Robocop critique express
Note de la rédaction :

Vous n’aviez pas de nouvelles depuis plus d’un mois, vous vous inquiétiez ? Il ne fallait pas ! Botzky, le cinéphage fou, revient et il n’est pas content. Et, ô surprise ! C’est le 20ème épisode des critiques express ! Au programme, pas de bougies à souffler mais de l’action, des litres de sang, du subversif, de l’indé et de la comédie ! Critique express #20, c’est parti !

Confessions-of-murder-affiche

Confession of murder (2012)

Genre : thriller coréen

Durée : 119 min

Réalisateur : Byeong-Gil Jeong

Résumé en UNE phrase : une dizaine d’années après une série de meurtres non résolus, un jeune homme publie un best seller dans lequel il avoue en être l’auteur

Ce qu’on en dit : ouh qu’ils sont toujours malins les scénars de ces thrillers coréens avec leurs twists tordus et inattendus ! Là encore, même si le film n’est pas aussi maitrisé ou transcendant que The Chaser ou Oldboy et que l’action a tendance à prendre le pas sur le scénar, on a quand même droit à un bon divertissement bien sanglant et bien rythmé qui en remontre toujours aux grosses prods molassonnes hollywoodiennes. Pas indispensable, donc, mais efficace, avec des acteurs tous plus cools les uns que les autres, et des scènes d’action aux petits oignons.

Acteurs : Won-young Choi, Gwang Jang, Jae-yeong Jeong

La scène qui tue : la poursuite en bagnole over the top sur l’autoroute

On le trouve : bien sympa

magnum-force-v4

Magnum Force (1973)

Genre : action Clint

Durée : 124 min

Réalisateur : Ted Post

Résumé en UNE phrase : second épisode de l’inspecteur Harry qui revient pour affronter un groupuscule fasciste qui rend sa propre justice

Ce qu’on en dit : au niveau scénar (écrit par Michael Cimino !)  plus fort que le premier opus, même s’il en manque l’impact et le côté moralement ambigu. Taxé de fascisme, Dirty Harry combat cette fois-ci des collègues qui se débarrassent des truands sans passer par la case tribunal, histoire de montrer à ses détracteurs qu’il est pas aussi pourri qu’on voulait le présenter. On le fait aussi coucher avec une asiatique et on lui colle un collègue afro-américain. Ouf, la morale est sauve et Harry peut buter à tout va avec son énorme Colt et sans desserrer les dents, sauf pour lâcher des réplique cinglantes in your face. Eastwood installe son statut d’icône populaire dans les superbes décors de San Francisco sur fond de jazz. Waow. On t’aime, Clint. A noter : le méchant flic est joué par David Soul alias Hutch de la fameuse série avec son pote Starsky.

Acteurs : Clint Eastwood, Hal Holbrook, Mitchell Ryan

La scène qui tue : le prologue avec le dialogue culte « This is a 44. Magnum, the most powerful handgun in the world, and it could blow your head clean off. Do you feel lucky?” , et paf le canon du flingue tire sur le spectateur

On le trouve : génial

Hanzo the razor

Hanzo the razor : the snare (1973)

Genre :  euh… action / Samurai /porno / LSD

Durée : 89 min

Réalisateur : Yasuzô Masumura

Résumé en UNE phrase :  Hanzo le justicier revient en force pour démanteler un réseau de prostitution et de trafic d’argent avec ses méthodes très personnelles

Ce qu’on en dit : dans les années 70,  la réponse nippone bizarroide à la franchise Dirty Harry, c’est la trilogie Hanzo the Razor, avec  un samurai justicier qui fait respecter la loi et la morale à coup de sabre… et de bite (si, si, vous avez bien lu). Dans ce second opus, lors du générique d’intro, on a droit à un aperçu de son entrainement quotidien, qui culmine lorsqu’il durcit son sexe en lui donnant des coups de gourdin et en pénétrant un gros sac de riz… de la pure trash culture subversive à ne surtout pas prendre au premier degré, une espèce d’ovni que seul le cinéma nippon peut oser, film en costume avec bande son basse gratte seventies, le tout baignant dans un parfum de psychédélique. L’acteur principal, un grassouillet improbable qui passe son temps en pampers, est également l’acteur de la cultissime série Zatoichi,  le samurai aveugle, rôle qu’il joua dans 26 films (!!!) entre 1962 et 1989.

