Bilan cinéma de l’année 2017 : bien mais pas top

By 31 décembre 2017 janvier 1st, 2018 Gros plan
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Note de la rédaction :

L’année cinéma 2017 s’est achevée comme elle avait commencé, par un déluge de films moyens et de comédie françaises gênantes trustant le box-office. Désespérant me direz-vous ? Oui. D’autant que l’expérience aidant, nous savons désormais que la croyance en de jours meilleurs n’a jamais fait de miracles. Et pourtant…

Bilan sur les critiques du webzine :

Nous sommes désormais 10 à écrire plus ou moins régulièrement sur le webzine : certains d’entre nous sont étudiants, d’autres sont expatriés dans des contrées étranges (l’Autriche) et d’autres comme votre serviteur travaillent à temps plein.

Pour ma part, je n’ai vu « que » 110 films en salle (sans compter les rétrospectives).

Autant je peux comprendre qu’il faille dans la mesure du possible voir TOUS les films qui nous semblent valoir la peine d’être vus en salle (c’est-à-dire les films qui nous parlent pour pleins de raisons) autant j’ai du mal à saisir ceux qui vont voir des films qu’ils savent médiocres et en sortent énervés.

Certains doivent voir les films pour des raisons professionnelles mais est-ce qu’on peut dire qu’un blogueur est un professionnel ?

Vous me direz, il ne faut pas avoir de préjugés et aller voir un film avant de dire qu’il est nul. Ok. Sauf que, je n’ai pas besoin d’aller voir A bras ouverts en salle pour savoir que c’est une merde. Et accessoirement, cela donne du grain à moudre aux producteurs fainéants qui ne regardent que les chiffres. Si un jour, on se décidait à boycotter ces films pourris, les choses changeraient peut-être.

Bien sûr, cette position ne tient pas vraiment la route à tous les coups et se pose la question à 100€ : qu’est-ce qu’un « film de merde » ? Difficile de répondre à cette question, car il y a beaucoup de réponses possibles : un film fait à la va-vite, sans passion ni volonté artistique, un film radin (le contraire de généreux), sans âme, avec des défauts techniques et de mise en scène évidents…

Sur le plan qualitatif :

2017 a été une petite année (comme 2016 et comme 2015), est-ce que c’est une tendance de fond ? Je commence à le craindre…

Les films de super-héros ne sont pas plus mauvais qu’à l’époque de Iron Man, mais ils sont entrés dans une phase qui ne leur permet plus de répondre aux canons de ce qui fait un bon film à mon goût : raconter une histoire cohérente du début à la fin. Il y a trop de personnages, trop de décors, pas assez d’enjeux (et pour cause : ils sont quasiment invincibles et leurs ennemis toujours déceptifs : seul DC parveant à se démarquer sur ce plan là) et sont coincés par leur ligne éditoriale (on peut s’attendre à une hécatombe dans Infinity War).

Le cinéma indépendant se porte bien : de très bons films sortent tous les ans aux US (It comes at night, Lost City of ZFree Fire) ou en Europe (Brimstone, Grave) mais soyons honnêtes : qui sont les réalisateurs ayant marqués la dernière décennie pour leurs innovations formelles comme ce fut le cas en leur temps avec Orson Welles, Stanley Kubrick ou les cinéastes de la Nouvelle Vague pour ne pas citer que des réalisateurs américains ? James Cameron (63 ans) avec Avatar, Peter Jackson (56 ans) avec Le Hobbit, Ang Lee (63 ans) avec son utilisation notamment de la HFR dans Billy Lynn, George Miller (72 ans) avec Fury Road : tous ont dépassé les 60 ans.

Qui d’autre est parvenu à sortir du lot en apportant quelque chose de frais en matière de découpage, de vision artistique et de mise en scène ? Ils sont finalement très peu : Jia Zhang-ke, Edgar Wright, Guillermo Del Toro, JA Bayona, Benneth Miller, Park Chan-wook, Bong Joon-ho, Apichatpong Weerasethakul, Brad Bird,… C’est à peu près tout (n’hésitez pas à m’aider en commentaire).

Bref, tout cela pour dire que nous ne vivons pas une période où la créativité est la priorité. Combien de temps cela va-t-il durer ? Difficile à dire, mais une chose est sûre, cela ne nous empêche pas de voir de très bons films tous les ans : Faute d’Amour est un bon exemple prouvant qu’il n’est pas nécessaire de révolutionner la forme pour faire de bons films.

2018 : une très grande année en perspective !

Cela nous amène tout naturellement à 2018. Va-t-on assister à une nouvelle année morose ? Hell no !

Déjà parce que des cinéastes majeurs sortent de nouveaux films :

  1. Ready Player One de Steven Spielberg
  2. La Forme de l’eau de Guillermo Del Toro (on triche un peu car on l’a déjà vu : critique ici)
  3. Ash is The Purest White de Jia Zhang-ke
  4. Les Indestructibles 2 de Brad Bird
  5. Sainte vierge de Paul Verhoeven
  6. The Irishman de Martin Scorsese (fin 2018 aux USA ?)
  7. Pentagone Papers de Steven Spielberg
  8. Jurassic World : Fallen Kingdom de JA Bayona
  9. The House That Jack Built de Lars Von Trier
  10. First Man de Damien Chazelle (octobre aux USA)
  11. L’île aux chiens de Wes Anderson
  12. Radegund de Terrence Malick (2018 aux USA)

Et parce que des projets intéressants seront à l’honneur :

  1. Predator de Shane Black
  2. Burning de Lee Chang dong (le réalisateur de Peppermint Candy et de Poetry)
  3. Au poste de Quentin Dupieux
  4. Psychokinesis de Yeon Sang-Ho (le réalisateur de Dernier train pour Busan)
  5. Black Panther de Ryan Coogler (le réalisateur de Creed)
  6.  Sunset de Laszlo Nemes (le réalisateur de Le Fils de Saul).
  7. Cro man de Nick Park
Noodles

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Fan de cinéma depuis longtemps, je partage mes opinions avec vous. N'hésitez pas à me donner votre avis sur mes critiques. Sur Twitter je suis Noodles, celui qui tombe systématiquement dans le piège des débats relous.

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