A-Touch-of-Sin-2013
Note de la rédaction :

Voici la première fournée de Critiques Express, la nouvelle rubrique de Botzky, notre cinéphage fou. Le concept ? Suivez la semaine ciné du plus gros dévoreur de films de DocCiné. À coup de cinéma de genre, de grands classiques ou de films oubliés, mesurez-vous à la passion dévorante de Botzky et, pourquoi pas, essayez de le suivre. En serez-vous capables ? 😉 Session #1 : ici !

Critiques Express du 7 au 16 Septembre

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La tête d’un Homme  (1933)

Genre :  Maigret Old School

Durée : 90 min

Réalisateur : Jean Duvivier

Résumé en UNE ligne : un parisien sans scrupules commandite l’assassinat de sa richissime tante.

Bonne intro à l’univers de Julien Duvivier, réalisateur du niveau de Renoir ou Clouzot mais qui a été un peu oublié et c’est fort dommage. Virtuose de la caméra, mélange expressionisme allemand et audaces brûlantes de mordernité. Performance remarquable de Valéry Inkijnoff (l’énigmatique Mr. Goh des Tribulations d’un chinois en Chine) et un Maigret honnête, mais moins convaincant que Gabin.

Acteurs  principaux : Harry Baur (le Maigret bof), Valéry Inkijnoff (le méchant waow !)

La scène qui tue : le tête à tête « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » entre Maigret et l’assassin qui se prépare du café dans sa chambre de bonne.

On le trouve : trop bien.

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The Killer is loose  (1958)

Genre: Thriller speed

Durée: 73 min

Réalisateur: Budd Boetticher

Le résumé en UNE ligne : un condamné s’échappe et veut buter l’épouse du flic responsable de la mort de sa femme.

Un Boetticher moins connu que ses Westerns. Format court, trépidant, pas de temps mort. Boetticher est, comme toujours, fasciné par l’étude psychologique des caractères, on retrouve tout ce qui fait le sel des réalisations de ce cinéaste pas assez reconnu. Superbe scène finale à la Hitchkock où le tueur se déguise en femme.

Acteurs : Le magnifique mais un peu figé Joseph Cotten (The Magnificent Amberson, Stranger on a train), Wendell Corey qui nous offre une superbe performance.

La scène qui tue : le tueur déguisé en femme suit dans la rue la femme de Cotten sous les yeux de plusieurs policiers planqués et communiquant par talkie-walkie.

On le trouve : trop bien.

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The Searchers, 1956

Genre : Western classique

Durée : 119 min

Réalisateur : John Ford

Résumé en UNE ligne : un vétéran de la guerre de Sécession veut retrouver sa nièce kidnappée par les indiens

L’un des westerns les plus connus de John Ford, plan de départ et final culte et mille fois repris (cf.Inglorious Basterds), John Wayne en pleine forme avec sa réplique « That will be the day ». Maitrise indéniable, photographie impeccable, bonne étude psychologique ; perso pas super touché émotionnellement. C’est presque trop propre et on peut lui préférer certains westerns plus obscurs, moins maitrisés, mais c’est une belle leçon de cinéma.

Acteurs : John Wayne, Jeffrey Hunter, Ward Bond (un favori de Ford et grand pote de biture de John Wayne).

La scène qui tue : John Wayne a retrouvé sa nièce après des années de recherche et s’en va dans le soleil couchant. Lonesome cowboy…

On le trouve : Trop bien.

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Straight Outta Compton, 2015

Réalisateur: F Gary Gray

Genre : Biographie

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A Night in Old Mexico

A night in Old Mexico 2013

Réalisateur : Emilio Aragón

Genre: comédie dramatique qui sait pas où aller

Résumé en UNE ligne : un vieux cowboy décide d’aller s’éclater aux Mexique avec son petit-fils avant d’intégrer une maison de retraite.