Acteurs : Shintarô Katsu, Keiko Aikawa, Kazuko Inano

La scène qui tue : Hanzo fait parler une coupable avec une méthode bien à lui : il la baise avec sa bite surentrainée et menace d’arrêter si elle ne lui dit pas la vérité…

On le trouve : énormissime

Robocop (1987)

Genre :  action fantastique

Durée : 102 min

Réalisateur : Paul Verhoeven

Résumé en UNE phrase : un homme cliniquement mort sert de cobaye pour un projet de flic nouvelle génération moitié humain, moitié robot

Ce qu’on en dit : à voir absolument dans sa version Uncut, ce film d’action saignant est un pur bonheur iconoclaste qui, avec les tout aussi géniaux Total Recall et  Starship Troopers, forment une magnifique trilogie sur les thèmes de la critique de l’establishment, les dangers de l’ordre fascisant, de l’hypocrisie morale et de la société de consommation. Verhoeven avait ce talent de pouvoir faire des films hollywoodiens à grand spectacle et gros budget dans lesquels il injectait une énorme dose de subversivité et de critique acide qui quasiment m’oblige à sortir la putain de phrase « ah on en fait plus des comme ça !! » du pur entertainment, donc tu te fais plaisir, mais antilobotomie, donc tu te sens pas trop con. Faut toujours prendre les films de Verhoeven au second voire troisième degré pour bien les saisir, ce qui a fini par lui nuire (voir le désastre Show Girls). Et le défilé des méchants Badass dans Robocop est un Best-of de tous les salopards du cinoche d’action des annés 80/90.

Acteurs : Peter Weller, Nancy Allen, Dan O’Herlihy

La scène qui tue : quand le futur Robocop se fait shooter par une bande de truands sans foi-ni loi. Cela dure environ deux minutes avec une centaine d’impacts à bout portant. Tellement exagéré et brutal que c’en est jouissif. On sent que sa vengeance sera terrible.

On le trouve : génial

Un_second_souffle

Un second souffle (1978)

Genre : drame

Durée : 95 min

Réalisateur : Gérad Blain

Résumé en UNE phrase : un quinquagénaire quitte sa famille pour quelques moments de folie avec une jeune fille

Ce qu’on en dit : À pas confondre avec Le deuxième Souffle de Melville, ce petit indé nouvelle vague (A bout de souffle / second souffle, hein) est anecdotique et justement marquant de par ce côté anecdotique. Beaucoup de bruit pour rien, finalement il ne va pas se passer grand-chose au cours de la parenthèse enchantée de ce quadra habité par le démon de midi. Tout finit comme cela commence, il n’aura pas appris grand-chose, sinon qu’il a fait un choix et accepté les conséquences. Le thème musical renforce l’aspect nostalgique, tout comme la photographie en tons délavés. Très triste, habité d’une profonde solitude. Par Gérard Blain, l’acteur qui incarna Le Beau Serge de Chabrol, l’un des films initiateurs de la nouvelle vague, non mais vous voyez comment tout s’emboîte parfaitement ?

Acteurs : Robert Stack alias Eliott Ness, qui nous fait son rôle en français sans doublage, Anicée Alvina, Sophie Desmarets

La scène qui tue : début et fin / boucle est bouclée

On le trouve : très bon

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Hail Caesar (2016)

Genre : comédie

Durée : 106 min

Réalisateur : Ethan Coen, Joel Coen

Résumé en UNE phrase : dans le Hollywood des années 50, Eddie Mannix règles les nombreux problèmes de ses stars

Ce qu’on en dit : assez déçu par le Dernier Coen, qui m’a fait penser un peu à Burn After Reading, on sourit mais on arrive pas vraiment à accrocher… très beau, belle mise en scène, excellents acteurs même si certains sont un peu trop cabotins à mon goût. C’est un hommage, mais sans vraiment de magie, pas comme dans The Hudsucker Proxy (1994) par exemple. Pas trop divertissant, pas assez surprenant, trop mou, sans envergure. On est loin de la dimension grecque de O’Brother. Il me semble que j’ai baillé à plusieurs reprises…

Acteurs : Josh Brolin, George Clooney, Alden Ehrenreich

La scène qui tue : Le Clooney chez les cocos. Le Clooney est toujours génial quand il s’autoparodie !

