Note de la rédaction :

« Black Mirror » est une série d’anticipation basée sur l’utilisation, les méfaits et les dérives des nouvelles technologies. En 2016, la série compte 3 saisons et 13 épisodes. Gros plan.

« Black Mirror » est une série produite tout d’abord par Channel 4 (Royaume-Uni) dont les trois épisodes de la saison 1 sont diffusés en 2011. Bien qu’assez sombre et frontale par rapport aux dérives qu’elle dénonce, elle remporte un fort succès critique. Il faudra attendre 2 ans pour que la saison 2, qui compte également 3 épisodes, soit diffusée sur Super Chanel au Canada. En 2014 sort un unique épisode de « Noël », dans la tradition des séries britanniques. En France, France 4 diffuse la série en mai 2014, faisant de la France le seul pays francophone à diffuser la série.

C’est Netflix qui récupère la production de la saison 3, qui compte 6 épisodes. Byzance, comme on dit. Cependant, Netflix étant américain, la qualité de la série a légèrement baissé. Mais j’y reviens plus tard.

Pourquoi « Black Mirror » est une excellente série ?

Le concept de « Black Mirror » est particulièrement intéressant : la série n’est pas « feuilletonnante », ce qui veut dire qu’à chaque épisode, on retrouve de nouveaux personnages, de nouveaux lieux et de nouvelles intrigues.

Mais la qualité de la série réside dans son propos : l’utilisation des nouvelles technologies, et les dérives qui peuvent en découler. Le nom, « Black Mirror », est donc parfaitement adéquate dans la mesure où chaque sujet abordé par épisode fait écho à sa propre utilisation de la technologie.

Au niveau de l’écriture scénaristique, chaque épisode recèle toujours un twist que le téléspectacteur n’a pas vu venir. Et être surpris(e) de nos jours est un élément non négligeable.

Enfin, « Black Mirror » ne fait pas dans le bon sentiment. Les épisodes sont difficiles, la morale qui en découle nous saute souvent en pleine face, nous laissant un goût de culpabilité et d’urgence quant à notre propre utilisation de nos téléphones, ordinateurs, réseaux sociaux, etc…mais également nous tend un miroir de vérité face à notre condition d’humain, avec nos dérives, emphasées par la technologie. Elle ne devient plus une alliée, mais bien une ennemie combinée aux recoins les plus sombres de l’humanité.

Que vaut la saison 3 sauce USA ?

Bien que « Black Mirror » fait l’unanimité critique, la série peine régulièrement à être produite, de par son aspect frontale et la prise de risque financière qu’il implique. Après 2 saisons financées par le Royaume-Uni, qui reste le leader des séries TV qualitativement, c’est donc Netflix qui récupère la production. Netflix est une plate-forme américaine, et le côté américain se ressent fortement dans les 6 épisodes de cette dernière saison. Plus d’effets spéciaux, un casting plus prestigieux, une écriture légèrement différente que les précédentes saisons, et une légère édulcoration du propos. Cependant, Netflix a taché de garder un côté british sur quelques épisodes, et le propos de chaque épisode est tout de même aussi dérangeant que les précédentes saisons.

Le cru 2016 est donc excellent. Cette fois les réseaux sociaux Twitter et Instagram (enfin surtout l’utilisation qu’on en fait) en prennent pour leur grade. Seul Facebook reste bien à l’abri des foudres de « Black Mirror ». Chaque thématique est traité en profondeur, ce qui donne des épisodes hors format TV, allant de 57 à 89 minutes. En fin de compte, la récupération par Netflix peut être assez prometteuses, maintenant que la plate-forme a déjà prouvé qu’elle pouvait produire des contenus de qualité et originaux, car affranchis des standards télévisés.

Au départ prévue pour 12 épisodes, cette saison 3, qui restera à 6 épisodes, a le même défaut que les deux précédentes : celui de nous laisser sur notre faim car il n’y a pas assez d’épisodes ! Qualité scénaristique, réalisation impeccable, casting parfait et l’impression de nous mettre une bonne tarte au cerveau, « Black Mirror » est une des meilleures réussites humaines. Preuve qu’il reste un peu d’espoir.

Une série à découvrir au plus vite si ça n’est pas déjà fait…et si vous n’avez pas peur de vous regarder dans un miroir.

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Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

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