critiques express 18-the producers
Note de la rédaction :

18ème épisode des Critiques Express de Botzky, notre cinéphage fou. Au programme : 1 chef-d’oeuvre et quelques films à (re)découvrir. Session #18, c’est parti !

Man with the Gun

L’Homme au fusil (1955)

Genre : western bêta

Durée : 83 min

Réalisateur : Richard Wilson

Résumé en UNE phrase : un cowboy justicier est engagé par une petite ville pour rétablir l’ordre

Ce qu’on en dit : une mini production avec un jeune Robert Mitchum qui n’a rien pour elle. Les qualités de production sont bien pauvre, l’histoire ne parvient pas à accrocher, on a juste envie que tous ces gens se flinguent bien vite pour passer à autre chose. Pas du tout nécessaire, et uniquement pour fans de Robert Mitchum (dont je suis) et pour admirer la beauté d’Angie Dickinson qui y joue un petit rôle.

Acteurs : Robert Mitchum, Jan Sterling, Karen Sharpe

La scène qui tue : Bob met le feu au saloon. Yeah.

On le trouve : nul

El_Cuerpo

El cuerpo (2012)

Genre : thriller twistique

Durée : 108 min

Réalisateur : Oriol Paulo

Résumé en UNE phrase : le cadavre d’une femme dans une morgue soulève beaucoup de questions.

Ce qu’on en dit : cette production ibérique à la Hitchcock avec twist final pan dans notre gueule bénéficie de bons numéros d’acteurs, d’une solide mise en scène avec de bons plans. Mais, et il y a un gros mais : c’est trop classique et les personnages sont trop unilatéraux et froids pour nous toucher. Au final, on visionne un petit exercice de style sans enjeux qui ne fait ni du mal ni du bien. A voir pour voir mais pas du tout indispensable.

Acteurs : José Coronado, Hugo Silva, Belén Rueda

La scène qui tue : le portable qui sonne dans le sac mortuaire

On le trouve : pas terrible

Twist again à Moscou (1986)

Twist again à Moscou (1986)

Genre : comédie française eighties

Durée : 89 min

Réalisateur : Jean-Marie Poiré

Résumé en UNE phrase : les aventures d’une famille d’origine juive en URSS

Ce qu’on en dit : encore une comédie qui a mal supporté l’outrage du temps. Malgré les deux monstres que sont Philippe Noiret et Bertrand Blier, les gags ricochent trop peu, et Clavier le mégalo est déjà agaçant. La petite équipe du Splendid est réduite au minimum. Lamotte tire son épingle du jeu en méchant petit fonctionnaire communiste mais l’ensemble est paresseux, franchouillard, pataud.

Acteurs : Philippe Noiret, Christian Clavier, Martin Lamotte

La scène qui tue : la scène du sauna avec Blier et Noiret pour voir le talent de deux grands acteurs.

On le trouve : boaf

Trop belle pour toi

Trop belle pour toi (1989)

Genre : drame schubertien

Durée : 91 min

Réalisateur : Bertrand Blier

Résumé en UNE phrase : un entrepreneur marié à une très belle femme commence une liaison avec une moche.

Ce qu’on en dit : Blier est en pleine forme pour ce film à la narration éclatée, à la caméra virevoltante baignée dans les mélodies de Schubert. Les acteurs ne dialoguent pas les uns avec les autres, ils expriment leur pensée, leurs doutes, leurs peurs, leurs passions. Plusieurs scènes rappelleront sans trop de mal Le charme discret de la bourgeoisie de Buñuel, mais on est surtout là pour parler d’amour et de musique et comment les deux peuvent faire souffrir. Depardieu, perdu entre ces deux femmes, est époustouflant.

Acteurs : Gérard Depardieu, Josiane Balasko, Carole Bouquet

La scène qui tue : naturellement la scène finale où Depardieu revient vers la caméra, nous regarde et nous hurle : y m’fait chier, votre Schubert, vous comprenez, y m’fait chier ! A voir absolument !

On le trouve : superbe

Way of a Gaucho (1952)

Le Gaucho (1952)

Genre : western dans la pampa argentine

Durée : 93 min

Réalisateur : Jacques Tourneur

Résumé en UNE phrase : un gaucho tue un homme pour laver son honneur et devient le symbole de la lutte contre l’injustice.

Ce qu’on en dit : en forme de passion du christ, ce western ne doit son originalité qu’à sa location géographique puisqu’il se situe en Argentine. Pour le reste, on est loin des autres chefs d’œuvre de Tourneur tel que Cat People (1942) ou Out of the Past (1947). Quelques scènes hautement symboliques sont très bien foutues, mais le reste est trop poussif. A noter la présence de la superbe Gene Tierney.