On le trouve : pas top

the laughing policeman 1973

The laughing Policeman (1973)

Genre : polar

Durée : 112 min

Réalisateur : Stuart Rosenberg

Résumé en UNE phrase : après un brutal massacre dans un bus, un policier de San-Francisco mène une enquête tortueuse et pleine de douloureuses surprises

Ce qu’on en dit : voilà un solide polar seventies avec le toujours recommandable Walter Matthau qui, avec sa carrure et son bon gros pif, il vous fait avaler n’importe quel rôle. Le drame prend le pas sur l’intrigue. Matthau découvre un collègue qu’il croyait connaitre, se distance de plus en plus de sa famille. Bruce Dern nous fait une performance incroyable, avec sa crinière de lion, son sourire vorace et ses mimiques. A rapprocher de The Pope of Greenwich Village un autre film de Rosenberg passé aux oubliettes (voir critiques express #10) : pas parfaits mais profonds, avec une superbe cinématographie et de grandes performances d’acteurs.

Acteurs : Walter Matthau, Bruce Dern, Louis Gossett Jr.

La scène qui tue : la scène d’ouverture dans le bus, massacre à la mitraillette on rentre rapidement dans le vif du sujet !

On le trouve : très bon

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Les Nerfs à vif (1962)

Genre : thriller

Durée : 105 min

Réalisateur :  J. Lee thompson

Résumé en UNE phrase : un avocat se fait harceler par l’homme qu’il a fait mettre en prison

Ce qu’on en dit : l’original, pas le remake de Scorsese avec De Niro. Alors gros débats de fans pour savoir lequel incarne le mieux Max Caddy entre De Niro et Mitchum. Bon, évidemment De Niro l’a fait à la sauce Actor Studio en en faisant des tonnes mais génialement, Mitchum l’a fait à la Mitchum donc génialement. Autant pas chercher et se faire plaisir. Le film est produit par Gregory Peck qui a apparemment passé un super mauvais tournage avec Mitchum. Tant mieux, comme cela on voit bien leur haine respective à l’écran, héhé. Le thème du film est signé Bernard Herrmann auteur entre autres du thème de Psychose, Vertigo et Taxi Driver , un super film noir après l’heure, l’un des meilleurs rôles de Mitchum avec La Nuit du Chasseur. Dès que sa carrure entre dans le champ de la caméra, on ressent une menace palpable.

Acteurs : Gregory Peck, Robert Mitchum, Polly Bergen

La scène qui tue : Mitchum torse nu et ruisselant face à Polly Bergen sur le bateau

On le trouve : très bon

daddys home

Very Bad Dads (2016)

Genre : co-mais-dis

Durée : 96 min

Réalisateur :

Résumé en UNE phrase : un beau-père timide et emprunté voit le fragile petit équilibre au sein de sa nouvelle famille menacé par le retour du vrai padre, un mec genre super cool.

Ce qu’on en dit : voilà plusieurs films où Will Ferrel n’a pas un rôle à sa hauteur. Le niveau baisse, la folie est absente, il suffit de comparer avec Blades of Glory ou Anchorman pour voir ce qui cloche dans ce véhicule. La recette s’épuise, devient conventionnelle, à l’exception de quelques niaises provocs qui ne font plus trop mouche. Malgré ses outrances, c’est de la comédie familiale de masse d’où l’acidité, la subversivité est absente. Il reste une méchanceté adulescente déliquescente à la Jackass qu’on nous assène à coups de pelle pendant plus d’une heure, et des rôles féminins exaspérants de minceur, genre les femmes sont là juste pour le bonheur de leur mec, enfin la misogynie réac sous-jacente fait un tantinet gerber. Dur avec tout cela de trouver le temps de rire un peu à notre bon Will. Paradoxalement, plus ses films sont bourrins et grossiers et plus ils sont fins, et vice et versa.

Acteurs : Will Ferrell, Mark Wahlberg, Linda Cardellini

La scène qui tue : les dialogues barrés entre Will Ferell et son boss, Thomas Haden Church, qui sous couvert de le conseiller finit toujours par lui dévoiler des détails sordides sur sa vie sexuelle

On le trouve : bien à chier

Botzky

About Botzky

Obsessionnel compulsif, polytoxicomane, polygame, polyglotte et professionnel de Pole-Dance, Botzky n’a pas une mais mille opinions selon le taux de salinité des saisons. Grâce à Doc Ciné, il peut enfin partager le point de vue schizophrène qu’il porte sur sa maîtresse préférée, Miss 7ème Art, et s’en pourlèche les babines avec un plaisir sanguin à rayures ingénues et perverse.

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