Geoghegan

Résumé en UNE phrase : Un couple qui vient de subir une terrible perte emménage dans une maison isolée en Nouvelle-Angleterre.

Ce qu’on en dit : Très proche de The House of the Devil, un film hommage aux films d’horreur eighties qui reprend les thèmes d’Amityville (1979) et L’Au-delà (1981), le chef d’œuvre de Fulci. Acteurs et  décors ont cette petite touche vintage sympa, on a droit a de belles morts bien gore, encore une fois rien de nouveau mais un chouette dépoussiérage très agréable à regarder.

Acteurs : Barbara Crampton, Andrew Sensenig, Lisa Marie

La scène qui tue : La mère, Barbara Crampton, plante trois couteaux de cuisine dans la carotide de son agresseur.

On le trouve : Très intéressant

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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