Ce qu’on en dit : Emilio Aragón réalisateur espagnol tente une entrée timide à Hollywood avec ce drame qui ne sait pas sur quel pied danser, des acteurs pâlots à qui l’on a donné des profils psychologiques ultra cliché, à l’exception de Robert Duval qui, par contraste, en fait des tonnes, et on nous couronne le tout par une morale infantile et débile. Bref, une foirade complète, un désastre ultra chiant. On sauvera la photographie et les beaux décors mexicains.

Acteurs : Robert Duvall, Jeremy Irvine, la jolie colombienne Angie Cepeda

On le trouve : trop nul

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Hands of Steel (1986) aka Atomic Cyborg, titre original: Vendetta del Futuro

Genre : Fantastique, action, neurones en mode veille

Durée : 94 min

Réalisateur : Sergio Martino

Résumé : Dans un futur proche, un cyborg est programmé pour tuer un scientifique qui pourrait sauver l’humanité

Ce qu’on en dit : rip-off petit budget de Terminator, compensé par des idées foisonnantes, scènes de bras de fer qui n’ont rien à envier à Over the Top, scénario écrit par un gamin de trois ans, dialogues à hurler de rire, scènes futuristes ridicules, action non-stop, méchants super méchants, un régal, un guilty pleasure.

Acteurs : Daniel Greene (le méchant de Fous d’Irène) et le super baroudeur John Saxon (Opération Dragon, Une Nuit en Enfer) que l’on retrouve dans pas mal de nanars italiens des annés 80.

La scène qui tue : le bras de fer avec les crotales

On le trouve : bien

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A most violent Year (2014)

Genre: Drame business mafia

Durée : 125 min

Réalisateur: J.C Chandor

Résumé: voir critique de Doc Ciné

Ce qu’on en dit : superbe photographie et bonne performance d’Oscar Isaac. L’atmosphère des années 80 est bien rendue, le message du film est clair, il faut tôt ou tard se mouiller pour devenir un grand ponte du business le réalisateur filme avec virtuosité, mais le film est aussi froid que les paysages enneigés des banlieues industrielles qu’il présente. On a du mal à se sentir touché et on en sort assez déçu.

La scène qui tue : Oscar Isaac qui poursuit un voleur de camion dans New York

On le trouve : juste bien

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Troubled Water (2008) Titre original: DeUsynlige

Genre : Drame Psychologique catho

Résumé en UNE Ligne : un jeune homme libéré après un crime de jeunesse veut recommencer une nouvelle vie

Réalisateur : Erik Poppe

Ce qu’on en dit : rédemption, orgue, pardon, culpabilité, autant de thèmes cathos auxquels on n’échappe pas dans le film. Et pire, on nous le martèle sur la caboche jusqu’á plus soif. Oui, le héros est désolé pour son erreur de jeunesse, oui, les dommages collatéraux pour la famille de l’enfant mort sont énormes, oui, tout le monde souffre mais doit pardonner, oui, la prêtre est trop bonne. Le film est just too much, manque de finesse tout en pétant plus haut que son cul. C’est assez lourd à digérer, surtout pour un athée.

Acteurs : Pal Sverre Hagen fait une bonne perf, on dirait un membre du Groupe Oasis, Trine Dyrholm est jolie

La scène qui tue : quand le héros joue « like a bridge over trouble water » de Simon et Garfunkel à l’orgue dans l’église.

On le trouve : bof.

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A touch of Sin (2013) Titre original: Tian Zhu Ding

Genre: drame social tout rouge

Réalisateur: Zhangke Jia

Résumé en UNE ligne: Quatre histoires de survie du « petit peuple » chinois marquées par le rouge de la violence.

Ce qu’on en dit: à travers ces quatre histoires de violence dans la Chine quotidienne, le réalisateur s’interroge sur le malaise de la société chinoise moderne, et sur la difficulté de vivre dignement des petits maillons de l’économie… très fort,  très violent, acteurs et cinématographie impeccable, damnation rampante : Les personnages se trouvent forcés de se tourner vers le péché pour refuser le fatalisme de leur misérable condition. chef d’œuvre.

