Note de la rédaction :

Pour le 13ème épisode des Critiques Express, Botzky, notre cinéphage fou, a décidé de faire dans l’éclectique une fois de plus : du cinéma de genre des 70’s à la série B récente en passant par quelques classiques… Session #13 : c’est parti !

La campana del infierno

La campana del infierno aka Bell from Hell  (1973)

Genre :  Horreur ibérique vintage 70’s

Durée : 93 min

Réalisateur : Claudio Guerín

Résumé en UNE phrase :  un jeune homme sort d’un hôpital psychiatrique et cherche à prendre sa revanche sur les membres de sa famille qui l’ont fait interner

Ce qu’on en dit : petit film fantastique dans tous les sens du terme. Un côté art house, des lourdeurs sympathiques, un héros énigmatique et une belle bande de salopards. Pas de happy end ni de personnages vraiment sympathiques, une ambiance mystérieuse et onirique avec des paysages de campagnes toujours plongés dans la brume. Un petit peu de sexe et de gore et pour bien faire de ce film un film maudit, le réalisateur qui se tue en tournant la dernière scène (le montage fut finalisé par son assistant). Curieuse petite trouvaille très réjouissante.

Acteurs : Renaud Verley, Viveca Lindfors, Alfredo Mayo

La scène qui tue : le dépeçage des vaches dans l’abattoir vous fera sérieusement penser à devenir végétarien

On le trouve : très bon

The Yakuza (1974)

Genre : polar japonophile

Durée : 112 min

Réalisateur :  Sidney Pollack

Résumé en UNE phrase : pour aider un vieux pote, Harry Kilmer retourne au Japon après une longue absence et doit affronter son passé

Ce qu’on en dit : sur un scénar de Paul Schrader (Taxi Driver, Raging Bull, the Affliction), un polar américain qui tente de s’immerger dans le monde des Yakuzas et de comprendre toutes les subtilités de leur code d’honneur. L’idée est bonne mais la réalisation endormie. Pollack nous refait le coup d’Absence of Malice : c’est tartant et les acteurs n’en ont rien à branler, Mitchum en tête. Grosse déception : le genre de film que l’on veut aimer mais qu’on peut pas.

Acteurs : Robert Mitchum, Ken Takakura, Brian Keith

La scène qui tue : le showdown final, Mitchum armé d’un fusil et Ken Takakura au sabre contre une vingtaine de Yakuzas

On le trouve : boafiboaf

Turkey Shoot aka Blood Camp Thatcher aka Escape 2000 (1982)

Genre : ozploitation à la Running Man

Durée : 80 min

Réalisateur : Brian Trenchard-Smith

Résumé en UNE phrase : dans une société utopique à la 1984, la jeunesse rebelle est envoyé dans un sévère camp de redressement où sont organisées des chasses à l’homme

Ce qu’on en dit : en voilà un bon film d’ozploitation ! On retrouve avec plaisir le petit foufou de The Stunt Man*, Steve Railsback, acteur méthodique tombé achement dans l’oubli. Sinon le film se fait plaisir, les méchants geôliers sont vraiment sadiques, aussi est-on heureux quand ils commencent à se faire buter. Parmi eux se trouve le physiquement impressionnant Roger Ward qui joue un coéquipier de Mel Gibson dans le premier Mad Max. Le film est violent, sans illusion sur notre future, et fait un bras d’honneur anarchiste violemment naïf à l’establishment.  Pour se faire plaisir !

Acteurs : Steve Railsback, Olivia Hussey, Michael Craig

La scène qui tue : le méchant tortionnaire qui se fait couper la main par un bon coup de machette.

*A propos, matez Stunt Man (1980), ce film inclassable avec également Peter O’Toole et faites-moi savoir ce que vous en pensez. Il me trotte dans la tête, je le trouve hypnotique et suffisamment original et décalé pour être génial mais je suis incapable de dire pourquoi. Il a un de ces  « je ne sais quoi »…

Antigang (2015)

Genre : polar moderne « à la française »

Durée : 92 min

Réalisateur : Benjamin Rocher

Résumé en UNE phrase : une division spéciale de flics de choc est menacé de disparaitre á cause de ses méthodes très spéciales.

Ce qu’on en dit : Jean Reno qui a un joli petit bedon de sexagénaire est tout mimi avec sa barbichette mais vraiment plus du tout crédible en revanche en gros dur rebelle. Léon et Ronin, c’était il y a bien longtemps, et Papy Jeannot, même si on l’aime en destroyer, ne devrait plus faire ce genre de films, c’est mauvais pour sa santé. Et ridicule, à l’image de ce film qui n’a absolument aucune originalité, c’est en gros un pot-pourri de scénars archivus, la nouvelle génération d’acteurs présents est  super tête à claque, les scènes d’action sont à peu près passable, mais pareil, pompées sur Heat, TheTown, Transporter et autres. Ne perdez pas de temps avec ce navet franchouillard. Je l’ai vu pour vous et m’en repends !

