Note de la rédaction :

Note de la rédaction :

À la Poursuite de demain (Tomorrowland) est un film de Science-fiction des studios Disney…et un des plus gros bides de 2015. On vous explique pourquoi.

Le pitch

Casey, une ado plutôt fresh et sympa, n’en peut plus qu’on lui répète chaque jour que le monde court à sa perte. Un jour, elle trouve un pin’s plutôt design qui lui donne accès à une autre dimension et à la ville de Tomorrowland, sorte de terre promise des inventeurs, idéalistes et autres optimistes. Mais ce monde-là, tout comme le nôtre, est en danger d’extinction. A moins que Casey soit notre dernier espoir…

La critique

Tomorrowland est loin d’être un mauvais film. C’est plutôt un film bordélique avec une narration un peu bizarre. Bordel servi à grands renforts d’effets spéciaux d’ailleurs. Pour orchestrer tout ça, on retrouve le génial Brad Bird (Les Indestructibles, MI: Protocole Fantôme) qui y a mis de sa personne, notamment au scénario.

Tomorrowland essaie de faire passer un message primordial, vital, qui m’a particulièrement touché puisque c’est ma ligne de conduite dans la vie : en gros, que chacun a le pouvoir de changer le monde, et que la loi de l’attraction s’applique chaque jour. A savoir qu’à force d’être entouré(e) de négativité, nous attirons des sentiments négatifs, et que l’optimisme (caractère en voie de disparition) et une attitude positive attire le positif. Etre optimiste aujourd’hui relève du challenge, voire de la folie. Brad Bird tente désespérément de nous montrer le contraire, avec ce film un peu foldingue mais délicieusement sympathique.

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Pourquoi ça n’a pas marché

Début mars, c’est le poil tout relevé qu’on vous présenté la bande-annonce de Tomorrowland (ici). Le projet semblait fou, original et alléchant. De plus, les premières séances test étaient un vrai succès et on racontait off the record que Tomorrowland n’avait rien à voir avec ce que présentait les studios Disney habituellement. Pourtant, en mai, tous pays confondus, c’est la tôle, le gadin, le bide quoi. Alors on peut se demander comment des films comme Fast & Furious 7, par exemple, qui ne véhiculent pas forcément de message visant à changer le monde, peuvent être un véritable succès alors que des films comme Tomorrowland se vautre lamentablement la gueule alors qu’il n’y a rien de mauvais dans le film.

Le rythme. Comme vu plus haut, le film est bizarrement rythmé et mal équilibré, la faute à un scénario descriptif qui fleure bon le rêve de gamin (le syndrome « George Lucas« , ça s’appelle). Donc désolée, Brad, parfois il ne faut pas oublier que c’est avant tout le public qui regarde les films.

Le message. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le message « l’optimisme, c’est l’avenir » + le label Disney ne donne pas du tout un film gnangnan. Mais on ne peut pas utiliser cet argument pour expliquer l’échec du film en salles, puisque les bandes-annonces du film étaient faites de façon à ne pas vraiment pouvoir deviner le pitch. Ce qui est plutôt déroutant d’ailleurs : si on veut amener les gens dans les salles, il est primordial de leur faire savoir pourquoi ils vont payé 10 boules (parfois plus) sans non plus leur spoiler tout le film. Aussi, et à mon grand regret, l’optimisme, à son paroxysme quasi candide tel qu’il est représenté dans le film, n’attire pas les foules. Or, il est bon de rappeler au public (soit un paquet de personnes) qu’il tient le monde dans ses mains, et que voir le verre à moitié plein est déjà un bon début pour qu’il arrête de courir à sa perte.

La communication.  Ce qui est, pour moi, responsable de l’échec du film vient de la promotion qui en a été faite. Certes, le propos central du film est invendable en 2 minutes 30, puisque qu’il est déjà bizarrement traité en 2 heures 10. Ensuite, il a été vendu comme « une autre adaptation d’une attraction Disney en film, comme Pirates des Caraïbes ». Ce qui, pour nous français, est un peu abstrait puisque Tomorrowland n’existe que dans les parcs Disney américains. Ce qui en fait donc un film qui exclu tous les pays sauf les États-Unis. Pas top. Puis qui a envie de se retrouver avec un « Tomorrowland 5 : le secret du coffre futuriste » en cas de succès ? Pas moi en tout cas.

En mai, donc, on se retrouve donc avec un film au casting relativement bien : en tête d’affiche, George Clooney, Hugh Laurie et Britt Robertson, quasi inconnue. Film réalisé par un génie, Brad Bird, très connu aux USA mais plutôt connu en France sous le nom du « réalisateur de Mission Impossible », dont on ne sait absolument pas de quoi ça parle. Manque de pot, la France fait partie des tout premiers pays dans lesquels sort le film. Bide. Puis dans tout un tas d’autres pays (re-bide) avant de sortir deux jours plus tard aux États-Unis. Deux jours, c’est largement suffisant pour détruire la réputation d’un film… Pas assez bon pour être un chef-d’œuvre et pas assez mauvais pour être un vrai navet, Tomorrowland a du mal à trouver sa place et son étiquette dans les salles de cinéma, allant jusqu’à faire perdre plus de 140 millions de dollars à Disney. (Mais on va pas les plaindre pour autant).

Espérons que Tomorrowland est une deuxième vie en DVD, VOD, streaming et tout le bla bla, car même si il est très imparfait (à l’image des humains que nous sommes, hum hum), il a au moins l’atout de délivrer un message fort dans un écrin design, mi-geek, mi-rétro futuriste, un rêve de gosse que Brad Bird nous présente, en oubliant un peu parfois qu’on est pas dans sa tête. Mais un film qui a largement le droit à une seconde chance.

14
Note globale

Fiche technique :

Titre original : Tomorrowland
Réalisation : Brad Bird
Scénario : Brad Bird, Jeff Jensen, Damon Lindelof
Acteurs principaux : Brittany Robertson, George Clooney, Raffey Cassidy, Judy Greer, Hugh Laurie
Sociétés de production : Walt Disney Pictures
Pays d’origine : États-Unis
Genre : science-fiction
Durée : 130 minutes
Sortie : 20 mai 2015
Dory

About Dory

Passionnée de cinéma en général, et de cinéma anglophone en particulier, je fais mes premiers pas critiques sur mon tumblr Vacances de pauvres. Fan de Star wars, Marvel et autres blockbusters (mais pas que), j'ai rejoint l'équipe Doc Ciné pour vous faire partager mes envies et mes avis, tout simplement.

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