Acteurs : Rory Calhoun, Gene Tierney, Richard Boone

La scène qui tue : Rory Calhoun filmé en contre-champ qui regarde Gene Tierney dormir

On le trouve : boaf

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Et le vent apporta la violence (1970)

Genre : spaghetti funèbre

Durée : 93 min

Réalisateur : Antonio Margheriti

Résumé en UNE phrase : un prisonnier condamné à tort revient dans sa ville pour se venger à coups de fusil.

Ce qu’on en dit : un western italien qui tente de faire le pont avec le film à ambiance gothique. La ville de western typique subit un brush européen avec ses tunnels secrets, ses jeux de miroirs et la tempête qui gronde comme le vengeur qui n’est autre que Klaus Kinski à contre emploi dans un rôle de gentil. Quelques morts sympas mais rien de bien original dans cette série B trop clichée pour être bandante. A noter la scène des miroirs qui rappelle celle de the Lady From Shanghai d’Orson Welles quelques trente ans plus tôt.

Acteurs : Klaus Kinski, Peter Carsten, Marcella Michelangeli

La scène qui tue : Kinski bagnard éclate un serpent à coups de pelle

On le trouve : boafi

Marty (1955)

Marty (1955)

Genre : comédie romantique

Durée : 90 min

Réalisateur : Delbert Mann

Résumé en UNE phrase : un boucher pas très beau et désillusionné voudrait bien se marier.

Ce qu’on en dit : dans la série les films qui ont mal vieilli, voici Marty, une comédie dramatique située dans la communauté italo-américaine du Bronx avec un Ernest Borgnine en boucher au physique disgracieux qui cherche le grand amour. D’accord cette fable gentillette sur la tolérance est assez touchante et Borgnine réalise une belle performance. Cependant, le développement du caractère féminin  objet de son désir est complètement absent, on en fait une potiche soumise et sans personnalité qui n’a comme unique but que d’aimer Marty. La mère de Marty, pareil, le gros cliché de la mama italiana over-protectrice et jalouse de sa bru. Ben voyons. Donc, ce film a remporté l’Oscar et la Palme d’or, signe d’une époque était bien machiste et patriarcale.  Enervant.

Acteurs : Ernest Borgnine, Betsy Blair, Esther Minciotti

La scène qui tue : Marty expliquant à sa mama qu’il ne trouvera jamais chaussure à son pied

On le trouve : boaf

The Producers (1967)

Les Producteurs (1967)

Genre : comédie hitlérique

Durée : 88 min

Réalisateur : Mel Brooks

Résumé en UNE phrase : un producteur bourré de dettes monte l’arnaque ultime en produisant une pièce de théâtre assurée de faire un bide.

Ce qu’on en dit : Springtime for Hitler! J’avais déjà vu cette comédie de Mel Brooks il y a une quinzaine d’années sur Arte et j’étais complètement passé à côté, lui préférant Spaceballs, sa parodie de Star Wars. Reuseument, je me la suis refaite et l’ai vue sous un nouveau jour ! C’est Hilarant ! Le sujet est génial, monter une comédie sur Broadway avec le nazisme pour thème, jugez plutôt. Un trio d’acteurs au top, un montage parfait, dur à croire que Mel Brooks n’avait encore aucune expérience derrière la caméra.

Acteurs : Zero Mostel, Gene Wilder, Dick Shawn

La scène qui tue : le casting pour trouver le bon Hitler, avec la chanson hippie-protestataire à la clé. Anthologie !

On le trouve : génial

EN bonus : la scène d’ouverture de la pièce sur Broadway sur les paroles : « Springtime for Hitler and Germany, Deutschland is happy and gay, We’re marching to a faster pace ». Matez la gueule du public dont l’incrédulité va s’élargissant !

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La Dame de Shanghai (1947)

Genre : film noir

Durée : 87 min

Réalisateur : Orson Welles

Résumé en UNE phrase : un irlandais se fait embaucher comme marin sur le yacht d’un richissime avocat handicapé marié à une (trop) belle femme.

Ce qu’on en dit : dans la série « les films maudits d’Orson Welles », voici The Lady from Shanghai, que Welles a accepté de tourner pour pouvoir financer une pièce de théâtre. Une fois de plus, des clashs dantesques ont eu lieu avec la production, et Orson Welles s’est vu imposer des scènes de close-ups sur Rita Hayworth, une scène de chant avec cette dernière, puis le film a été charcuté au montage, ce qui fait que la toile d’intrigues complexes est presque incompréhensible. Et pourtant, la magie de Welles opère. Cadrages bizarres, performances qui préfigurent le cinéma d’improvisation, le maître malgré toutes ces embûches nous offre un film noir largement au-dessus du lot et réalise en plus une superbe performance d’acteur. Un très grand film noir avec un final désormais culte et souvent copié.

Acteurs : Rita Hayworth, Orson Welles, Everett Sloane

La scène qui tue : la scène dans le parc d’attraction avec décors genre expressionisme allemand

On le trouve : excellent

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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