Acteurs: Wu Jiang, performance incroyable, superbe avec sa gabardine verte et son fusil et son air bonhomme, Baoqiang Wang, Tao Zhao.

Scène qui tue: la toute première scène du film, violente à souhait, puis tout le film.

On le trouve: fantastoche

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Apache (1954)

Genre: Western curieux

Réalisateur: Robert Aldrich

Résumé en UNE ligne: Massai, guerrier apache, veut juste cultiver tranquillement son champ de maïs

Ce qu’on en dit: Robert Aldrich est un de nos réalisateurs favoris, certes, mais il est pas toujours au top, comme ici. Lancaster, on l’aime, certes, mais en guerrier apache avec ses beaux yeux en technicolor, ca passe moyen… Un western honnête, court, à la morale gentillette, qui se laisse regarder et se laisse oublier assez vite. Petit plus: Charles Bronson pas encore connu en indien !

Acteurs: Burt Lancaster,  Jean Peters, John Dehner.

La scène qui tue: La fin, Burt Lancaster en Apache qui se se bat contre une dizaine de cowboys bien décidés à la faire la peau.

On le trouve: juste bien.

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Dark Blue (2002)

Genre: thriller

Réalisateur: Ron Shelton

Résumé en UNE ligne: un flic corrompu décide que trop, c’est trop, merde alors

Ce qu’on en dit: d’après une histoire de James Ellroy, Ron Shelton nous concocte un polar jamais ennuyeux ni prétentieux, classique et efficace on retrouverait presque les ambiances des années 80, mélange de Contre Enquête de Lumet et de To Live and die in L.A de Friedkin. Et puis y’a un casting excitant, Kurt Russel en tête !

Acteurs: Kurt « Snake Plissken » Russel, Ving « Marcellus Wallace » Rhames, l’Irlandais magnifique Brendan Gleeson

La scène qui tue: Kurt Russel ivre mort qui explique à sa femme avec un cynisme grandiose combien il est pourri jusqu’à la moelle.

On le trouve: bien

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The professionals (1966)

Genre: Western smiley

Réalisateur: Richard Brooks

Durée: 117 min

Résumé en UNE ligne: un riche industriel fait appel à une équipe de mercenaires pour récupérer sa femme kidnappée par un révolutionnaire mexicain.

Ce qu’on en dit: film au scénar annonciateur de The Wild Bunch, il n’en a pas encore le côté décadent / nihiliste. Un technicolor qui fait dans le classique avec au programme aventures, dynamite, soleil, tequila, mercenaires au grand cœur, casting de malade, couleurs chaudes, fusillades et amitié virile. Une valeur sûre pour nous, les hommes.

Acteurs: Burt Lancaster, Lee Marvin, Woody Strode, Jack Palance, Claudia Cardinale… quoi de mieux pour nous tenter?

La scène qui tue: Burt Lancaster et son sourire carnassier qui décide que la loyauté est plus importante que l’appât du gain et affronte Jack Palance dans un Canyon.

On le trouve: bien

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Primer (2004)

Genre: fantastique pour chiantifiques

Durée: 77 min

Réalisateur: Shane Carruth

Résumé en UNE ligne: deux mecs inventent une machine dont les effets dépassent leurs espérances

Ce qu’on en dit: dans ce premier film de Shane Carruth, on suit deux inventeurs qui passent leur temps dans un garage à thésorises sur les pouvoirs de ouf de leur machine. Si J’ai bien compris, elle leur permet de voyager dans le temps, mais seulement si j’ai bien compris, car je n’ai rien compris du tout à cet imbroglio intello, mal filmé et ai trouvé les 77 minutes interminables.

Acteurs: Shane Carruth, David Sullivan

La scène qui tue: mhhh…. Euh… pfff… nan, définitivement aucune.

On le trouve: trop nul

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Underworld USA (1961)

Genre: drame shakespearien

Réalisateur: Samuel Fuller

Durée: 99 min

Résumé en UNE ligne: un gangster jure de venger son père battu a mort par quatre mafieux

Ce qu’on en dit : un super polar écrit par Samuel Fuller lui-même, puissant, moderne, avec un héros qui a un plan machiavélique pour venger l’honneur de son père et qui sait que ce faisant, il condamne son propre avenir. Photographie noir et blanc époustouflante pour tragédie moderne. On sait que tout cela finira mal pour notre héros.