Acteurs : Jean Reno, Alban Lenoir, Caterina Murino

La scène qui tue : après que sa collègue et amante s’est fait buter, Jean Reno est triste, il a les yeux de chien battu larmoyant, et c’est là qu’on voit comment ce mec c’est un putain d’acteur pour faire vibrer un film aussi plat qu’un encéphalogramme de partisan du Front National.

On le trouve : pas mal à chier tout de même, merci

The new Centurions (1972)

Genre : cops movie

Durée : 103 min

Réalisateur : Richard Fleischer

Résumé en UNE phrase : un jeune flic idéaliste fait équipe avec un vieux baroudeur dans le L.A des seventies

Ce qu’on en dit : j’adore ces films des seventies un peu désuet et pleins de surprises. La performance de Georges C. Scott, le côté reportage, le drame permanent,  le très bon Stacy Keach, qui brillait aussi dans l’hénaurme Fat City et puis… et puis il a fait Mike Hammer, le pauvre. D’après un roman autobiographique d’un flic ricain, le film se veut aussi réaliste que possible, ne s’encombre pas de glamour. C’est même parfois assez déprimant, surtout vers la fin. Il manque un paquet de trucs pour en faire un grand classique, mais il est très réjouissant. Richard Fleischer, le réalisateur, est un vieux baroudeur compétent qui connait ses classiques. A tenter sans dentier !

Acteurs : George C. Scott, Stacy Keach, Jane Alexander et la présence d’Erik Estrada ! (Ponch dans la série Chips)

La scène qui tue : le très drôle ramassage de prostituées

On le trouve : bien bon

In the mouth of madness (1994)

Genre : horreur parano

Durée : 95 min

Réalisateur : John Carpenter

Résumé en UNE phrase : un enquêteur en assurances se lance sur les traces d’un écrivain dont les livres rendent les gens un peu zinzin

Ce qu’on en dit : le dernier grand Carpenter (il tournera encore la suite de New York 1997, L.A 2013, gentil nanar plein de bonnes intentions mais fatigué et l’inégal mais jouissif Vampires, puis… plus grand-chose). Un scénar digne d’un Stephen King, un Sam Neill en grande forme, des supers scènes de belle horreur bien exécutées, ah il nous manque un descendant digne de Carpenter dans le paysage cinématographique actuel, c’est moi qui vous le dis.

Acteurs : Sam Neill, Jürgen Prochnow, Julie Carmen

La scène qui tue : Sam Neill sur son petit matelas dans la chambre d’Hôpital qui a dessiné des croix partout partout

On le trouve : très bon

King of comedy (1982)

Genre : critique au vitriol

Durée : 109 min

Réalisateur : Martin Scorsese

Résumé en UNE phrase : un comique en herbe est prêt à tout pour percer dans le monde du show-biz

Ce qu’on en dit : vous n’oublierez jamais ce nom, Rupert Pupkin ! une comédie ? Pas vraiment, un film d’un cynisme presque insupportable qui a eu du mal à trouver son public à l’époque, a divisé la critique. Et a littéralement épuisé Scorsese et De Niro, qui n’ont plus retourné ensemble pendant huit ans. La performance de De Niro est à ce titre, l’une des plus exceptionnelles de sa carrière. Il joue son rôle de loser ambitieux avec une justesse rare, atteint un équilibre instable tel un funambule sur le fil du rasoir. On le regarde évoluer avec un malaise constant. Le visionnage est extrêmement exigeant, j’avoue que ce n’est que la seconde fois que j’ai véritablement comprendre et kiffer ce film extra dense et ultra pessimiste. Sa critique de la société de l’image et de la médiocrité portée aux nues n’est que trop actuelle. A voir urgemment !

Acteurs : Robert de Niro, Jerry Lewis, Sandre Bernhard (également superbe)

La scène qui tue : l’affreux sketch de De Niro, voire toutes ses scènes !

On le trouve : superbe

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Unlawful entry (1992)

Genre : thriller à domicile

Durée : 117 min

Réalisateur : Jonathan Kaplan

Résumé en UNE phrase : un flic encombrant s’incruste dans la vie privée d’un couple victime d’un cambriolage

Ce qu’on en dit : rien de nouveau sous le soleil dans ce thriller ultra années 90 (la preuve, y’a Madeleine Stowe, qu’on a plus jamais revu après L’armée des douze singes !) mais une direction économe de scènes superflues et des bons acteurs qu’on aime emballent un polar qui se laisse regarder paisiblement.

Acteurs : Kurt Russell, Madelein Stowe, Ray Liotta

La scène qui tue : Ray Liotta qui montre son visage de psychopathe, ah ca lui allait bien avant qu’il passe au régime coke-spaghetti !

On le trouve : correc’, mec

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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