La scène qui tue:  l’assassinat du big Boss dans la piscine

On le trouve: trop bien

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Sorry Wrong Number (1948)

Genre : Film noir

Durée : 89 min

Réalisateur : Anatole Litvak

Résumé en UNE ligne : une femme surprend une conversation au téléphone où il est question de son propre meurtre

Ce qu’on en dit : inspiré d’un programme radio, ce film noir de chez noir sent le Hitchcock à plein nez. On abuse des flash backs (c’est la mode depuis Citizen Kane), on salue la grandiose performance de Barbara Stanwyck en riche héritière névrosée et d’un Burt Lancaster pas encore star en pantin damné.

La scène qui tue : Burt Lancaster apprend d’un médecin que sa femme n’est pas cardiaque, que c’est tout dans sa tête, gros plan sur sa rage intérieure, il serre les dents, quel beau plan !

On le trouve : bien

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Laid to rest (2009)

Genre : Horreur gore WTF

Durée : 90 min

Réalisateur : Robert Hall

Résumé en UNE Ligne : une meuf se réveille dans un cercueil et se fait harceler par un tueur masqué armé d’un grand couteau

Ce qu’on en dit : ouh la la… on assiste à une leçon de tout ce qu’il faut faire pour louper un film. Un désastre à tous les niveaux : acteurs nuls, scénario plus con tu meurs, dialogues stupides, qualité vidéo de mauvaise telenovela colombienne, chaque plan est foireux… le film en devient PRESQUE intéressant de mauvaisitude et on finit par le regarder jusqu’au bout pour voir s’il peut devenir encore pire… et il y arrive !

La scène qui tue : l’héroïne et deux protagonistes sont en voiture après avoir réussi à échapper au tueur  et, sans raison aucune, décident de FAIRE DEMI-TOUR !

On le trouve : trop nul

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May (2002)

Genre : horreur alternatif

Durée : 93 min

Réalisateur : Lucky Mc Kee

Résumé en une ligne : une jeune fille dont la meilleure amie est une poupée essaie de se faire des amis et de perdre sa virginité

Ce qu’on en dit : une délicieuse surprise. Petit film indépendant avec superbe bande son rock ( The Breeders, The Kelley Deels 600) sur une jeune adulte (superbe Angela Bettis) inadaptée socialement. On aborde les thèmes de la fin de l’adolescence, de la solitude, de la sexualité, du lesbianisme ET du cannibalisme ! Sanglant, malin, audacieux, pas cliché pour un sou, c’est frais, c’est ultra-recommandable.

Acteurs : Angela Bettis qui aurait mérité un Oscar, Jeremy Sisto qui ressemble à James Franco, Anna Faris en lesbienne sensuelle.

On le trouve : fantastoche

5 deadly venoms (1978) Titre Original : Wu Du

5 deadly venoms (1978) Titre Original : Wu Du

Genre : Kung-Fu venimeux

Durée : 97 min

Réalisateur : Chang Cheh

Résumé en UNE ligne : le jeune disciple d’un kung-fu master mourant doit retrouver cinq anciens élèves chacun détenteur d’un style de kung-fu unique et mortel.

Ce qu’on en dit : Chang Cheh, le réalisateur de kung-fu le plus gay de la planète, introduit pour la première fois ses futures stars, qu’on connaitra sous le sobriquet des deadly venoms en hommage à ce film légendaire. Action non-stop, scène de super kung-fu ultra longues et sophistiquées, des morts sanglantes, créatives et sadiques et de beaux guerriers plein de muscles et de sueur. Un must.

La scène qui tue : le héros le plus bodybuildé se fait capturer de manière déloyale et est soumis au supplice de la vierge de fer.

On le trouve : très bon

Note de la rédaction :
Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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